MES CHEKS PARENTS ET AMIS
Vous déposez mon corps dans la terre, Pour devenir en poussière, Tandis que mon âme est envolée, Dans la cité si désirée.
Pour rendre la gloire et l'honneur A mon précieux Sauveur, Qui maintenant est visible.
Et qui me donne des eaux vives.
Cherchez donc ce divin Sauveur, Avec zèle et avec ardeur, Afin de me rencontrer, Pour jamais ne noius séparer.
Bien vous soit.
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Le 23 Août.— La chère défunte écrivit cette lettre d'exhortation à ces proches parents^ désirant qu'elle fat ajoutée à la fin de son journal : —
" Tandis que j'en ai la force, j'ai eu le désir d'écrire quelques mots d'encouragement et d'instruction pour la famille que je laisserai après moi, pour, quand je ne serai plus, votis puissiez les repasser dans votre mémoire, car je sais que le temps de la vie est incertain^ mais que la mort est certaine ; suivant comme je me trouve, j'ai la pensée que je n'en reviendrai pas, et que bientôt le tombeau sera ma demeure.
^^ Mon cher père, continuez à suivre et à méditer sur les mérites de ce charitable Sauveur, afin de venir me rencontrer avec l'innombrable compagnie des saints^ pour chanter ses louanges pendant toute l'éternité.
^' Ma chère mère, prenez courage, je ne suis pas perdue, mais efforcez-vous de donner votre cœur à Jésus, afin de venir aussi me réjoindre dans cette cité de bonheur. Ne manquez pas d'aller aux assemblées du peuple de Dieu, et de mettre en pratique la parole plantée en vous, qui peut sauver votre âme ; de peur que le temps vienne auquel vous disiez, je n'y prends point de plaisir.^
^^Mes chers frères et sœurs, et tous, vivez dans la charité, suivez l'exemple de ce doux et aimable Jésus ; je l'ai suivi selon mes lumières et mes forces, mais encore quand le temps arrive que tout est fini ici-bas, on voudrait avoir fait plus pour un si bon maître. Oh I quand vous viendrez sur votre lit de maladie, et dans la pensée que la mort vous attend ; que vous voudriez lui avoir donné votre cœur dans les jours de votre jeunesse et de votre vigueur, vous confesserez alors que vous n'avez jamais travaillé trop ni même assez pour un si bon et si précieux Sauveur qui vous tend les bras de sa
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miséricorde. Oh, ne refusez pas de l'accepter, mais efforce2»-vous maintenant à faire sa volonté le reste des jours qui vous seront accordés sur la terre, afin que nous puissions nous rencontrer tous ensemble dans le Paradis en la présence de Dieu, pour chanter les louanges et les Alléluias dûs à l'Agneau qui est assis au milieu du trône. Nous jouirons d'une bienheureuse éternité tous ensemble dans la paix, dans la joie et dans l'amour en notre Seigneur Jésus-Christ. Adieu. Bien vous soit."
LETTEES.