‹ Mémoire de Priscille Quertier de Guernesey: conforme aux extraits de son journal et de ses lettresChapitre 8 sur 19 · À SON FRÈRE A · texte numérisé non relu

À SON FRÈRE A

15 Juin 1869.

J'ai eu la pensée de t' écrire, afin de l'informer comme je me trouve maintenant sur mon lit de maladie. Je suis bien plus faible de corps que quand nous nous séparâmes il y a environ deux mois, mais ma foi, qui est un don de Dieu, s'est augmentée ; à Lui soit toute la gloire. Je pids dire, " Vivre c'est Christ, et mourir m'est un gain;" mais le Seigneur dirige toutes choses pour mon bien, soit que je vive ou que je meure. Je suis soumise à sa volonté. Oh ! si j'avais toutes les richesses du monde, qu'est-ce que cela ipe servirait maintenant que je suis peut-être bien près de finir ma course ici-bas. Cest Jésus qui fait tout mon bonheur et toute ma paix. Il y a des moments que mon désir serait de partir de ce monde pour aller chanter ses honneurs et ses louanges, mais il nous faut travailler à notre salut avec crainte et tremblement, tandis que ce temps de grâce nous est accordé, et pousser en avant, afin de nous rencontrer dans la Sainte Cité, où la présence de l'Agneau nous sera un rassasiement de joie pendant toute l'éternité. Ce sont les souhaits et les désirs de ta sœur affectionnée.

P. S. — Prend soin de cette lettre, et la garde en mémoire de moi, afin qu'elle t'encourage à penser toujours à ton salut quand tu seras en voyage, ou en tout autre lieu.

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