‹ Mémoire de Priscille Quertier de Guernesey: conforme aux extraits de son journal et de ses lettresChapitre 7 sur 19 · À SON FRÈRE A E · texte numérisé non relu

À SON FRÈRE A E

12 Juin 1869.

Je prends la plume afin de te donner à connaître l'état de ma santé ; espérant que je te ferai plaisir, la faiblesse de mon corps continue, mais toute mon espérance et ma confiance sont dans les mérites, et par la grâce de notre Seigneur Jésus -Christ. La moisson est peut-être bien près, où celui qui aura semé avec larmes moissonnera avec chant de triomphe, et celui qui porte la semence pour la mettre en terre, ira son chemin en pleurant, mais il reviendra avec chant de triomphe quand il portera ses gerbes. Oh! je voudrais faire plus pour ce divin Jésus, qui me comble de tous ses biens sur cette terre, et puis à la fin de ma carrière, la promesse de recevoir la récompense de la vie étemelle. Quel amour de donner sa précieuse vie, afin que si nous croyons en lui, nous possédions le ciel en héritage. Oh! fiiisons tous nos efforts afin d'entrer par la porte dans la Bergerie Céleste, là nous nous rencontrerons tous les uns après les autres pour n'être plus jamais séparés, rendant toute la gloire et l'honneur à celui qui nous a rachetés et lavés dans son précieux sang, est la prière et les désirs de ta sœur bien-aimée.

P. S. — Garde cette lettre en mémoire de moi, médite et pense à ce doux Jésus, qui est le plus grand ami de ceux qui lui obéissent et qui le craignent. Bien te soit.

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