L’HABITUDE AUDITIVE
16. Lecture au son de signaux Morse. — Le récepteur de chaque élève était relié : 1° au manipulateur propre de cet élève; 2° au manipulateur de l’instructeur. Les précautions nécessaires au maintien d’un silence absolu étant prises, l’instructeur faisait entendre le son du signal à l’aide de son manipulateur et par le même coup transcrivait ce signal sur chaque récepteur; il attendait ensuite six secondes pour donner le
second signal, ce temps ayant été reconnu supérieur à celui que l'élève devait mettre pour retrouver le signal et comme suffisant pour éviler la fatigue. L’élève reconnaissait le signal par une analyse qu’on lui avait appris à faire en quelques leçons et transmettait le signal sur le Morse, dès qu’il l’avait reconnu. La longueur de bande comprise entre la fin du signal envoyé par l’instructeur et le commencement du signal envoyé par l’élève marquait le temps nécessaire pour retrouver le signal. Dans les débuts, l’élève ne reconnaissait pas toujours le son à l’analyse, mais un temps supérieur à 6 secondes ne lui aurait été d’aucune utilité. Il y a lieu de remarquer qu’il pouvait se glisser des erreurs dans l’interprétation du signal, par exemple un b était pris pour un p ; cependant on a évalué le temps comme si la lettre eût été réellement reconnue, pour se conformer à notre définition de l’habitude.
Groupe i
Tableau xxxviii Vulv.
Considérons le tableau ci-dessous :
Sommes relatives aux lignes
Le nombre 15, par exemple, contenu h la fois dans la première ligne et la première colonne signifie que le sujet a prononcé la lettre T au bout d’un temps indiqué par une bande de 15 centimètres déroulée avec une vitesse de lm80 a la minute. Le nombre 15 situé h l’intersection de la première ligne et de la deuxième colonne signifie que le sujet a prononcé la lettie e au bout d’un temps représenté par 15 centimètres de bande. De même, la lettre n a été prononcée au bout d’un temps correspondant à 35 centimètres de bande, etc. On voit donc que la série
entière T, e, n, i, r, a, l, a été prononcée, dans un premier
essai, au bout d’un temps représenté par :
15 + 15 + 35 + 40 + . .. + 150 = 2.525 centimètres de bande.
Cette môme série, dans le 2e essai, a été prononcée dans un temps représenté par 2.770 centimètres; dans le 3° essai, dans un temps représenté par 2.720 centimètres; dans le 4e essai, dans un temps représenté par 1.025 centimètres, etc., de sorte que la courbe de l’Habitude en fonction du numéro d’ordre des essais est ainsi définie :
Elle a pour équation
y2 = 3.000 [i —e~ Paj
avec p = 0,33 :
y 2 cale.
y 2 obs.
y2 cale.
y 2 obs.
La même série de lettres a donné la courbe :
qui répond à l’équation :
avec p = 0,31 :
y 2 cale.
y2 obs.
y2 cale.
y 2 obs.
Tableau xxxix Groupe ii Vulv.
Ce 2e groupe était ainsi constitué : m, g, z, 7, x , Ssp, T, Un, W, 3, Br, ?, ar, al, « », C, P, H.
En considérant les temps relatifs à chaque essai et nécessaires à la répétition de ce second groupe complet, on a, par exemple, le tableau suivant :
d’où l’équation
avec p = 0,236 :
y cale.
y-2 obs.
y-2 cale.
y2 obs
Avec les mêmes lettres, chiffres et signes, on a, pour une autre série d’expériences, la courbe :
qui a pour équation
avec p = 0,20 :
y 2 cale.
y2 obs.
y 2 cale.
y 2 obs.
Une autre série d’expériences a donné pour les temps totaux nécessaires aux différentes lectures successives des mêmes lettres, chiffres et signes, la courbe :
qui répond à l’équation
ij2 = 200 (1 — e - f»)
avec p =0,17 :
LES EXPÉRIENCES
Tableau xl Vulv.
Les lettres, chiffres et signes à reproduire étaient j o q y 2 8 ; uh.
La lecture de cette série complète fut représentée, au 1er essai, par le nombre 265; au 2e essai, par le nombre 230; au 3e essai, par le nombre 185, d’où la courbe suivante relative à une pre- . mière série d’expériences :
Elle a pour équation
avec p == 0,26 :
y2 cale.
y» obs.
y 2 cale.
y2 obs.
Une seconde série d’expériences donne la courbe :
qui a pour équation
avec p — 0,27 :
Nous avons, dans une troisième, puis dans une quatrième expérience, les courbes ainsi définies :
3e expérience
4e expérience
Ces quatre expériences ayant été faites à intervalles de temps égaux, les résullats relatifs au môme numéro d’ordre sont comparables.
C’est ainsi que, si nous comparons les résultats relatifs au premier essai de chaque expérience, nous avons les valeurs :
qui sont encore des ordonnées relatives à une courbe de la forme
En comparant les résultats relatifs au deuxième essai de chaque expérience, on a :
qui sont les ordonnées de points appartenant à une courbe de même forme. De môme pour les autres numéros d’ordre.
lus