‹ Mémoire et habitudeChapitre 6 sur 12 · OC · texte numérisé non relu

OC

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fi

Fig. 26. — Courbe intégrale do la courbe d’établissement do l’habitude (fig. 23).

Le tableau xlvii donne les coordonnées des courbes intégrales des fig. 21, 23, 24 et le tableau xlviii montre que chacune de ces courbes intégrales répond à une équation de la forme (fie/. 25-27)

y3 = Y,(l -e-Mf.

En résumé, la courbe d’établissement de l’habitude d’une opération est de la même forme, avec un simple changement

d’échelle dans le temps, que la dérivée du début de la courbe d'établissement de cette opération : c’est une courbe d évolution de sensibilité croissante dans le temps, de zéro jusqu a son maximum.

9 La perte de l’habitude. - Nous n’avons pas fait d’expériences - ces recherches exigeant des temps 1res longs - sur

ia décroissance de l'habitude, laquelle m’exprimerai, par <1es temps d’exécution de plus en plus longs : il est probable, d ap les vérilications précédentes d’hypothèse, idenltques.que la ete repassera en décroissant par les mêmes valeurs qu elle

LE CALCUL

parcourues en croissant, l’échelle des temps étant seulement changée. On aurait donc pour la décroissance de l’habitude

X étant une constante proportionnelle à la durée d établissement de l’habitude. La décroissance est d’autant plus rapide que l’énergie et la durée de cet établissement ont été plus faibles . la loi de décroissance de l’habitude serait différente de celle de la décroissance de la persistance mnémonique (§ 5).

10. Formes supérieures de l’habitude et de l’adaptation. — Il ressort du § 7 que l’adaptation est une évolution de

l’habitude, la sensibilité étant décroissante dans le cas de la

dt

première à partir du maximum atteint par la seconde.

On pourrait considérer une habitude relative et une adaptation relative, dépendant de la sensibilité directement reladS

tive dt : et, de môme, une habitude et une adaptation inver-

sement relatives dépendant de la sensibilité inversement reladS

tive dt (4).

Comme les S notables décroissent en fonction du temps et en fonction de l’excitant à partir de certaines valeurs de ces variables, les sensibilités deviennent négatives. Les tropismes, dépendant de la sensibilité inversement relative (a), deviennent négatifs pour une certaine valeur de l’excitant et aussi pour une certaine valeur de la durée de l’excitation, celte valeur étant décalée par rapport à celle de l’excitant, puisque, dans l’habi-

dS dS

tude, le maximum de coïncide avec un -f- tendant vers zéro.

dt di

On peut considérer le renversement de certains tropismes qui

(’) Voir Sensation et Énergie, § § 1 et 3.

(-) Voir Sensation et Énergie, § 24.

exige des temps très longs, par exemple, le changement de signe da chimio-taxisme des leucocytes à la suite de la vaccination, comme une conséquence des lois de cette adaptation et de cette habitude inversement relatives : le leucocyte, imprégné à la suite de la vaccination, de faibles doses de toxines sent très faiblement les doses élevées, agissant pendant des temps notables, de même que nous sentons très faiblement les lumières, même intenses, si nous avons des images persistantes très fortes des excitations antérieures; au lieu du chimio-taxisme négatif, inséparable des sensations fortes, il présentera dans ces conditions le chimio-taxisme positif, caractéristique des sensations faibles. On entrevoit la possibilité de modifier, dans une mesure précisée à l’avance, les habitudes et les adaptations des leucocytes et de leur imposer, quelle que soit la dose des toxines sécrétées par les microbes, un chimio-taxisme toujours positif, essentiellement favorable aux organismes dans lesquels ils évolueraient; il suffit de constituer la psycho-physique des leucocytes, c’est-à-dire de préciser pour eux les fonctions S — cp (i), S = <p (f), suivant les différentes toxines, et de réduire par des moyens, qui peuvent n’être pas fondés sur la persistance des impressions, le champ de leurs sensations inconscientes, dans des limites telles que les sensibilités afférentes soient toujours positives. Il est d’ailleurs probable qu’ici comme ailleurs ces fonctions ne différeront pas des fonctions W = ® (i), W = <p (t), W désignant une énergie.

Les phénomènes d’amnésie sont un corollaire direct et évident des sensibilités négatives ; les sensations fortes entraînent des images négatives qui annulent couramment les images persistantes positives.

LE CALCUL

CONCLUSIONS {Fig. 28.)

Rappelons les données établies dans Sensation et Énergie :

La sensation, prise dans sa généralité, c’est-à-dire indépendamment de ses spécificités, en fonction, soit du temps, soit de l’excitant, après avoir grandi en passant par un point d’inflexion, atteint un maximum, puis décroît en tendant vers zéro.

Les sensibilités, mesurées par les dérivées de ces fonctions, présentent trois phases : 1° croissantes de 0 à un maximum; 2° décroissantes de ce maximum à 0; 3° négatives, en tendant vers une limite.

Fig. 28. — Courbes schématiques de 1 évolution de la mémoire, de l’habitude et de l’adaptation.

Nous concluons :

1° La loi d'établissement de la mémoire en fonction du temps ou du nombre des répétitions est la même que celle de l’établissement des sensations moyennes en fonction du temps : la courbe présente un point d’inflexion. Elle pourrait n’en pas présenter, si les sensations sont faibles. (Cf. Sensation et Énergie , § G, fig. 13.)

2° La loi d’établissement de l’ habitude en fonction du temps ou du nombre des répétitions est la même que celle de l'accroissement de la sensibilité de zéro au maximum (lre phase), cette sensibilité étant mesurée par la dérivée par rapport au temps de la courbe d’établissement d’une sensation ou d’une mémoire jusqu’au point d’inflexion et étant liée, en général, à une décroissance de la sensibilité par rapport aux excitants. Nos courbes d’habitude ne présentent pas de point d’inflexion : dans le cas de sensations fortes , la théorie en prévoit un. (Cf. Sensation et Énergie , § 6, fig. 13.)

3° La loi d’établissement de l’adaptation en fonction du temps est vraisemblablement complémentaire de celle de la décroissance de la sensibilité du maximum à zéro (2e phase), la sensibilité étant mesurée par la dérivée de la courbe d’établissement d’une sensation ou d’une mémoire à partir du point d’inflexion, et la loi de la décroissance de la persistance mnémonique est complémentaire de celle d une sensibilité qui régi esse de zéio au maximum (2e phase).

4° L’oubli de l’habitude est vraisemblablement complé-

mentaire d’une sensibilité -2- régressant du maximum à 0

(lre phase), tandis que l’oubli de la mémoire est proportionnel à cette sensibilité régressant de 0 au maximum (2e phase).

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