‹ Mémoire et rapports sur les fumigations sulfureuses appliquées au traitement des affections cutanées et de plusieurs autres maladiesChapitre 4 sur 83 · TT · texte numérisé non relu

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(r) Parmi eux, je nommerai M: Duchanoy, MM. les professeurs Chaussier <t Dumeril ; MM. Menuret, Pasquier, Geoffroy , Lucas, Recamier ,Landré- ‘Beauvais, Demangeon, Gueneau de Mussy, Bayle, Fouquier, Lerminier, tard, Bouillon-Lagrange, Montègre, Gastellier, Tartra, Beclard, Capuron , Berthomieux, Boulay, Manry, Ruïllier , Chardel, Patrix la Roche , &c. EE IF

’ | 13 } peuvent être envisagés sous Le rapport tés et sous le rapport administratif,

L'efficacité antipsorique des fumigations share ne peut avoir de contradicteurs; Ce ne serait pas avec*plus de raison qu'on en contesterait la bénignité, Ceux qui pourraient croire ce traitement sujet à des accidens concomitans où con. sécutifs, doivent être rassurés par l'expérience. J'ai déjà traité et guéri de cette manière à lhôpital Saint-Louis un très-crand nombre de galeux; beaucoup l'ont été par fa bassinoire, pas un seul n’a été intommodé par Îa vapeur du soufre ; ni moi, ni les gens de service, constamment exposés à son impres- Sion, n’en avons ressenti des effets ficheux. L’odeur qui régnait dans les salles était moins forte et moins nauséabonde que celle des salles où les malades sont traités par Fonguent soufré ; elles sont pourtant situées au rez-de-chaussée, basses et voûtées; les Îits y sont placés très-près les uns des autres, Elles ont offert l'exemple de deux phthisiques , un äu pre mier, l'autre au second dégré, qui y ont été couchés pendant quelques mois, sans que feur état soit devenu pire.

Quant aux accidens présumés consécutifs à la trop brusque suppression de fa gale et des autres affections cutanées, 11s sont réellement bien moins à craindre que ceux qui peuvent résulter de laltération du tissu et des fonctions de la peau. Ces accidens pourraient être cependant présumablés dans les sujets chez lesquels Ja maladie détermine un grand afflux de sérosité à la peau ; s'ils sont réels, ils sont suffisament prévenus par le surcroît de transpiration sensible qu'excitent les fumigations. Je me suis assuré, par une observation constante et assidue et par le témoignage réitéré des malades, que ces sueurs diminuent d’elles-mêmes, en même temps et en suivant fa même progression que la maladie. La lenteur de la guérison des affections herpétiques doit aussi rassurer généralement sur les craintes de métastase d’une humeur quelconque sur un organe essentiel ; les observations qui forit suite à ce mémoire sont une preuve de cè due j'avance,

EE preuve qui peut aussi être appuyée par le témoignage de tous les médecins qui ont assisté au traitement par les fumigations sulfureuses. DE VO Un des grands avantages retirés encore des fumigations, c'est d'éloigner dans beaucoup de circonstances l'emploi d’un

grand nombre de moyens pharmaceutiques dont les vertus

sont incertaines et souvent sans eflet salutaire. Dans le traitement des dartres, qu’elles soient héréditaires ou idiopathiques , on n administre pour médicamens internes que des boissons au goût des malades; les fumigations suffisent

. seules pour les guérir, et la guérison est bien plus sûre,

Lorsque ces maladies herpétiques sont entées sur des affections vénériennes, les fumigations, même portées à un grand nombre, ne Îles guérissent pas en entier, mais elles disposent l'économie à ressentir promptement l'influence du mercure que lon administre après leur usage. Des observations étayent ce point de pratique. Des malades portaient depuis long-temps des dartrès qui avaient succédé à une siphilis ancienne : on employa d’abord contre elles les antidartreux ordinaires ; on ne put les guérir : remontant à leur cause, on eut recours au mercure; il fut administré par des mains habiles, à des époques éloignées les unes des autres et à des doses assez élevées, sans en obtenir aucun avantage; au contraire, les dartres prirent un caractère plus tenace et des symptômes plus alarmans : on soumit les malades aux fumigations sulfureuses ; on n’obtint pas de succès complet : on-revint de suite au traitement mercuriel; la cure fut alors d’une prompütude d'autant plus étonnante, que l'ancienneté de [a maladie ne devait pas Ja laïsser espérer de sitôt.

Le traitement de Îa goutte (1}, du rhumatisme, de la.

(1) Pour le traitement de la goutte et du rhumatisme , il est très-essentiel de distinguer si ces affections sont chroniques ou aiguës; parce que, suivant ces deux états, les fumigations sulfureuses peuvent être avantageuses Où inutiles , ou même nuisibles, et doivent être remplacées alors par d’autres fumigations dont le caractère de la maladie indique l'emploi,

"of ] paralysie, n’exige que l'emploi des fumigations; celui des . scrofules demande fassociation des amers et l'application des règles de l'hygiène convenables en ce cas. | . Les engorgemens des glandes lactées, des ganglions Iymphatiques ,ceux des articulations, se guérissent sans aucun autre moyen que les fumigations ; seulement on dirige contre ces parties affectées, au moment où le malade est fumigé , une colonne de vapeurs sulfureuses au moyen d’un conduit particulier , et l’on résout ainsi ces engorgemens comine par le secours de {a douche. Cependant, il peut survenir quelquefois, pendant le traitement des maladies qui n'exigent ordinatrement que l'usage des famigations sulfureuses, des accidens étrangers à ces affegrions qui demandent l'emploi de médicamens internes que le médecin seul peut prescrire; parce qu’il peut seul juger quels sont ceux qui conviennent à ces complications. | Considéfé sous le rapport médical, le traitement par les fumigations sulfureuses réunit donc les deux qualités essentielles, l'efficacité et l'innocuité,.

Effets des Vapeurs sulfureuses sur les malades qui y sont SOUMIS,

Le gaz sulfureux, par son extrême diffusibilité, est promptement absorbé : déjà des expériences que le temps n'a pu permettre d'achever, et que la'nécessité de les rectifier empêche de publier encore, prouve que ce gaz est abondamnrent perçu par les malades. Son action paraît réveiller les propriétés toniques de Îa peau " donner un nouveau jeu à la perspiration cutanée, accroître l'énergie du tissu cellulaire , changer le mode de sensibilité du système lymphatique et [ui imprimer une excitation permanente , et par-à faciliter le cours de la lymphe; son action agit aussi et assez activement sur le système circulatoire sanguin.

Tous Tes phénomènes qui se présentent chez les malades: soumis aux fumigations sulfureuses , s’observent lorsque le sujet est dans lappareil; et lorsqu'il en est sorti , leur intensité varié suivant le degré de chaleur à laquelle le malade est exposé, : | … Les premiers de ces phénomènes dépendent d’une excitation donnée à toute l'économie, La face devient rouge , animée, des yeux brillans, les artères temporales battent avec violence. Un moment après que le malade est dans lappareil, le pouls se développe, il devient ensuite accéléré, fréquent; sa vitesse varie cependant suivant les tempéramens :

ainsi, tel individu d’une complexion sanouine, chez lequel 5 )

on compte, dans l’état ordinaïje, soixante-dix pulsations par minute, en offre, lorsqu'il est exposé aux fumigations, de cent dix à cent quinze ; celui qui est doué d’un tempérament lymphatique, chez lequel on trouve habituellement soixante pulsations par minute; en offre de quatre-vingdix à cent cinq. La soif se fait assez ordinairement sentir, la sueur coule en abondance et à grosses gouttes : cependant cette grande transpiration n’affaiblit pas autant qu’on pourrait le croire ; l'observation de madame de S...... en est une preuve (1).

Lorsque le malade est sorti de l'appareil, on observe que sa peau est colorée d'un rouge vif, les papilles en sont fortement érigéesz on voit sur Îes plaques des dartres suppurantés, et sur les boutons de gale, de grosses gouttes d’une humeur visqueuse , gluante ; sur celles des dartres squam-

” meuses sèches, une sérosité sémblable à une légère rosée.

. Lorsque le malade est couché, à l'excitation générale succède bientôt une espèce d’affaissement agréable, un bien-être indicible ; le pouls se calme et le sommeil remplace les démangeaisons ou les douleurs. Quelquefois cet état ne survient pas de suite (et c’est sur-tout dans les pre-

(1) Vayez l'Oiserration 1j parmi cellés qu'a recueïllies M. la Roche,

37) mières fumigations ); lest Nr par des sueurs qui se réf nouvellent ou qui ne font que de se développer.

Les vapeurs sulfureuses , en excitant Îa peau, semblent agir par cette voie d’une manière sympathique sur l'appareil digestif et en accroître l’énergie : presque toujours l'appétit ést augmenté; et ‘C’est sans doute à cette facilité qu'ont les ox de digérer une plus grande quantité d’alimens, qu’est dû le peu de faiblesse que devrait amener une déperdition copieuse. de sueurs, Quelquefois cependant on observe des symptômes d’embarras gastrique, mais qui cèdent bientôt à l'usage des délayans et d’un vomitif,

L'action des fumigations sulfureuses sur les parties g'énitalés de la femme est de produire sur la membrane muqueuse qui les tapisse une astriction assez grande.

Les propriétés toniques des vapeurs. sulfureuses influent égaleñent sur fes muscles ; elles procurent à plusieurs parties du corps une activité très-grande et un tel besoin de s exercer, que les malades ne peuvent s'empêcher d'agir.

Avantages des .F. umigations sulfureuses sous le rapport 2€ administrati tif. Rae

C’est sur-tout. au médecin qui pratique dans les hôpitaux quil importe de ne pas être étranger aux détails économiques et de pouvoir seconder les vues des administrateurs chargés des intérêts du pauvre. Pour avoir une idée exacte de la Leduatioun des dépenses qui résultent du traitement de Ia gale, des darires et des psoriases chroniques, par les fumigations sulfureuses ,. admis dans les: hôpitaux exclusivement à tout autre, il suffit de comparer Îe coût de ce procédé avec celui des autres procédés en usage.

D'après les: expériences faites officiellememt et comparativément , en décembre 1813 et janvier 1814, par

MM. Leroux, Percy, Richerand et Dupuytren, sur douze galeux,

: 4 NERO Le coût pour un malade traité par L'onguent soufré est de. + 33° 64°, etp. “dguze 4o3f 68°

Lés bains sulfutenx.. ......... AT T6, 14m. A9Ae 16. Et parles fumigationssulfureuses. 12. 68, idem..... 192. 16.

Les détails des évaluations ci-après de Rue traitement en indiquent Île prix.

Traitement par ? Ongitrii Avbté

Données. — La durée du séjour à FPhôpital pour chaque malade, ést de vingt-un. Jours , térme moyen :il est administré à chacun d'eux, par jour, une dose d’ onguent du poids de huit grammes, plus un litre de tisane de bardane avec addition de sulfate de soude, de deux j jours Pun.; un bain simple à la fin du traitement, un purgatif de. Sirop de nerprun, jalap et sulfate de soude.

Évaluation d'après les Aoinbes vides sus 2x jours de séjour... are pe" PB IRTE 168 grammes onguent..... à

ax litres tisgnetan tn MAMADOU 1.180 270 6 Yo! bains: simples. and tie On.

RNUPOTRAUAL NE AU

Goût dutraitement par tête... 0) 33% 64.

Traitement par les Bains sulfureux.

: Données. — La durée du traïtemiéent est de treize jours et dérai , à deux bains sulfureux par jour. Îl est employé pour

chaque bain cent cinquante grammieésdesulfuré de potasse sec ét un litre de tisane de bardane Pour boisson ordinaire.

| © Évaluation d’ après. les données ci-dessus,

13, journées 1/2.de FOUR: Æ 27, bains. simples. ....,..

4050 gram. sulfure de potasse, 13 litres 1/2 de tisane...

SR EDP LT AP AE el dur TO.

2, a IR. 14. LOL NON. e PTT O0 OPA Coût du tramement par tête. 44409 00 AIME mare cum

(19) Traitément par les Fumigations sulfureuses,

Données, — Le traitement dure huit jours ét demi! à deux fumigations par jour. If est consommé, à chique famigation , huit grammes de soufre süblimé et deux briquettes de charbon de térré. A défaut d’âutre boisson usuélle, on fournit au malade ; par jour ; un litre de tisane commune ; et il prend en tout déux bains siplés comme moyen de propreté.

Evaluation d'après les données ci-dessus.

8 journées 1/2 de séjour. . à 1f.35°...... st: RE 48 136 grammes de soufre... .. à ©. golekilog.. o. 12.

RIDEQUETEESS NE ES à 3. oolecent.. o. 06.

QÙ MTES LAC TA 0e d DD: 24 one

2 bains simplés......... à O0 304...::. 6: 60 (r).

Coût du traitement par tête......... 12. 68

. Conformément au rélévé de tiois annéés, lé nombre moyen des galéux traités annuéllément À Saïnt-Louis est de quatre mille huït cents, et le coût du traitément sérait,

Par Ponguent soufré, de........ PE UE ARS TIOT AT DE Par Îles haïns sulfüreux ; de, ,.,.,.4:4441:.4 107,664, Et par les fumigations sulfureuses, de. .... +13. 00,864.

Le bénéfice annuel par le traitément füumigatoire serait de 118,704 francs, en prenant le terme moyen des deux sommes employées pour Îles deux traitemens ; ainsi, ma méthode, en offrant un moyen expéditif, commode et exempt de toute nralpropreté et de toute entrave de régime, permettrait de réaliser la mesure administrative , tant de fois projetée, de supprimer toute admission à séjour dans [es hôpitaux, pour cause de gale; et den y admettre que les sujets dont l'état maladif fes empêcherait de se transporter pour

(1) Que lon peut rémplacér par deux fumigations aquéuses ; ce qui di- |

minuerait l'évaluation de 60 centimes.

(20 ) prendre des fumigations. On obtiendrait des avantages énormes, qui réduiraient Ié traitement dé chaque malade à 18 centimes au lieu de 12 fr. 68 cent., en déduisant les journées d'hôpital et deux bains que lon peut remplacer par une fumigation aqueuse, dont l'effet est le même et dont l'évaluation est impossible, et en supprimant la tisane absolument inutile. D’après cette donnée, Îe traitement de quatre mille huit cents malades serait, de 864 fr. au lièu de 60,864 francs.

Ce nombre de quatre mille huit cents galeux, terme moyen, qui ma servi de base pour établir mes données et faire connaître les avantages économiques que lon peut retirer de ma méthode, woffre que les deux tiers des malades de ce genre traités dans les difiérens hôpitaux de Paris, nombre qui peut s évaluer ? à six mille quatre cents. On peut représenter: par une même quantité de ces malades, les dartreux et les prérigineux , à la vérité moins nombreux, “mais dont la guérison est plus longue. Ce sont donc douze mille huit cénts malades qui coûtent à l'administration, par le traitement ordinaire :

Douze mille huit cents ralädes, à 33! .6A4°. 434,992" Et dont le traitement par les fumigations sul-

fureuses, en comptant un cinquième de malades

séjournant dans les hôpitaux , |

dv

Ten toess Costa 12168: 303460f:80° fn Less aq 240, ne 1,843: 20: 32H30

ns A) era de. IRAN TA SON AAN Ta 688.

Outre cette économie, ma méthode offre encore l’avantage de ne point consommer: de linge, comme l'exigeaient les anciens traitemens par les onguens ; dépense qui sur-tout avait fixé l'attention des administrations.

Par cette forme les malades ne seraient admis qu’à des

(21) heures déterminées pour recevoir la famigation; louvrier

pourrait sy rendre avant et après son travail; il n'aurait tout au plus qu'un quart de journée à sacrifier au rétablisse-

ment de sa santé. On pourrait stimuler linsouciance de l’ex-

trême misère sur les affections contagieuses , en servant à chaque malade, à volonté et après RE fumigation, une soupe économique.

La préférence donnée à ma méthode dans tous les hôpitaux du royaume produiraït aux communes un bénéfice proportionnel qui serait, sans doute, très-considérable , mais que Îe défaut de base me met hors d'état d'évaluer.

Les mêmes avantages économiques présentés à ladministration civile conviendraient également à l'administration militaire, sur-tout pour le traitement des galeux : en effet, dans les garnisons où il est si essentiel d'éviter au jeune soldat une perte de temps dans Îles hôpitaux, qui le détourne de l'instruction nécessaire à son état, il pourrait , quoique atteint de la gale, continuer son service, en établissant dans chaque caserne, sur les frais qui sont accordés aux régimens pour le traitement de leurs galeux, des appareils fumigatoires. La première dépense faite, on trouverait un grand bénéfice, soit pour la somme qui ne se monterait qu'à 1 8 centimes par ‘homme, soit pour le temps ermployé au traitement dont la durée n’est que de huit jours, terme moyen. Après deux fumigations, la contagion de Ia gale n'étant plus à craindre, le soldat pourrait sans inconvénient faire son service et fréquenter ses camarades. Ces mêmes avantages pourraient encore convenir en temps de guerre. Lorsque chaque régiment aurait pris ses cantonnemens, on ferait établir par les officiers de santé un appareil qui dirait pour traiter les gaeux, et lon ne serait pas obligé d’encombrer quelquefois les hôpitaux, si nécessaires pour les blessés et les flévreux; ces régimens ne seraient pas privés d’un grandnombre d'hommes,

PAR de diminuer autant que possible les dépenses qu'occasionnerait dans un grand établissement une multiplicité

ds d'appareils , Je m'oceupai de plusieurs projets.de construction et je les communiquai à MM. Bouillon-Lagrange, Prat et Curaudeau. Parmi plusieurs plans que je leur présentai, ces messieurs adoptèrent celui d’un appareïl qui, au moyen d'un seul foyer, pouvait servir à administrer isolément les fumigations sulfureuses à criquante galeux à-la-fois ; je transcris ici leurs propres expressions , tirées d’un rapport du mois de noyembre 1812: |

« Cet appareil consistera dans une série de cases d’une » dimension telle, qu'une personne pourra s'y tenir assise » ayant la tête seulement hors de l'appareil. Chacune de ces >» cases sera chauffée à un degré de chaleur nécessaire, Ia- » quelle sera produite et entretenue au moyen d’un courant > d'air qui aurait lui-même cette température; €e courant » d'air sera composé d'air atmosphérique et de gaz acide > sulfureux obtenu immédiatement de la combustion du » soufre dans ce même courant d'air. Les cases de l'appareil 2 Seront revêtues d'une toile vernie, afin de ne donner aucune » issue ni au gaz ni à l'air, que par l'ouverture qui sera à > cet effet pratiquée dans Îa partie inférieure de chaque case. >» Chacune de ces ouvertures communiquera à un tuyau Com- # IMmun qui s'élevera ensuite verticalement hors du Jocal où » le trattement sera administré, afin que le gaz ne puisse >» en aucune manière nuire aux malades. »

Cet appareil ne fut point établi de suite; mais dans Je mois de septembre 1814, M, Péligot, membre de {a commission exécutive des hospices civils de Paris, en fit construire un pour douze malades à hôpital Saint-Louis; et pour que rien ne manquät a cette nouvelle construction, on invoqua les fumières de M. Darcet : ce savant chimiste et cet habile physicien guida l'architecte, Cet appareïl, en activité depuis le mois de novembre 1814, sert à fumiger douze malades à-la-foïs, et peut en fumiger trois cents par.jour,

Cette construction, remarquable sous le rapport pyrotechnique, présente cependant des imconvéniens qui entraînent

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