‹ Mémoire pratique sur le forcepsChapitre 2 sur 27 · e et 6.e Applications · texte numérisé non relu

e et 6.e Applications

pour le diamètre sacro -pubien , la tête arrêtée ou enclavée , et l’occiput répondant à la symphyse du pubis ou à l’angle sacro-vertébral.'

jé et 8.e Applications ,

pour le diamètre iliaque, la tête arrêtée ou enclavée, et l’occiput à gauche ou à droite.

Je ne dois pas manquer de prévenir qu’il en est de ce mémoire comme de ceux dont la matière est susceptible de démonstration, et que,

pour 3e bien comprendre, il faut avoir l’instrument à ia main , et exécuter sur un fœtus, dans le bassin, les différens procédés que j’indique , afin de pouvoir les juger avec connaissance de cause.

i.re Application.

Lorsque la tète vient la première, et quelle est arrêtée au-dessus du détroit abdominal , l’occiput répondant à la partie supérieure et interne de la cavité cotiloide gauche, si l’on a jugé le forceps nécessaire, on introduit la main gauche, graissée, dans le vagin , pendant une contraction utérine. Si l’orifice n’est pas assez dilaté, et qu’il ne permette l’introduction que d’un ou deux doigts, on s’en sert pour élargir l’orifice, et si son bord est assez souple 'pour laisser pénétrer la main entière, dans l’intervalle de deux contractions , on explore toute la circonférence de la tête du fœtus, pour estimer son volume, sa position, l’état des sutures et fontanelles. On place ensuite la main gauche entre l’utérus et la joue droite du fœtus ; on prend de la main droite la branche femelle du forceps , on ia saisit comme une plume à écrire, et, après l’avoir chauffée et graissée en dehors , on la conduit le long de la paume de la main gauche, jusqu’à ce qu’il se trouve quatre à cinq pouces de la cuiller au-dessus du détroit abdominal. Les doigts de la main gauche servent à amener la cuiller à la partie interne de la cavité cotiloide droite, et à l’appliquer sur le côté droit de la tête parallèlement au diamètre sus-occipito-mentonnier. O11 donne cette branche à tenir à un aide ; on retire la main gauche pour introduire la droite dans le vagin et dans l’utérus, en suivant la symphyse ilio-sacrée

gauclic ; on prend la branche male de 3a main gauche; on la conduit par-dessous la branche femelle, le long de la paume de la main droite , entre îe côte' gauche de la tête du fœtus et l’inte'rieur de l’utérus ; on retire la main droite pour saisir de chaque main une des branches du forceps; on les place parallèlement , puis on les rapproche pour les croiser ; on engage le pivot dans l’ouverture de la branche femelle, et l’on tire la plaque à coulisse pour les fixer. Si l’on ne peut y parvenir, c’est que la tête est mal saisie , ou que quelques plis de la peau, ou peut-être l’oreille, empêchent de fermer l’instrument, il faut séparer les deux branches, les faire un peu glisser sur la tête, pour effacer ces plis , et la mieux embrasser. Dans cette position de l’instrument, la tête du pivot regarde l’aine gauche de la femme. On enveloppe les manches avec un linge ou une serviette ; on les saisit en -dessus, près des crochets, avec la main droite ; on empoigne l’instrument au-dessous de la jonction avec la gauche, dont l’indicateur et le doigt du milieu sont portés sur le front , pour s’assurer de sa position et le faire remonter, s’il est trop descendu. On serre l’instrument , pour affermir la tête , s’il ne faut que l’extraire , ou pour la comprimer , s’il est nécessaire ; puis on tire dans cette direction pour faire descendre la tête dans l’excavation, en suivant l’axe du détroit abdominal; on tourne ensuite le pivot en -dessus sous la symphyse, pour placer la face dans la courbure du sacrum ; on tire encore un peu , suivant l’axe du détroit abdominal , jusqu’à ce que la tête soit entre les tubérosités sciatiques; on relève les manches du forceps, à mesure que l’occiput s’engage sous la symphyse des pubis ;

on tire suivant l’axe du détroit périnéal, pour dégager la face, et lorsqu’elle est sortie, ainsi que toute la tête , on lève les crochets devant la sym~ physe, et on les écarte un peu pour dégager la tête.

} L’opération finie, on extrait avec les mains le tronc du fœtus, si les forces de la mère ne suffisent pas pour son expulsion.

S’il était impossible d’introduire toute la main gauche pour faire glisser la première branche sur la face du fœtus et l’amener à la partie interne de la cavité cotiloïde droite , et si cette branche , arrêtée par le nez, portait la face à droite et en devant, il faudrait la retirer, pour introduire la branche mâle la première en -dessous et à gauche, comme on vient de le dire ; la faire tenir par un aide, qui presse l’occiput contre la branche supérieure du pubis gauche ; introduire ensuite la branche femelle avec la main droite par-dessus la branche mâle, pour la faire passer plus facilement sur la face , et la ramener â la partie interne de la cavité cotiloïde droite ; rapprocher les deux branches, fermer l'instrument, et terminer comme ci-dessus.

a.e Application,

L’occiput se trouve au-dessus de la symphyse ïho-sacrée droite. La branche femelle est conduite delà main droite, comme ci-dessus, et dirigée par la main gauche , qui la fait glisser aisément sur l’occiput arrondi, pour la placer à droite et en devant, entre l’utérus et le côté gauche de la tête du fœtus, de manière que la petite courbure réponde à la face : on introduit de la main gauche la branche mâle ; on fixe l’instrument, on le saisit, et on tire la tête , comme dans le cas précédent , pour la

faire descendre dans l'excavation ; on tourne Focciput dans la courbure du sacrum , et lorsque la tête est parvenue au-dessus des tubérosités sciatiques, on tire, en suivant l’axe du détroit périnéal, et on relève les crochets beaucoup plus tôt, parce qu’il faut faire remonter la face derrière la symphyse des pubis, pour faire glisser l’occiput sur le périnée et le dégager le premier devant la fourchette. Comme dans cet accouchement la lace vient en-dessus, l’occiput volumineux distend fortement le périnée , qui .pourrait être rompu, si on ne redoublait pas d’attention , afin de ramener la peau , de rapprocher un peu les genoux , et de diminuer la flexion des cuisses, en même temps qu’uq autre aide soutient le périnée, en le portant en devant, sans trop le comprimer. Quelquefois on est obligé de passer la main gauche au-dessus de l’instrument, pour presser avec deux doigts sur le front, afin de le faire remonter derrière la symphyse des pubis , s’il était trop descendu. A cet effet on diminue un peu la compression de la tête, afin quelle puisse être mue plus facilement entre les deux cuillers,

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