‹ Mémoire sur cette question, 'Déterminer si, dans l'état actuel de nos connaissances, on peut établir une classification régulière des médicamens, fondée sur leurs propriétés médicales.'Chapitre 1 sur 5 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

ll/N 1818, la Société de Médecine de Paris proposa pour sujet de prix la question qui fait le sujet de ce mémoire. Aucun des concurrens n’ayant paru digne de la couronne , la question fut remise au concours les deux années suivantes. Je n’entrai en lice que la troisième année; et, dans sa séance du 20 février 1821, la Société de Médecine « convaincue que le mo- » ment n était point arrivé d’obtenir une solution » complète de la question proposée » la retira du concours , en décernant toutefois une médaille d’or à mon ouvrage.

Ce travail se divise en trois parties : dans la première, je recherche les causes qui ont retardé si long-temps les progrès de la matière médicale; dans la seconde, j’établis, par des distinctions précises et que je crois nouvelles, l’objet de cette science, et les diverses parties dont elle se com-

pose. J’examine ensuite le degré d’avancement de chacune de ces branches, et j’en déduis cette conséquence , que dans l'état des connaissances actuelles on ne saurait établir une classification régulière des médicamens , fondée sur leurs propriétés médicales.

J’aurais pu borner là mes considérations , sans

m’écarter des conditions du programme. Néanmoins, je crus devoir, dans une troisième partie, présenter quelques vues générales sur la science des médicamens. J’essayai de déterminer sur quels points devaient se diriger à l’avenir les recherches des pharmacologistes , et je traçai largement le cadre d’un grand ouvrage , dont les divisions pourraient servir de hase à un corps complet de doctrine pharmacologique.

J’espérais alors pouvoir m’occuper de cette vaste entreprise. Déjà, et sur l’obligeante invitation de la compagnie savante qui avait provoqué mon travail , j’avais donné à quelques points principaux les développemens dont ils m’avaient semblé susceptibles. Je ne comptais en entretenir le public qu’au moment où mon ouvrage m’eût paru digne de fixer son atten-

tion; mais des circonstances particulières, éloignant de moi chaque jour la faculté de m’y livrer exclusivement, me déterminent à prendre date pour quelques idées qui me sont propres, et qui font l’unique mérite de cet opuscule.

Lyon, 18 janvier 1823»

Ut potero , expîicabo , nec tamen ut Pythius Apollo , certa ut siut et fixa quæ dixeram , sed ut homunculus ; probabilia conjectura sequens.

Oie* !/ Wiî cul» i y Ci q»

Page 1