‹ Mémoire sur l'art de dorer le bronzeChapitre 28 sur 40 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Voila ce que j'ai pu faire jusqu'ici pour remplir les intentions de l'Académie (1) ; j'espère que de nouvelles demandes me seront bientôt renvoyées. Je ferai tout ce qui dépendra de moi pour multiplier les exemples j car le travail qui m'occupe m'a de nouveau démontré le peu de cas que les ouvriers font des conseils qu'on leur donne toutes les fois que l'expérience ne leur en démontre pas d'avance la bonté. J'aurais voulu rédiger moins longuement ce Mémoire; mais habitué

(1) On trouvera en tète de ce Mémoire la liste des ateliers de doreurs où l'on a depuis fait construire des appareils salubres. En les décrivant je tjnuerais nécessairement (Ë(ii$ des ••épétuipjVf.:>ïidi nis'f ipie je puis éviter en' indiquant les adresses de ces ateuers, et eu invitant les doreurs à. aller les ?v ■;-•-•<-

aux travaux métallurgiques et à l'application de la chimie aux arts , le sujet m'était familier, et je me suis vu gêné par l'abondance des idées, et souvent entraîné plus loin que je n'aurais voulu.

Chargé de diriger de grandes entreprises manufacturières , et trop occupé à les mettre en activité, je ne comptais concourir qu'en 1818 , dans le cas où le prix proposé par l'Académie serait encore remis cette année. Je croyais le concours fermé au iev octobre 1817; je n'ai su le contraire qu'au commencement de novembre , et ce n'est qu'alors que j'ai pu penser à me mettre sur les rangs. Le peu de temps que j'ai eu pour me préparer, pourra peut-être me servir d'excuse pour les fautes de rédaction que présente mon Mémoire , et pour les articles qui y sont faiblement traités. Je réclame toute l'indulgence de l'Académie : si j'obtenais son suffrage, ce serait une obligation sacrée pour moi de compléter mon travail et de le rendre aussi digne que je pourrais le faire de paraître sous ses auspices.

Je ne terminerai pas ce Mémoire sans exprimer les regrets sincères que j'éprouve de n'avoir point connu M. Ravrio. Il avait l'expérience qui me manque; son goût pour les

arts industriels , son amour de l'humanité , la compassion que lui inspirait le sort de ses ouvriers , tout eût contribué à réunir nos moyens. J'aurais profité de ses avis; j'aurais certainement mieux rempli le but qu'il s'est proposé ; il aurait joui du succès qui aurait été en grande partie son ouvrage , et le bonheur de ses ouvriers aurait au moins rendu ses derniers jours plus heureux.

Page 1