Mémoire sur l'efficacité des injections avec le nitrate d'argent cristallisé, dans le traitement des écoulemens anciens et récens de l'urètre
Professeur de Clinique Chirurgicale à la Faculté de Médecine de Montpellier ; Chirurgien en chef de l'hôpital civil et militaire S'-Éloi, Membre-correspoudant de l’Académie royale de Médecine de Paris, etc.
ES Le UP NC Une vérité n’appartient pas à celui qui la trouve, mais à celui qui sait en voir les conséquences.
Say ; Économie politique.
Davis.
GERMER = BAILLIÈRE, Libraire , rue de l'École de Médecine, N° 13 bis
fontpellier.
Louis CASTEL, Libraire, Grand’rue, N° 29.
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MONTPELLIER. — Imprimerie DE JEAN MARTEL z3 Jeunes
MISTORICAL MEDICAL
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Avaut-Propos.
Marcré tous les écrits qui ont paru jusqu'à ce jour sur les maladies vénériennes, il reste encore àce sujet bien des doutes à éclaircir, et bien des questions à résoudre. Mais ce n’est pas en écrivant des traités généraux , que l’on doit espérer de combler ces lacunes ; un homme seul ne peut pas tout voir. Au contraire, celui qui, placé à la
tête d'un grand hôpital ou d’une nombreuse clien-
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telle, a le bon esprit de concentrer son attention sur divers points de doctrine, peut en faire jaillir des vérités nouvelles, et rendre ainsi de vrais
services à l’art qu'il cultive.
Vivement pénétré de ces idées , j'ai voulu , dès mon entrée dans la carrière de l’enseignement , les mettre en pratique, et chercher à utiliser les matériaux que ma position actuelle me permet
journellement de recueillir (1).
A toute autre époque, je me serais peut-être un peu moins hâté de publier le fruit de mes observations ; Mais , au jour où nous sommes, {out va vite comme le temps, et lorsque, pour former un corps d'ouvrage, on laisse s'écouler des années,
on s'expose à produire ensuite des idées qui n'ont
(1) Je ne puis assez louer l'intelligence et le zèle avec lesquels MM. Buisson, Dumas , Ducel et Fabrèges m'ont secondé dans les recherches auxquelles je me suis livré : les deux premiers en qualité de chirurgiens internes, les deux seconds comme chefs
de clinique.
D?7 pas même le mérite de l’à-propos. Tel est le principal motif qui m’a engagé à composer une série de mémoires.
Le premier , celui que je présente aujourd'hui au public, a pour objet l'étude d’une maladie fort simple en apparence, mais bien digne cependant de la méditation des praticiens. La blennorrhagie est , en effet, la mère de toutes les infirmités des voies urinaires, et l'on ne saurait trop prémunir les malades contre les dangers qu’elle entraîne ; on ne saurait trop suriout prendre de
soins pour en abrèger la durée.
Le second intéressera peut-être davantage par sa nouveauté: jy traiterai de l'emploi de l'argent contre les maladies syphilitiques les plus anciennes et les plus graves, J'ai tour à tour essayé jusqu'ici l'argent divisé, l’oxyde d'argent, le chlorure d'argent, le chlorure d'argent et d’ammoniaque, l'iodure et le cyanure d'argent, et je puis d’hors et déjà certifier que ce métal peut remplacer au
besoin l'or et le mercure.
Il est deux autres questions qui m'occupent
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encore depuis quelque temps , et qui formeront le sujet d’un troisième mémoire; ce sont l'examen de la méthode dite rationnelle, contre la maladie vénérienne, et l’inoculation du virus blennorrhagique et syphilitique. C’est la que je formulerai mon opinion, relativement aux doctrines nouvelles qui viennent d’être discutées au congrès
scientifique de Nantes.
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