‹ Mémoire sur l'efficacité des injections avec le nitrate d'argent cristallisé, dans le traitement des écoulemens anciens et récens de l'urètreChapitre 14 sur 15 · SEIZIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

SEIZIÈME OBSERVATION

Blennorrhagie récente et aiguë ; injections avec te nitrate d'argent. Accidens qui nécessitent la suspension du remède. Administration de l’opiat balsamique ; quérison.

LARROQUE, chasseur au 21° régiment d’infanterie légère, âgé de 25 ans, d’une santé frêle, atteint d'une blennorrhagie qui datait à peine de

quinze jours, se rendit à St-Éloi, le 29 avril 1835. L'’écoulement était d’un blanc sale, sans être cependant trop abondant , et le malade éprouvait de la douleur sur plusieurs points du canal.

Malgré tous ces symptômes, je n’en prescrivis pas moins deux injections par jour, avec un quart de grain de nitrate d'argent.

Les premières furent assez facilement supportées; mais, dès la cinquième , le malade éprouva une douleur brûlante dans tout le trajet du canal ; il y eut dysurie , et les urines devinrent sanguinolentes. |

La constitution echétive du malade devait me rendre avare de sang; aussi ne fis-je usage que de la diète, des bains et des boissons mucilagineuses. Dès que les symptômes inflammatoires eurent disparu, je donnai l’opiat balsamique ; mais ce ne fut qu'après deux mois de l'emploi de ce dernier moyen, que l'écoulement cessa.

Réflexions.— Les injections ont encore moins bien réussi que dans le cas précédent , et j'ai dü y renoncer bientôt.

Mais, qu'ai-je gagné par l'administration des balsamiques? Il a fallu encore deux mois pour guérir une maladie, que les injections dissipent , Ja plupart du temps, en quatre ou cinq jours. C’est ce qui arrive le’ plus souvent , lorsque l’on

(71) se borne à employer une méthode de traitement indirecte. U |

Tous les élèves qui assistent aux visites des vénériens, ont dû être frappés de la grande différence qu'il y à eue, par rapport à la rapidité de la guérison , entre les malades que j'aieus à traiter cette année, et ceux que j'avais eus à soigner l'année précédente. Chez ces derniers, la blennorrhagie s’est presque toujours offerte sous une forme assez peu aiguë , pour me permettre d'avoir presque immédiatement recours aux injections. Aussi, ai-je eu la satisfaction de guérir , en moins d'une vingtaine de jours, près de soixante individus atteints de blennorrhagies même très-récentes.

Au contraire, cette année, la plupart des écou- lemens que j'ai eus à traiter, ont présenté des symptômes d'acuité, telle que je me suis vu dans l'obligation de m'en tenir long-temps, soit à la méthode anti-phlogistique , soit aux balsamiques. Eh bien! il m'a fallu souvent deux, trois et quatre mois pour triompher du mal, et lorsque, fatigué par sa ténacité, j'ai voulu explorer l’urètre , j'ai trouvé déjà, chez plusieurs sujets, des altérations profondes de la muqueuse génito-urinaire. Dira-t-on ici que ce sont les injections qui les avaient produites ? Je n’en avais pas employé une seule,

Les faits que je rapporte, ont dû être d'autant plus saillans , que j'avais eu le soin de classer les malades par ordre de symptômes, de facon à mettre les élèves à même de mieux ôbserver.

Dix-SEPTIÈME OBSERVATION.

Blennorrhagie aiguë ; inefficacité de La saignée et de l’opiat balsamique ; injections avec le nitrate d'argent; quérison.

Raymonp (Matthieu), soldat au 2° régiment de ligne, âgé de 35 ans , d’une constitution robuste, entrà à S'-Éloi, le 20 avril 1835. IL avait alors une blennorrhagie qu'il portait depuis environ quinze jours , et qui, s'il faut en croire le malade, se serait manifestée pour la première fois, un mois et demi après le coït, et à la suite d'un voyage de cent cinquante lieues.

L’abondance et la couleur de l’écoulement, joints aux souffrances qu'éprouvait le malade, m'engagèrent d'abord à prescrire une saignée et quelques émolliens. Bientôt j'en vins à l'emploi de l'opiat balsamique, qui ne fit rien à l'écoulement; etpresque immédiatementaprès, aux injections. Dans le principe, je me contentai d'en faire pratiquer une seule par jour , et ensuite deux.

Les premières furent supportées sans le moindre inconvénient, et dès la dixième, l’écoulement avait beaucoup diminué et était devenu séreux ; à la douzième, il n’en existait pas la plus légère trace.

J'ai gardé le malade durant un mois après sa guérison , ét l'écoulement n’a plus reparu.

Réflexions. — Parmi le petit nombre de malades sur lesquels j'ai essayé mes injections dans la période d’acuité de la maladie, celui dont je viens de rapporter l'histoire , offre l'exemple du résultat le plus heureux que j'aie obtenu. Je ne prétends donc pas meservir de ce fait ni de quelques autres, pour préconiser mes injections contre les blennorrhagies aiguës, quelle que soit, d’ailleurs,

‘l’époque de leur apparition ; mais Je me suis demandé souvent si, en ayant recours à ce moyen au début même de la blennorrbagie , il n’y aurait pas possibilité de conjurer le mal. J'en étais à raisonner de la sorte , lorsque l’un de mes élèves à qui j'en parlais, me fournit fort à propos l’observa‘ion suivante ; elle est digne d'intérêt sous plus d’un rapport. On en jugera aisément après lavoir lue.

( 80 ) Dix-HuiTIt ME OBSERVATION.

Blennorrhagie commençante traitée à sa première période par les injections avec le nitrate d’argent, el guérie dès le troisième jour (1).

X...., élève de l’école vétérinaire de Lyon, en était à sa troisième blennorrhagie , lorsque , le 2 octobre 1835, il vint réclamer nos soins. L’écoulement qui s'était déclaré à peine depuis quelques jours, n’était formé que par une humeur visqueuse et limpide, avec agglutination des lèvres du méat. La douleur encore peu prononcée, ne se faisait

guère sentir que dans le point de l’urètre qui correspond à la fosse naviculaire.

X.... désirant guérir au plus vite, à cause de l'ouverture prochaine des cours , nous ne crûmes pouvoir mieux faire que &@e mettre en usage les injecüons du professeur Serre. Nous n’ignorions pas qu'elles n'avaient pas été encore employées dans la période de la blennorrhagie à laquelle nous les destinions. Cependant , le souvenir des nombreux prodiges que nous leur avions vu opérer , rompit bientôt notre hésitation, et nous pratiquâmes nous-même la première injection ,

(1) Gette observation m'a été communiquée par M. Fabrèges.

(81) éñ nôus promettant toutefois de suspendre le remède , sil en résultait le moindre inconvénient:

Ce premier essai ne donnà lieu qu’à une cuisson légère à l'extrémité du pénis ; nous fimes donc une nouvelle injection , les deux jours suivans. Après la troisième, X.... arrive chez nous tout joyeux du résultat, sentant, disait-il, que la maladie avait avorté. En effet, l'écoulement avait totalement cessé, et l'orifice du canal n'avait plus la rougeur qu'il présentait. Ce qu'il y a même d'étonnant, c'est que, pendant les trois jours qu'a duré le traitement, X..., naturellement adonné à tous Les genres d’excès , n’a pas apporté la moindre réforme à sa manière dé vivre.

Réflexions.—Ce que j'avais prévu, est arrivé. Une blennorrhagie commencçante a pu être arrêtée, dès son début, par trois injections avec le nitrate d'argent, ét je tiens pour sûr que déjà quelques étudians en médecine ont été guéris de la même manière , et en aussi peu de temps (1).

muse.

(1) Comme, dans le principe, la blennorrhagié a toujours son siége dans le voisinage de l'orifice du : gland , il est presque inutile de dire que, dans ces cas, on peut se dispenser de poüsser l'injection jusque dans la vessie; pourvu que le liquide parcoure la moitié de la portion spongieuse du cana!, c’en est assez.

Qu'y a-t-il, d'ailleurs, d’extraordinaire dans ces divers faits? La méthode des injections que je cherche à remettre en vigueur , n’a-t-elle jamais produit des effets pareils ? Au contraire , c’est par cela même qu'elle a souvent réussi dans ces cas , que l’on s’est eru autorisé à l'appliquer dans toutes les périodes de la blennorrhagie , et que l'on à ainsi frappé de défaveur un mode de médication destiné à rendre les plus grands services.

L'inflammation de la muqueuse génito-urinaire sera-t-elle donc la seule que l’on doive respecter? Mais, quels en sont les motifs? Pourquoi ne passe conduire ici, comme dans les inflammations externes ? Pourquoi agir loin de la partie affectée , lorsque le siège de la lésion permet de l'attaquer par des moyens locaux? Au lieu de suivre avec indifférence les progrès du mal, dites que les blennorrhagies sont susceptibles d’être combattues avec avantage dès les premiers instans de leur manifestation, et vous verrez les malades s’empresser de venir réclamer les secours de la médecine.

Que font, au contraire, les personnes atteintes d’écoulemens? Elles ne consultent pas même les gens de l’art; elles temporisent , et donnent ainsi à la maladie les moyens d'acquérir un caractère de ténacité que rien ne peut ensuite détruire. Jar eu moi-même la douleur de rencontrer, celte

année , deux malades chez lesquels j'ai vainement épuisé toutes les ressources de la thérapeutique. Les élèves de la clinique doivent aussi avoir présent à leur mémoire le souvenir d'un jeune homme d’Alais , nommé Boudon , qui, après avoir été soumis tour à tour à messoins et à ceux de mon collègue le professeur Lallemand , se vit obligé de sortir de l'hôpital, sans avoir pu se débarrasser d’un écoulement qu’il portait depuis environ trois ans ({).

Que l’on ne prête donc pas à mes paroles une valeur autre que celle que je leur donne moimême. En proposant les injections avec le nitrate d'argent cristallisé, contre les écoulemens anciens et récens de l’urètre, je n'ai jamais eu l’idée de les présenter comme un remède infaillible ; iln’en

(1) C'est ici le cas de dire avec Swédiaur : « En général il convient, et ilest même très-souvent nécessaire , dans les blennorrhagies opiniâtres , de changer les remèdes et les injections ; car on observe qu’une injection moins forte , produit quelquefois un bon effet, après.qu’on en a employé une plus forte , sans succès, et vice versä. Dans beaucoup de cas, il est bon encore de combiner les médicamens internes avec les moyens externes.» ( Traité eomplet des maladies vénériennes ; tom. I, pag. 217. )

existe pas. Mais, ce queje puis assurer saäns crair» dre d'être démenti, c’est qu'en se conformant aux préceptes que je viens de tracer, on abrégera de beaucoup la durée de ces écoulemens , et l'on en guérira même un grand nombre qui eussent résisté à tout autre mode de médication.

: J'aurais pu citer, dans le cours de ce mémoire, une série de faits puisés dans la pratique des médecins de Montpellier, ou de quelques villes voisines , car il en est déjà plusieurs qui ont adopté mes injections; mais , après y avoir réfléchi , jai préféré, en général, me servir de ceux qui ont èté recueillis à l’hôpital, et observés par conséquent par un grand nombre d'élèves. Ceux-:làx, du moins , portent avec eux un caractère d’authenticité que personne ne pourra leur contester.

En publiant mes observations sur l'efficacité des injections avec l’azotate acide d'argent, j'ai voulu aussi , au risque d'être devancé par d’autres, attendre que le temps eût confirmé les résultats que j'avais d’abord entrevus. Aujourd’hui que plus d'un an s’est écoulé depuis cette époque , et que les faits que je vois journellement , sanctionnent de plus en plus les principes que je professe, j'ai pensé qu'il était dé mon devoir de les faire connaître dans tous leurs détails.

(85) CN SRE" 1: 20

Les succès que j'avais obtenus dans le traitement des blennorrhagies chroniques à l’aide des injections avec le nitrate d'argent, étaient trop saillans , pour ne pas songer à faire l'application de ce moyen au catarrhe de la vessie. Je n’ignorais pas, du reste, que mon collègue M. Lallemand , avait eu à se louer de la cautérisation dans cette maladie. |

J'ai cherché , dès-lors, à comparer. les deux moyens sous le rapport de leur mode d'action , et j'ai cru reconnaître , au moins en théorie, que les injections pourraient bien avoir quelques avantages. Voiei comment.

On ne saurait assez applaudir à l'idée br qu'a eue le professeur Lallemand, de porter le nitrate d'argent jusque sur la surface interne de la vessie. Mais, en conduisant une grosse sonde armée dans le réservoir de l'urine, et l’agitant en divers sens, afin d'en cautériser les parois, n’estil pas à craindre que le caustique ne se détache de la cuvette , et ne tombe sur le bas-fond de cet organe ? Il suffit d’avoir garni quelquefois des sondes , même à la flamme de l'esprit de vin, pour juger de la facilité avec laquelle cet accident peut arriver.

D'une autre part, croit-on que ce soit chose

( 86 ) aisée de faire jouer une sonde dans une vessie vide d'urine, de facon à toucher également tous les points de sa surface interne ? Et comment apprécier au juste le degré d'activité à donner à la cautérisation ? Tout cela ne peut se faire que d'une manière fort approximative.

En cherchant à se rendre raison de la manière d'agir du nitrate d'argent dans le cas dont ïl s'agit, l'auteur du procédé a bien senti que le confact seul de la sonde. porte-caustique ne devait pas suffire pour cautériser en entier les parois de la cavité vésicale, Aussi at-il fallu avoir recours à la sécrétion de l'urine, provoquée par la cautérisation, et par suite , à l’arrivée de ce liquide dans la vessie, pour expliquer comment le caustique se répand uniformément sur (ous les points de eet organe. Or, la nature de l'urine varie à l'infini chez les mdividus , même à divers momens de la journée ; et qui voudrait nous garantir dès-lors les changemens que le nitrate d'argent peut subir, par le fait seul de sa mise en contact avee cette humeur ? Les expériences que j'ai fait faire à cé sujet sont, on ne peut plus, décisives.

Si les choses en sont à ce point , ne vaudraitil pas mieux se servir du nitrate d'argent en solution dans l’eau distillée? En procédant de la sorte, 4l serait du moins possible de graduer à volonté

l'action du caustique, et d'agir à la fois sur tous les points de la surface interne du réservoir de l'urine. Quant au canal de l'urètre, rien de plus facile que de le mettre à l’abri du contact du liquide, en portant l'injection dans la vessie, à l'aide d’une sonde , et la retirant par la même voie.

Puisque la vessie supporte impunément l’action directe du caustique, quel inconvénient peut avoir le nitrate d'argent dissous dans l’eau distillée ? N'ai-je pas déjà dit bien des fois, à propos de la blennorrhagie, que j'étais dans l'habitude de pousser les injections jusque dansle réservoir de l’urme ? Et comment craindrait-on d'agir avec le nitrate d'argent sur la muqueuse génito-urinaire, lorsque aujourd'hui on pratique des injections , avee cette même substanee, entre les paupières (1) ?

Malgré tout ce que je viens de dire en faveur des injections, ce serait être peu raisonnable que

(1) SiPon est obligé de changer le topique extérieur, parce que l’œil s’habitue au contact de l’alun, on peut user avantageusement du nitrate d'argent, en commençant par un ou deux grains dans une once d’eau, et en augmentant graduellement la dose. On peut introduire cette solution entre les paupières, deux ou trois fois par jour. ( Lawrence; Traité pratique des maladies des yeux, trad. par Billard, pag. 179.)

( 88) de vouloir qu'on les préférât d’hors et déjà à la cautérisation. Les sujets que j'ai eus à traiter jusqu'ici, né m'ayant pas permis d'essayer ce nouveau mode de traitement, comme je l’entends , je ne puis encore avoir à cet égard aucune opinion bien arrêtée. .... Mais , si la cautérisation directe de la vessie présente tous les avantages qu’on lui accorde, je serais bien trompé si les injections avec le nitrate d'argent, préparées dans des proportions convenables , étaient sans effet. Attendons que l'expérience ait prononcé.

Maintenant qu'un grand nombre de faits ont démontré l'efficacité des injections avec le nitrate d'argent, on ne manquera pas probablement de dire que ce moyen était connu depuis long-temps ; javouerat même , après avoir fait quelques recherches , qu'on le trouve consigné dans divers traités sur les maladies vénériennes , au milieu d’une foule d’autres substances (1). Mais, qu'il y a loin de l'indication vague et isolée d’un médicament quelconque , à l'étude attentive des effets de ce même médicament, et à l’énumération des cas dans lesquels il peut être utile ou nuisible! La

(1) Partout il est question du nitrate d’argent, dit pierre infernale, et non de l’azotate acide d’argent.

( 89 ) dose du remède etson mode d' administration ne doivent-ils pas aussi entrer pour beaucoup dans l'appréciation du moyen ?

Il en est de la thérapeutique comme de la médecine opératoire; les plus belles acquisitions sont rarement l'ouvrage d'un seul homme. Hunter nous avait appris déjà , depuis bien des années, à porter le nitrate d'argent sur les rétrécissemens de l'urètre, lorsque Ducamp substitua à la cautérisation antéro-postérieure , la cautérisation excentrique ; plus tard, on s’aperçut que les instrumens de Ducamp ne pouvaient guère être appliqués que sur la partie droite du canal, et le professeur Lallemand proposa de faire des sondes courbes et métalliques. Mais, ces dernières ne présentaient le nitrate, que sur la convexité ou la concavité du stylet porte-caustique. Que fit alors M. Ségalas? IL imagina un stylet à chaîne, qui, par son jeu dans l’intérieur de la canule, permit de promener le sel à base d'argent sur tous les points de la surface interne du rétrécissement :; et, en donnant un nouveau degré de perfection à l'œuvre de ses contemporains , M. Ségalas aussi mérita bien de la science.

Quant à moi, je le dis avec franchise : le principal motif qui m'’ait engagé à choisir pour mes injections le nitrate d'argent, de préférence à

toute autre substance , €'est que ce sel est précisément celui dont on se sert pour détruire les rétrécissemens de l'urètre, et que je devais ainsi répondre presque d'avance à laplus forte objection que l'on pût me porter. Je savais en outre que mon collègue M. Lallemand , et mon ami le docteur Fucord , avaient réussi, par la cautérisation , à arrêter beaucoup c'écoulemens , tant chez l'homme que chez la femme, et ces faits ne pouvaient que m'encourager à poursuivre l'idée que j'avais conçue (1).

Au surplus, n'aurai-je fait que remettre en vigueur ou modifier un remède tombé dans l'oubli, si le moyen est bon, men but est atteint. Mieux vaut contribzer à réhabiliter un remède utile, que d'en proposer un nouveau , mais su-

perflu.

(1) Dans tous les cas, il est essentiel de ne pas préparer d'avance une trop grande quantité de solution de nitrate d'argent; car. après deux ou trois fois vingtquatre heures, le contact seul de la lumière suffit souvent pour décomposer ce sel, et donner au liquide une couleur légèrement violette.

Page 1