DEUXIÈME OBSERVATION
Blennorrhagie existant depuis dix - huit mois : application de quelques sangsues au périnée , injections avec le nitrate d'argent ; cessation complète de l'écoulement , dès le cinquième jour.
WisseNGER, soldat au 21° régiment d’'infanterie légère, était atteint, depuis dix-huit mois
(1) Toutes les fois aue je parlerai des injectionsd’uue manière générale, il est convenu qu’il s'agira de celles
(3) environ, d'une blennorrhagie qui, après avoir été très-forte , avait fini par céder , et était tout-à-fait passée à l’état chronique. Enfin , le malade désireux de s'en débarrasser, vint à Montpellier , où il entra à l'hôpital, le3 décembre 1834.
Comme Wissenger venait de faire une longue route, et qu'il éprouvait encore un peu de douleur au périnée, je fs appliquer quelques sangsues sur le point douloureux. Il n’y eut plus, dès ce moment, qu'un suintement léger par le canal, ou, en d’autres termes, ce que les malades appellent volontiers la goutte militaire.
Prescription : Deux injections au quart.
Wissenger éprouva d'abord un sentiment d'ardeur au périnée ; mais l'écoulement diminua.
Le lendemain il ne fit qu'une seule injection , et l'écoulement diminua encore.
Dès le cinquième jour , c’est-à-dire, à la sixième injection, tout était fini.
Réflexions. — À quoi bon en venir, dans ce cas , à l'emploi des balsamiques ? IL est d’observation que lorsque l'écoulement est aussi ancien, le
dites au quart, c'est-à-dire, dansles proportions d’un quart de grain de nitrate d'argent par once d’eau distillée.
(55) copahu , le poivre eubèbe et la térébenthine sont à peu près sans effet; mais 1l existait un peu de douleur dans le canal, et j'ai dû la combattre. C’est là un précepte dont il ne faut jamais s'écarter. Voyez, du reste , la rapidité avec laquelle l'écoulement a disparu , et dites s’il est possibie de trouver un remède à la fois plus simple et plus sur.