VALEURS DE V OBSERVÉES
VALEERS DK X) CALCULÉES.
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DIFFinESCES,
Ces différences sont assez notables, et l'on ne peut pas considérer la relation trouvée pour les trois diamètres de la tête comme définitive, d'autant plus qu'elle n'est basée que sur un nombre assez limité de mesures, à savoir : 3 pour les têtes de Gnèbres, 8 pour les Hindous, 7 pour les Afghans, 5 pour les habitants du Ghilan et du Mazandéran, 5 pour les Kurdes et .'i pour les Bakbliarys. Les chiflVes de la première table ont une valeur rthnourapliique facile à interpréter. Us établissent trèsclaircmeiU une dilTérence mar.juée entre les* formes des crânes des populations de l'orient et de l'occident du territoire occupé par la race iranienne. Les Bakhliary.s et les Kurdes sont, pour tous les diamètres de la boîte osseuse du cerveau, à la limite opposée des variations des mêmrs lignes chez les Guèbres et chez
l'ethnographie de la perse. 64
les Hindous. La grandeur même de cette variation n'est pas en proportion de la grandeur numérique de chacun de ces diamètres. Moyenne pour la longueur de la tête, elle atteint sa valeur maximum pour la largeur, et sa valeur minimum pour la hauteur. Il semblerait donc que, dans la race iranienne, l'influence du croisement se traduit dans la forme du crâne, en premier lieu par un agrandissement du diamètre de largeur j mais, tout intéressante que serait celte observation, je n'ose pas trop m'y arrêter, car elle est basée sur un petit nombre de faits. Je la cite néanmoins pour que les investigations futures puissent la confirmer ou la détruire. Quant à l'ensemble des résultats que nous tirons de l'examen de cette table, ils n'ont rien qui ne soit conforme aux indications fournies par l'histoire. Ainsi, en retranchant les longueurs de têtes des différentes nations iraniennes de celles des Guèbres nous obtenons : 2 millimètres pour les Hindous, 12 millimètres pour les Afghans, 15 millimètres pour les habitants du Ghilan et du Mazandéran, 16 millimètres pour les Kurdes, et 17 millimètres pour les Bakhtiarys. Ce brusque passage de 2 millimètres à 12, nous indique évidemment l'influence d'une cause extérieure que je ne puis chercher que dans le croisement. Les aborigènes de l'Afghanistan sont non-seulement, sans aucun doute, de race iranienne; mais, comme je l'ai déjk dit, de tout temps ils ont subi plutôt l'influence des Persans et des Hindous que celle des populations touraniennes. Néanmoins, depuis l'époque oii ils ont embrassé l'islamisme, ainsi que les peuplades turques leurs voisines, cette communauté de religion a dû nécessairement favoriser le mélange dos deux races, et nous savons par l'histoire que les Ghildjeis, par exemple, actuellement une des tribus les plus puissantes de l'Afghanistan, sont d'origine turque. Les Mazandéraniens et les Ghilaniens, les uns par leur voisinage avec les Turcomans et les Kharesmiens, les autres par l'établissement parmi eux, dans le Talych, depuis le temps des premiers Seldjoukidcs, de la tribu turque des Ki[)tchaks, très-puissante encore en 1306
€2|ri l'ethkoghaphie de la perse,
(703 de l'hégire), où* elle s'insurgea contre Oldjaïtou Moiihammed Khodahbendèh , ont dû nécessairement garder quelques traces de leur croisement avec des Touraniens. Pour ce qui en est des Kurdes et des Baklitiarys, leur mélange avec les Sémites de la Mésopotamie et les tribus turques de l'Aderbeidjan et de l'Asie Mineure est trop évident pour exiger que l'on insiste sur ce fait. En général, nous voyons donc que les Hindous et les Guèbres diffèrent beaucoup moins entre eux, pour la conformation du cràn<j, que les autres branches de la race iranienne, et Ion ne peut attribuer ce fait qu'k l'isolement de ces populations, créé par leur religion exclusive. Si même on admettait, ce qui est fort probable, qu'à l'époque oii leur croyance religieuse était dominante dans les pays qu'ils habitent actuellement, ou qu ils occupaient antérieurement, ils se sont croisés avec d'autres races, leur crâne a pu revenir pendant les treize siècles de la domination de l'islamisme u sa forme primitive, simplement par l'eifet de l'atavisme, très- puissant chez les Iraniens, comme nous le verrons par la suite. Ainsi la forme que je considère comme typique et caractéristique pour la race iranienne est celle
« d'une boîte osseuse d'une capacité considérable, pres- » que une fois et demie plus longue que large, moins » haute que chez les Sémites, mais plus haute que chez » les Touraniens, ayant l'os frontal assez peu développé, » les lignes semi-circulaires des tempes assez distantes )) l'une de l'autre; enfin, ce crâne est assez plat par le » haut, et il a aussi un occipital très-aplati. »
Pour compléter les données que nous possédons sur la forme de la tctc des différentes populations d'origine iranienne, j'emprunte au mémoire cité de M. Duhousset les niesurcs de la plus grande circonférence horizontale de la tête, et je réunis dans la table ci-joinlc les moyennes des nombres donnés par ce savant, exprimées en millimètres.
ML'ïrrflNOf^itA»'Htî: de la 'peSse.
NATIONS
LA--PIC6 CBASIX:
CIRCONFÉRENCE HORIZOKTALE