INDIVIDUS
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Marabout Kabile, décapité à
Alger, en 1841
Mfantérieur auxii' siècle, recueilli par M. Quatrefages, en 1 857, dansles tranchées du boulevard Sébastopol, à
Paris
Id
Arabe de Tlemcen, n" 223.
Arabe de la plaine de Bône,
Mozabite moulé sur vivant,
ii°265..
Arabe du Sahara, a° 241 . . .
Arabe décapité au Sahara, de
1841, no 259
Arabe de Blidah^ n» 238. . .
Arabe d'Alger, n° 303
Moyennes
Ainsi le crâne sémitique, conaparé au crâne iranien, paraît être d'une capacité moindre que ce dernier, beaucoup moins large que lui, moins long, et ne le surpasse qu'en hauteur, ce qui fait qu'étant très-inférieur au crâne persan pour la longueur de la circonférence horizontale, il le dépasse un peu pour la demicirconférence verticale. M. Gliddon, dans son livre intitulé Typesofthe Mankindy p. 426 et 427, adonné, d'après un croquis qui lui a été envoyé par M. J. B. Davis, un des auteurs du bel ouvrageintitulé Cranta Z?nï(mmca, la description d'uncrâne soi-disant
72 l'ethnographie de la PEBSt.
Assyrien, extrait par M. Layard d'un ancien tumulns, en Babylonie. Il reproduit, dans l'ouvrage cité, une réduction de l'esquisse de M. Davis, et donne la mesure des trois diamètres de cette boîte osseuse assyrienne : diamètre loniiitudinal. 7 pouces 3/4 anglais ou lOT^^^j diamètre transversal. 5 p. 3/8 oii 137™"; diamètre vertical, 5 p. Ijk ou ISo*^"". 11 ajoute que dans toute la grande collection égyptienne de Morton, il n'y a que deux têtes de dimension pareille a celle-là, et encore sont-elles désignées comme Pélasgiques. ?Sous voyons aussi que dans tous les crânes que nous avons mesurés, il n'y a que le numéro h (n° 223), qui s'approche de ces chiffres, il est donc impossible de dire positivement que ce crâne n'ait pas appartenu à un Sémite. Dans tous les cas, on peut affirmer que. pour sa longueur, il faisait une exception à la forme ordinaire (voy. la note A) (1).
Si nous appliquons ces données a l'examen du bas-relief de Chapour, — dont quelques têtes se trouvent renvoyées, faute de place, à la page suivante, — nous ne manquons pas de voir que l'hypothèse proposée par M. Oaseley pour l'expliquer, et que nous avons déjh mentionnée, paraît être tout a fait admissible.
iSous avons insisté sur tous ces détails beaucoup plus longuement que nous ne pourrons le faire pour les autres parties de l'ethnographie physique des Iraniens, a cause de l'importance réelle de ces faits et surtout par suite de l'admission, presque
(T) La comparaison de mes moyennes avec celles da docteur Pruner-Bey, donne pour la Innguear de la léte, une différence de — 3"", 3, pour la largeur, -\- 2°'",0, poor la bauteor, + 1"",4, pour la circonférence horizontale, -f 4'"^.2, pourla courbé verticale longiludinale, + 43"^*°, 4. et enfin, pour la courbe verticale lalitudinale, -1-4 8°"°, 5. Le desaccord entre les deux derniers résultats, évidemment plus grand que l'erreur possible de mensuration , indique qu'il doit exister une différence notable entre n.a manière d'appliquer sur le crâne le ruban métrique dans les directions bi-auricolaire et antéro-posiérieure, et celie de M. Pruner-Bev
l'ethnographie de la perse. 73
générale, de résultats qui leur sont diamétralement opposés, et qui déroutaient les investigateurs.
Ainsi nous croyons avoir établi: i° que le berceau de la race iranienne doit être cherché à l'est de la Perse; 2° que jusqu'à présent il existe une différence caractéristique entre les populations orientales et occidentales de l'empire; et 3° que cette différence s'est déjà fait sentir depuis bien longtemps, et qu'on en trouve la trace dans les plus anciens documents ethnographiques.
Ce dernier résultat infirme l'explication donnée par Chardin, du changement qui s'est opéré dans le sang persan. On sait que viil. 10
74 l'ethnogbaphie D£ la perse.
l'illustre voyageur attribue cette transformation exclusivement à l'influence des femmes géorgiennes et circassiennes. iMais la Géorgie n'a fourni des femmes aux harems persans en nombre considérable que depuis l'avènement de la dynastie des Séfévides au trône de Perse. Cela a duré pendant tout le xviii* siècle, donc, en tout, à peu près trois cents ans ; mais ce croisement a complé- ' tement cessé au commencement du siècle actuel, depuis l'établissement des Russes aTiflis. Ainsi presque trois générations, et dans tous les cas les deux dernières peuvent être considérées comme parfaitement indépendantes de l'influence du sang géorgien, sans que cela ait exercé une action sensible sur la conformation extérieure des Persans occidentaux. Comparez les images des manuscrits ornés de miniatures de l'époque de Tamerlan avec celles du règne des Séfévides et des temps modernes, et vous trouverez que le type du Persan occidental n'a presque pas varié pendant les quatre derniers siècles. Mais quoiqu'il soitinexact d'attribuerl'amélioration du sang persan exclusivement au croisement avec les Géorgiennes ou les Circassiennes, il est néanmoins certain que ce changement est résulté du mélange de diverses races, accompli sur une grande échelle, et ayant duré très-longtemps.
11 est hors de doute que les premiers croisements des Sémites avec les Iraniens ont eu lieu à une époque très-reculée. M. Kunik croit pouvoir les faire remonter à deux mille ans avant notre ère, et cette date me paraît fort probable; mais ce qui est certain,, c'est que sous les Achéménidcs, et surtout depuis que les Perses eurent subjugué Babylone et toute la Mésopotamie, ce mélange des deux races devint fréquent et régulier. Sous les héritiers d'Alexandre le Grand et sous les Arsacides, l'élément grec vint ajouter son influence à celle des éléments sémitique et araméen sur la transformation des populations de la Perse occidentale, fait qui nous est attesté par les historiens. Je ne citerai qu'un passage curieux
L'EtirSOGRAPHTÉ DE LA PEBSE. tS
d'Appien d'Alexandrie, qui, ayant décrit le triomphe bouffon de Surena lors de sa rentrée dans la capitale des Parthes après la défaite de Crassus, et ayant donné quelques détails sur le festin offert par le barbare victorieux aux membres du sénat de Séleucie, ajoute : « Ce n'est pas que Rustius ne fut condamnable; mais les » Parthes ont tort de blâmer ce qui vient de Milet, puisque plu- » sieurs membres de la famille des Arsacides qui ont été leurs " Rois sont nés de courtisanes milésiennes et ioniennes » (voyez Appian Alexandrin, traduit du grec en français par Odet Philippe, sieur des Mares, conseiller du roi au siège de Falaize. Paris, 1659, p. 136). Il est vrai que non-seulement les rois des Parthes et leurs courtisans dépravés recueillaient, pour leurs débauches, des femmes de toutes les nations voisines j mais les hordes turques que les Arsacides traînaient a leur suite ont dû nécessairement aussi introduire l'élément touranien dans la population de la Perse occidentale.
Cet ordre de choses a duré depuis l'an 250 avant J.-C. jusqu'à l'an 226 de notre ère, c'est-à-dire pendant 476 ans. Sous les Sassanides, les populations de race persane ont pu se retremper dans le milieu national, pendant les /i25 ans qu'a duré cette dynastie. Depuis, la domination arabe a de nouveau facilité durant quatre siècles le mélange des Sémites avec les Iraniens. Sous les Seldjoukides, pendant 156 ans, sous les Kharezm- Chahs et sous les Monghols, de même que sous les descendants de Tamerlan, pendant plus de 500 ans, les Persans se croisaient constamment avec des races touraniennes. Sous les Séfévides, de 906 à 1135 de l'hégire, comme nous l'avons dit, l'élément géorgien et arménien est devenu prépondérant dans les croisements des Persans, et ce n'est, à proprement parler, que dans le siècle actuel que la Perse est réduite, pour le renouvellement de sa population, à ses seuls éléments nationaux.
76 L'ETHNOGRAPfflE DE LA PERSE.
Ainsi, depuis l'époque des Achéménides, la population de la Perse s'est trouvée sous Tinfluence prépondérante des races :
Araméo-Sémitique 4 500 ans.
Grecque et Sémitique, pendant à peu près 200
Grecque, Sémitique, Araméenne et Tourauienne . . . 500
Persane 425
Sémitique iOO
Touranienne 600
Arméno-Géorgienne • . 220
Pour apprécier exactement ces dates , il ne faut pas perdre de vue que par influence prépondérante nous ne désignons que celle qui s'exerçait sur les classes supérieures et aisées delà société, représentant toujours une fraction minime du chiffre total de la population de l'empire, et que par conséquent ses effets sur la masse du peuple avaient, naturellement, une action très-lenle. A vrai dire, c'est seulement l'influence sémitique, ou plutôt exclusivement arabe, qu'on peut considérer comme véritablement dominante parmi le bas peuple persan, surtout depuis le triomphe de l'islamisme, par des raisons à la fois politiques et religieuses. L'obligation imposée par la loi à chaque musulman aisé d'aller au moins une fois à la Mecque, usage qui semble avoir existé en Perse déjà à l'époque des Sassanides (voyez Prairies d'or de Macou(/i, traduction de INIM. Barbier de MeynardetPavetdeCourteille, t. 11, p. 1^9), n'a pas peu contribué a étendre l'effet de l'influence sémitique sur toutes les classes de la société.
Toutes ces actions extérieures, abstraction faite de celle des races touraniennes, étaient dirigées de l'ouest à l'est; par conséquent les populations occidentales de la Perse devaient surtout en ressentir les effets et en porter des traces bien tranchées. Celle observation vient à l'appui du premier résultat que je crois avoir obtenu par l'examen des crânes, et m'oblige à expo-
l'ethnographie de la PEBSE. 77
ser plus en détail les traits principaux de la conformation physique des populations orientales.
Les habitants de race persane des provinces orientales de la Perse y sont maintenant généralement désignés par le nom de Tadjiks. Ce nom, complètement inusité à l'occident de la Perse, ne commence à être employé, comme désignation d'une classe déterminée de la population , que dans le Khorassan oriental , dans le Séistan, à Hérat, dans TAfganistan, et il ne devient général pour tout homme de sang persan que sur les rives de l'Oxus et au-deik de ce fleuve. Les Occidentaux le connaissent aussi il est vrai, mais sous une forme abrégée; ils désignent par Tat, dans le nord-ouest de la Perse, les aborigènes de ces contrées subjugués par les races turques. Pietro délia \ aile me paraît être le premier, parmi les Européens, qui ail fait mention de ces derniers^ notamment il dit (tome II, p. /!i68 et /l69, trad. franc, de l'an 166S) : « Les gentilshommes, je veux dire ceux qu'ils appellent C/iî^i/ôaid, » et qui sont soldats originairement, ne s'enrôlent parmi eux, » (parmi la milice), mais seulement ceux qu'ils appellent Reaiet, » c'est-k-dire vassaux, ou Tat, qui sont quasi comme parmi nous » de la lie du peuple. Il est bien vrai que le nom Tat passe pour » roturier en Perse, parce qu'il ne convient qu'à ceux qui ne font » pas profession de porter les armes, ni de servir le roi en per- » sonne; néanmoins, si nous l'examinons de près, nous trouverons » qu'il est plus noble que celui de Chizilbasci, parce qu'en effet » Chizilbasci est le nom d'une certaine race de gens qui se sont » introduits, et qui se sont rendus puissants depuis peu par la » force, et qui commencèrent à paraître, comme je vous ai écrit » autrefois, avec le roi Ismael Sofi; mais Tat est le nom de ceux » qui descendent en droite ligne de la véritable ancienne race des » Persans. » Nous reviendrons plus en détail "sur les Taùy quand nous parlerons des variations du type primitif iranien dans les
78 l'ethnographie de la perse.
différentes parties de l'empire de Perse, et aussi quand nous exposerons la distribution des dialectes persans; maintenant bornons-nous à l'examen des Tadjiks.
Ce nom, tiré évidemment du mot persan tadj ou fj"are,ne se trouve pas mentionné chez les anciens, ni dans les inscriptions achéménides. Hérodote parle des Dadices, qui, avec les Sattagydes, les Gandariens et les Aspary tes, formaient le septième nome, et étaient taxés à 70 talents qu'ils payaient k Suze. Cette dernière circonstance nous force à les placer k l'ouest de l'empire de Darius, d'autant plus que leur contingent dans l'armée de Xerxès était Commandé par un fils d'Artaban, frère de Darius ; néanmoins, je suis très-porté a les prendre, comme l'a déjà fait Hammer (voy. Wiener Jarbuech, t. LUI, p. 25), pour des rarfjï/is, car dan s le VII* livre, § 66, Hérodote les assimile pour leur équipement aux Bactriens. Toutefois je serais encore plus porté k les retrouver dans les nixmxa( de Ptolémée (liv. VI, chap. xii, p. /t22, Willberg) habitant près des monts Oxiens , si l'on admettait , ce qui est assez probable, que les copistes aient confondu le t avec le tt, car xaoty.cfi serait incontestablement la seule manière possible de transcrire correctement en grec le nom des Tadjiks. Cette supposition me paraît d'autant plus probable que, comme l'a déjà remarqué Ritter (Geogr., t. VII, p. 7U), Denys le Périégète mentionne les Tadjiks sous le nom de Taoxoi. Quoi qu'il en soit, la plus ancienne mention positive de ce nom nous a été conservée par les Chinois. Deguignes [llisl. des Huns, t. Il, p. 51), dit en note, k la date de lan 122 avant Jésus-Christ, que le général Tchang-Kiao qui avait visité les pays occidentaux en dehors de la Chine, avait fait k son retour un rapport détaillé sur les contrées qu'il avait parcourues. « A l'occident de Gan-sie ('Ansi), » dit Deo^uignes « d'après ce rapport, on trouvait le royaume des Tiao- » tchi dont la situation répond k la Perse. On dit que ee royaume
l'ethnographie de lA PERSE. 70
» est voisin de la mer d'Occident; c'est sans doute le golfe Per- » sique. On y trouve des grains en abondance et un oiseau dont les » œufs sont très-gros. Anciennement ces peuples étaient goup vernés par leur prince, mais dans la suite les Gan-sie ('Ansi- ») Parthes?) les ont soumis et ont réduit leur royaume en province. » C'est ce que les Parthes ont fait de la Perse. » Grâce à l'obligeance si connue de M. Stanislas Julien, qui m'a fait remarquer ce passage de Deguignes, je puis compléter notablement ce renseignement précieux. Avec cette bienveillance du vrai savant, qui met l'intérêt de la science au-dessus de toute autre considération, l'illustre sinologue français a bien voulu me consacrer quelques séances à la Bibliothèque impériale, et parcourir avec moi les notices sur les contrées occidentales,conservéesdanslePien-i-ije;î, ou histoire des peuples étrangers connus des Chinois. Je donne ici le résultat des notes prises sous sa dictée, et quoique cette matière ait déjà été abordée par le savant M. Neumann (voy. Asiat. sludien, t. I, Persien), et d'après lui par Cari Pùtter (Geogr., t. VU, p. 716 et suiv.), de même que par M. Pauthier, quoique incidemment, dans son important mémoire sur l'inscription syro-ehinoise de Si-Ngan-Fou, je crois qu'on me saura gré d'avoir appelé sur cette question l'attention de l'illustre membre de l'Institut.
Les rapports de la Chine avec la Perse sous lesSassanides, con-^ nus très-imparfaitement par les auteurs orientaux [y oyez M açoudij trad. de M. Barbier de Meynard, et l'Histoire des Sassanides d'après les auteurs arméniens par Palkanof, p. 22), ont été très-fréquents. A deux reprises difiérentes, entre Û55 et 518, et depuis Tannée 638 jusqu'à 771, dernière année oîi, dans les annales chinoises il soit question du pays de Po-^sé (Perse), et des Tao-tchi (Tadjiks), il y a eu plusieurs ambassades envoyées parles rois de Perse à l'empereur de Chine. ÎNon-seulement les ambassadeurs persans se succédaient très-rapidement à la cour impériale, mais
SO l'ethnographie de la perse.
les princes du sang royal de Perse venaient se mettre sous la protection de cette cour contre les attaques des Arabes. Ces dates sont très-significatives. Le commencement de la première période correspond aux attaques du royaume des Sassanides par les Huns et les tribus turques, ainsi qu'aux premières guerres intestines qui éclatèrent entre les membres de cette dynastie, h la mort de Yezdedjird II. Bahram V, surnommé Gour, repoussa lui-même les incursions des étrangers, mais son fils songea à avoir recours à son puissant voisin oriental. Les faits historiques concernant la Perse ne sont pas nombreux dans les annales de la Chine, mais ils sont curieux, et en général très-exacts j dans tous les cas, ils nous garantissent la véracité des autres détails que nous leur emprunterons tant sur le pays que sur les habitants. Nous y lisons qu'en «616 le khan des Turcs, iiuniiné Chi-fio-iou, » s'empara du royaume de Po-ssé et tua le roi appelé Ku-ssa-o. Son » fils Chi-li monta sur le trône, mais Chi-ho-iou envoya le chef de » sa horde pour diriger le royaume ; quand Chi-li fut mort, le » peuple ne voulut pas se soumettre aux Turcs, la fille de Ku-ssa-o
V devint reine. Les Turcs la tuèrent, et le fils de Chi-li, Ten-ki, s'en- » fuit dans le royaume Fou-lin. Les Persans allèrent l'y chercher, D le mirent sur le trône, et il devint roi I-lan-chi. Après sa mort,
V I-ssé-i, fils de son frère aîné, monta sur le trône. Entre 656- » 060, le roi de Perse fut tué par les Tachis. Son fils Pi-lou-ssé » demanda du secours à l'empereur, mais Ka-tsong s'excusa à » cause de la longueur de la route. » Dans la notice géographique :.urle Ssi-yu,o\i hs Contrées Occidentales, ce fait remarquable est relaté avec plus de détails. Nous y lisons : « I-ssé-i ne régna pas, » il fut chassé par un grand chef, il s'enfuit chez les Toukhares. Au » milieu de la roule, les Ta-chis\e frappèrent et le tuèrent. Son fils, D Pi-lou-ssé entra dans le pays des Toukhares pour échapper au » danger. 11 envoya des ambassadeurs pour implorer le secours
l'ethnographie de la perse. 8J
» de l'empereur j mais jKao-/50M^ n'ayant pu envoyer des troupes, h » cause de réloignement,s'excusa. Les Ta-cAtsfirentdes incursions, ï> mais les habitjints de Toukhara les reçurent h coups de lance. >' Il est impossible de raconter plus exactement la fin de la dynastie des Sassanides. Ku-ssa-o est évidemment Khosrou-Perviz, qui, après un règne de 38 ans, fut détrôné et tué en 628. Son fils Chi-li est Chirouèh^ qui, ayant détrôné et tué son père h l'aide des Turcs, ne régna pas longtemps. La fille de Khosrou dont il est question dans les annales chinoises, est, sans contredit, Bouran, qui régna un an et demi d'après Maçoudi, et qui fonda le pyrée de Selm dans l'Irak ; quant à I-tan-chiy c'est le Firouz-Rhochenindèh de Maçoudi, nommé plus correctement par Mirkhond, Tchachinendèh, comme le prouve la transcription de son nom par les annalistes chinois. Enfin I-ssé-i n'est autre que le dernier Sassanide Yezdedjird 111, tué lors de l'invasion des Arabes ou des Tazis en 051, sous les ordres de Kaleb, général des armées du Khalife Abou-Bekr. Les historiens musulmans s'arrêtent généralement là y mais les annales chinoises nous permettent de voir que les descendants de Sassan ont conservé presque jusqu'à la fin du viii* siècle de notre ère l'espoir de regagner le trône de leurs ancêtres, à l'aide des Chinois; ainsi le Pi-Joussé dont il est question dans le passage que je viens de citer n'est autre que Firouz, l'un des deux fils de Yezdedjird. Nous apprenons de plus qu'entre 601 et 663, l'empereur lui donna le titre de gouverneur de la Perse, et sur ses plaintes touchant les incursions des Tac/us, le gouvernement chinois envoya des délégués dans les contrées occidentales qui les divisèrent en arrondissements et en districts. La ville de Tsilin (1)
H) C'est peut-être Zirin, ville du Scistan, Dienlionnée par Islakhri (voy. trad. do
Mordlmann, p. 444). Dans tous les cas, il me semble probable que les médailles indo-
snssanides, décrites parPrinsep, La?sen, elc. (voy. Lassen, Zur Gesch. der Griech. u.
Imlo skyt. Kocnige^ p, 108), se rapportent à celte époque, où Ips derniers princes sas-