CHAPITRE VIII
et gardèrent ainsi par devers eux ce qui aurait pu être pour eus l'objet d'un glorieux triomphe, ce qui est devenu l'instrument de leur dégradation.
§ 8. N'oublions pas que la chambre des communes adopta trois fois durant ces vingt-neuf années Un bill d'émancipation, mais que ce bill fut chaque fois.rejeté par la chambre des lords. Les lords cédèrent cependant au quatrième assaut, se- . condé qu'il était par la puissance de la nation irlandaise. Nous battîmes à la fin l'ennemi perftétuel de l'Irlande, la chambre britannique des pairs.
§ 9. Qu'on se rappelle que notre lutte était engagée peupla liberté de conscience. Oh ! qu'ils sont ignorans ces hommes qui vantent la tolérance protestante et déclament contre la bigoterie catholique! Cette calomnie a été J'un des plus grands maux que nous ayons endurés jadis; aujourd'hui^ nous en rtons et la traitons avec mépris. L'histoire des persécutions exercées par L'Eglise prot^tante étabhe contre les catholiques d'une part et contre les presbytériens et autres protestans dissîdens d'autre part, est une des pages les plus noir^ du temps.
§ 10. Les catholiques Irlanda^, trois fois redevenus puissans depuis la réforme, n'ont jamais persécuté personne.. — Béni soit le grand Dieu!
GHAPTTftE NEUVIÈIIIE.
$ I . Il n'y a jamais eu sur la surface de la terre peufJe traité avec autant de cruauté , de bassesse et d'injustice que le peuplé d'Irlande l'a été par le gouvernement anglais.
§ a. Les catholiques émancipés, le peuple anglais eut tout le temps de s'éveiller au sentiment des tromperies que l'on avait pratiquées envers lui par de faiisses alarmes , relativement à la religion et à la loyauté. La tromperie fut extrêmement précieuse aux trompeurs. A la fin, la nature monstrueuse de ce que l'on a appdé la représentation parlementaire sauta aux yeux du peuple anglais. Cétait peut-être la plus grand« et la plus plaisante force qne l'on ait jamais jouée sur le grand théâtre du monde. TleQrensement une bévue , telle que jamais homme n*en avait auparavant commis hors de l'enceinte des petites-maisons , une bévue du duc de Wellington, rendit si saillantes l'absurdité et la tyrannie de cette farce, qu'il devint impossible de la conthiuer. Lui, Wellington, comme premier ministre d'Angleterre, déclara sa conviction, que le système des bourgs-poUrrls et à nomination d'Angleterre était LA PEaFECTIOH ACTUELLE UE LA 8AGA-
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