‹ Mémoire sur l'Irlande indigène et saxonneChapitre 13 sur 41 · CHAPITRE Vn. (18M · texte numérisé non relu

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propriété que lord Caatlereagh votilut admettre, jurent l'exportatioD, rimportation et le revenu. 11 omit entièrement l'état de rentes; toutefois, d'après ses propres données, l'Irlande avait droit à io8 représentans sur 658.

De sa propre autorité et sous son' bon plaisir il en retrancha'8, et ne laissa à l'Irlande qde loo membres.

Mais la vérité est qu'il aurait dû comprendre dans ce calcul l'état de rentes relatif aux deux pays; et alors serait manifeste le droit qu'a l'Irlande d'avoir 169 membres. Et de plus, si les bases constitutives d'une représentation relative avaient consisté, comme cela devait être, uniquement dans la population et le revenu, le droit de l'Irlande à 1 76 membres eût été démontré.

§ 14. Si l'Union avait été un traité équitable, ' nulle chicane n'aurait pu priver l'Irlande, de i5o membres au moins. Toutefois, un tiers de ce nombre a été biffé par la volonté et le plaisir despotique du gouvernement anglais. Voilà qui est en vérité une injustice criante, une injustice qui contribue en grande partie à l'instabilité de l'Union. Toujours, à cet égard , justice substantielle a été refusée. Ainsi, nous sommes dégradés et insultés -par l'Union.

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GHAMTBE BUrnÊME

' S I . L'objet prétendu de l'Union était de consolider U fuùon des habitans des deux lies en une seule nation , un seul peuple. Les espérances les ' plus flatteuses hirent entretenues ; les gages les plus solennels lurent jurés. — L'Irlande ne devait plus être aubaine, ni étrangère à la liberté britannique. ' La religion des habitans ne devait plus être un 4lroit à la persécution; les nations devaient être identifiées, — jouir des mêmes privilèges, — des mentes lois, — des mêmes libertés.

On répéta jusqu'à fatiguer l'oreille, on prodigua -jusqu'à satiété les citations usées de « Paribuê se Ugibuê. v — Invietm gtnte*. — £f«rii« in Jmdera.

§ 2 . C'étaient des mots, latins ou anglais ce n'étaient que des mots, de simples mots, L'Irlande a tout fterduei n'a rien obtenu par /'Z/nttm.Pittse conduisit avec qu^ue dignité, quand il se démit de ses fonctions de premier ministre, parce que Georges III ne voulait pas lui permettre de remplir l'engagement qu'il avait pris envers l'Union d'accorder l'émancipation catholique. Mais cette di- ' gnité fut traînée dans la boue quand il consentit ensuite à redevenir ministre, avec sa promesse

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brieée et sa foi violée. Cep^idant il y a encore des II Pitt Clubs » n'e&t>ilpas vrai? en Angleterre! !l

§ 3. U Irlande a tout par du et n'a rien gagné par l'Union. Ilyaun mal profond dansléconomie politique de l'Irlande. 11 y a une plaie incurable dans la.coiistitutionderirlande. C'est que les neuf dixièmes du sol appartiennent aux absens. Ce mal était senti; il était considéré comme une source menaçante de toutes les calamités possibles, même avant l'Union. Il a prodigieusement grandi depuis. L'Union a inévitablement augmenté et ne peut manquer d'augmenter le nombre des absens. — Jusqu'aux établissemens nécessaires à la marcbe du gouvernement, un seul excepté, celui du Lord- Lieutenant, tous font partie du nombre des absens.

§4< L'Irlande a tout perdu et n'a rien gagné par l' Union. Cbacune des promesses fut rompue ; chacun des eugagemens fut violé. L'Irlande lutta^ pria, et appela ses amis à son aide; elle demanda secours au Parlement.

§ 5. A la fin, une révolution s'opéra dans l'esprit de nos démarches. Le peuple irlandais cessa de chercher auprès de ses amis protection et espérance de soulagement par eux. Il devint l'ami de lui-même, et , après vingt-six années d'agitationf il arracha la concession de l'émancipation. Il contraignit le plus puissant comme le plu», fourbei le plus hardi comme le plus adroit de ses enneipis à lui faire concession de l'émancipation.

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§ 6. WELLinCToif et Peel. — Le ciel en soit loué ! nou^ vous avons vaincus. Notre combinaison pacifique, vierge de sang répandu, de souillures, de crimes, se trouva trop forte pour la gloire militaire, — Bah! — de l'un, et pour tous les petits artifices, les avilissantes chicaneries, les tromperies plausibles de l'autre. Tous les deux concéderait enfin mais sans dignité, sans générosité, sans candeur, sans sincérité. Il y eut même dans la concession une petitesse, à laquelle on refiiserait presque de croire, si elle ne faisait pas partie de l'histoire publique. Us émancipèrent un peuple et par le même acte ils proscrivirent un individu. Peel et Wellington, nous vous avons vaincus ! nous vous avons chassés devant nous, nous vous avons amenés à luie libéralité forcée, et derrière vous, vous avez laissé tous les derniers lambeaux de votre réputation, comme dépouiUes opimes des vainqueurs.

§ 7. Il y a eu une époque intermédiaire , une époque où l'émancipation aurait pu être concédée de bonne grâce, et où elle aurait été acceptée comme un bienfait. Cesten i8a5. Cette année-là tout favorisait l'octroi, le don de l'émancipation; elle aurait pu être accordée avec grâce et dignité, elle aurait pu être conférée comme une émanation ' libre et spontanée des volontés puissantes d'hommes d'état et de conquérans. En 1 8a5 , Wellington et Peel s'opposèrent avec succès à l'émaucipatioD,

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