‹ Mémoire sur l'organisation du travailChapitre 1 sur 16 · DE LA PROPRIÉTÉ · texte numérisé non relu

DE LA PROPRIÉTÉ

Dieu a donné la terre à l’homme, comme base de son existence, en l’y condamnant au travail; de là, l’origine de la propriété. Le sol défriché devenait nécessairement la propriété de celui qui avait développé le travail nécessaire pour le féconder. Le fils succède au père, et de là, notre société présente, basée sur le résultat du travail et de l’économie. Rien ne se donne pour rien, et tout revenu exige une certaine quantité de travail antérieurement dépensée, ou acquise par l’échange du résultat d’un autre travail. Tout propriétaire qui dépense un certain travail à l’amélioration de son champ, ou qui y consacre une somme, résultat d’un travail antérieur, acquiert en quelque sorte, un droit de propriété aussi direct que celui du premier homme qui a défriché le champ. L’homme qui voudrait se substituer à un autre homme sur un champ, ou sur une propriété , serait tout aussi injuste qu’une nation qui voudrait se substituer à une autre nation, dans l’administration des richesses publiques, disposer des routes, des canaux, des docks, des chemins de fer, etc.; une telle iniquité ne pourrait se commettre sans l’anéantissement de l’autre nation qui, certainement ; ne voudrait pas. la souffrir. Napoléon était dans le faux en voulant porter la guerre en Angleterre, pour atteindre son commerce; il était dans le vrai, en créant des douanes, pour forcer la France à devenir industrieuse.

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