‹ Mémoire sur l'origine égyptienne de l'alphabet phénicienChapitre 8 sur 18 · MKMulItK SLIt L'ORIGINE ÉGYPTIENNE · texte numérisé non relu

MKMulItK SLIt L'ORIGINE ÉGYPTIENNE

trouve celte conjeclurc vraisemblable elle aura le mérite d'expliquer un nom très-embarrassant jusqu'ici.

L'alphabet hiéroglyphique avait également deux signes pour la consonne II, J, Le premier était le plus usité , et, par conséquent, c'est celui qu’on s'attendrait à retrouver dans l'alphabet phénicien; mais tandis que le nom de la lettre sémitique r’? (avec le daguescli ) montre le son primitif II, la tradition des Coptes indique ici, pour l’Égypte, la prononciation V : leur seconde lettre porte, en effet, le nom de vida. Ce nom est écrit plus anciennement mais le lî grec lui-même se prête à la prononciation

1 . D’après les indications des moines coptes, le & serait prononcé tantôt V et tantôt B , suivant l’occurrence; mais ils varient quant aux règles qui auraient présidé à celle différence. 11 paraît trèsprobable que ces deux nuances de prononciation ont dô exister en Égypte depuis très- longtemps dans divers mots, et surtout suivant les divers dialectes. Je crois néanmoins que la valeur fondamentale de la lettre la plus usuelle J était K. Nous avons au moins la preuve, qu’elle était considérée sous cet aspect par les hiérogrammates de la xix 1 ' dynastie. Nous avons déjà fait remarquer à propos de la transcription de e par = PII, que les littérateurs de cette époque avaient recherché, pour les mots sémitiques, des transcriptions rigoureusement exactes. Pour éviter le son V, dans le mot ros, demeure, et dans beaucoup d'autres, ils ont adopté la combinaison — VP. Il est curieux de trouver, parmi les contemporains de Moïse, des grammairiens assez délicats pour observer de pareilles nuances, ('/est dans l’àge littéraire, qui correspond particulièrement à la xix r dynastie, qu’on trouve ces raffinements, lin grand nombre de fonctionnaires avaient été mis en rapport avec les populations asiatiques, soit dans la Basse-Égypte, peuplée depuis longtemps d Israélites et d’autres tribus pastorales, soit dans les provinces syriennes soumises aux Pharaons. On peut affirmer que la connaissance de la langue chananécnnc devint alors une véritable mode, lin grand nombre de mots sémitiques furent

introduits dans le langage littéraire. Les écrivains des papyrus semblent faire, parade de la connaissance de ces termes : j’en ai réuni un nombre considérable; ils nous seront précieux comme types de transcriptions exactes.

C’est particulièrement dans l'écriture hiératique qu’on rencontre la consonne mixte JX.vp, signalée d'abord par M. Hincks; elle est tout à fait semblable à la combinaison fxir des Crées modernes ('b

Dans l'écriture hiéroglyphique, on a eu souvent l’occasion de transcrire le mot iy? , maison, élément initial de tant de noms de lieux bibliques : on s’est servi, à cet effet et par préférence, des diverses variantes du mot égyptien Bai, esprit, dme. Dans la liste des villes prises par Seionk, le groupe ordinaire est V*) , c'està-dire : i° la cassolette brillante, employée originairement comme symbole du mot bai, et plus lard comme lettre B; a" l'oiseau ba ou ra, et 3° le ] =■ T. Sous Ramsès II, on trouve l'orthographe Boita -an la , pour le nom de la

ville de narre?, dans In tribu de Nephlali.

Le nom de la princesse Buita-anta, fille de Ramsès 11, parait, au premier coup d’œil, reproduire le même mot. : le second élément est identique, c’est bien le nom de la déesse imita ; néanmoins, en étudiant les deux variantes principales de ce nom, on arrive à deux transcriptions qui diffèrent légèrement entre elles. Le nom de cette princesse s’écrit tantôt : Nnt j ou

î"«HJ^ es ^- flirc : Ba-ta-«nta®, et tantôt : T™

P, ou ce *I U * p p,, t s0 transcrire : Ba-na-ta-anta. Il

Le B égyptien s'approchait lui même assez de l'M pour qu'il en soit résulté quelquefois des confusions. Ainsi, suivant l'opinion de M. Brunch ( Geogr .

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