I. ï, p. q 68), M( ndès était en égyptien
Bai-cn-tat, «rie liouc de t la ville de Toi.» Alors le nom royal Smendès serait ma bai-en-tat, nom com-
mun dons la Baue-Égyple. Il existe néanmoins une transcription grecque plus exacte de ce mémo nom dans le Ç£er3et tjç des papyrus bilingues.
*' Le groupe # J 1 ^, <|ui représente des pains, se lit Ta dans plusieurs noms propres et s'échange avec les autres homophones de cette syllabe.
MÉMOIRE SUR L'OItIGINH EGYPTIENNE
inc paraît «‘vitleul que nous avons ici lus deux variantes sémitiques <1 ii mot fille, P 2 et Itaila mita signifierait : fille «le la déesse inata.
Le groupe JV que les hiéroglyphes emploient dans les cas où l’écriture hiéralhiue se sert de la combinaison \x = \ P, pourrait se transcrire \ Il ou 11, car il paraît évident que l’oiseau a été recherché dans ces mots parce que sa valeur représentait une prononciation moins affaiblie que celle du J = \, A l'époque où ces transcriptions furent faites. Mous allons d’ailleurs trouver le même oiseau employé seul ou accompagné de J, pour écrire le s dans d'autres mots hébreux.
La combinaison J ^ se retrouve pour le nom de peuple ^ *7* ]%u. %irba , que M. Ilincks identifie avec toute probabilité avec le nom biblique de Hakjt, . pabn; c’est, en effet, au nord de la Syrie qu’était placée Klttrba.
Dans le nom de Béryte, qu’on lit dans le passage déjà cité du papyrus Anaslasi, n° 1 , c’est l’échassier ^ seul qui rend le a : || ] , Timata = nrn-q. Je retrouve la même transcription du 2 dans un nom de ville très-curieux, «jue le même papyrus Anaslasi me présente dans la phrase suivante :
j? □ im* - ci c cü
bu ar-lub utui-t er h aies hnâ Tubn^i
bu lemek er tien sasu ber la ( petiu ?)
ff Tu li as pas fait route vers Kadettrh ni vers Tubachi; tu n’as pas été r du côté des Srlianu avec des soldats, n C’est ainsi que parle l’écrivain qui se vante d’avoir une parfaite connaissance de la Syrie et de la Palestine. Tubachi est certainement la ville de Syrie mentionnée, au livre des l’aralipomenes (I, xviu, 8) sous la forme rirnt?, comme faisant partie du domaine du roi de Soba, voisin de Damas, et qui four-
DE L'ALPHABET PHENICIEN.
à David une grande quantité d'airain. D'après les interprètes, 7Ybechat signifie boucherie 1 ''' 1 ; le littérateur égyptien connaissait parfaitement le sens de ce nom, car il a ajouté après les lettres les déterminatifs le couteau et le liras armé, convenables pour rappeler l’idée de mort violente 12 '.
J’ai dit que la connaissance des idiomes sémitiques avait engagé les écrivains de la dynastie à introduire un grand nombre de mots étrangers dans leurs ouvrages; nous allons aussi y retrouver plusieurs exemples du 2 et du 2 , transcrits en suivant assez exactement la notation grammaticale des Massorèles. M. Hincks a déjà signalé le mot qui désigne quelquefois un cliar de combat à la place de l’égyptien ^|| m , unit; c’est le nom , , , (s \ marhavuta, qui répond à l’hébreu 023 "id, et plus exactement à la forme du pluriel niasse; on a employé ici la jambe J, qui est le v ordinaire. M. Hincks cite également, dans le papyrus Anaslasi, qui, d’après son déterminatif,
répond très-bien au pluriel n'OTS, piscinœ; la transcription exacte donne ici VBarkavula. Il semble bien que dans ces deux exemples on ail voulu distinguer 2 = J de 2 = ou J L’orthographe barhavut, pour berekot, amène presque le signe J = \ à jouer le rôle d’une semi-voyelle. Je trouve un exemple semblable dans le papyrus d’Orbiney : le verbe égyptien uiav, en copte cmucyÊi, répondre , y est écrit V | "T . ■ ww (> 1. Ces variantes s'expliquent très-
naturellement par la valeur V, 2 , de la jambe J (s '.
Citons maintenant quelques exemples de mots sémitiques oô le
1,1 Bacille ; rt2H, macl/ire; d'après les Massorèles, pn2Ü, aurait été écrit sans dagwtch.
(,) Cf. les mots : p *~ ma> ftr "
xchulerc; J X ùt . e ^ » ,l{ <ictare, etc.
l3} — , morceau de bois dur, déter-
minatif des objets en bois.
t%) Déterminatifs : i" x, des actions qui se croisent; a" jfc, de In parole.
w l*a valeur exacte 3-== J est également bien conservée dons In mol I I
I m I itMPH — 232. urn (pop. Anaslasi , IV, pi. i5, 3). La même transcription du même radical se retrouve dans le nom de ville
harta-aniu , ou tria ville des raisins;* le 332 du livre de Josué (xi, ai, et iv,
MÉMOIRE SUR L'ORIGINE ÉGYPTIENNE 2 est transcrit comme nous venons de le voir dans la première lettre de ntona. Le papyrus Anastasi, n" i, dépeint dans l’une de ses rubriques un jeune guerrier faisant une expédition en Syrie; on y lit le passage suivant :
4 ri - k gtiualmba ta - k la tenter
ruxrè. ÎPViè
nri - k pnrnt her tmeki - k
n- Tu prends un détour, tu saisis ton arc, tu fais une charge sur ta «gauche, n Le mot saubalt , qu'on ne retrouve pas sur les monuments plus anciens, est évidemment l'hébreu art, circumivil, de même que parai' est le verbe yis, irrupit.
Ce texte, plein de mots sémitiques, m'offre, quelques lignes plus loin, le mol si connu sas, forces, armée. Le jeune guerrier est entouré de Bédouins sasu); l’interlocuteur lui dit ;
utSîîi.’iTa-isi.i'WiAi
auk un - lu v en for (IJ er hun-k ven ta ha - u
hn — k
«Tu est seul ; pas de n’est avec toi; pas de soldats derrière
«loi. d se transcrit très-exactement par tes, auquel
la ponctuation actuelle ne donne pas néanmoins de daguesch.
Un autre mot hébreu est également transcrit par ^ seul, dans
111 ter, déterminé par le signe «les paroles, peut se rapporter au copte 2£Ep . expier rare, ou à -)'s, n autrui, le sens en reste douteux pour moi. — m j . signe des étrangers.
DE L'ALPHABET l'IIÉNIOIEi'i.
le papyrus Auastasi, n 0 4 (pl. XCYUI, i. g); c’est ahariu : il désigne les étalons du pays des Khelas, qui sont cités avec les bons chevaux de Sangar. Quoique l’hébreu s’emploie hahituellement pour les taureaux, on le trouve néanmoins aussi appliqué aux chevaux* 51 .
Sur les monuments sculptés, la distinction entre les deux 3, 3 est moins bien observée; il 11e faut pas s’étonner d’y rencontrer le nom de Babel, 'jss, écrit [ | * 7 ~ 1 ., vever, et le mot r3,fils, écrit ma ven-nu.
Malgré ces exceptions et plusieurs autres qu’on pourra rencontrer, je crois que nous avons réuni assez d’exemples pour conclure : 1“ que l'articulation égyptienne se prononçait V— a; 3“ que la jambe J a reçu cette valeur exclusivement dans les transcriptions où l’on a recherché l’exactitude; 3 ° que, dans ce même but, les écrivains des papyrus ont transcrit a = B par = VP; 4 ° que, lorsque l’on n'a pas voulu sortir des règles ordinaires de l’écriture hiéroglyphique, on a préféré pour le 3 = B l'oiseau qui se rapprochait davantage de la syllabe bu.
Si l'articulation B n'a pas coexisté, dès l'origine, dans le langage égyptien avec le V, il est certain qu'elle s’y est introduite longtemps avant les Copies; nous trouvons, en effet, des mots parfaitement égyptiens écrits avec la combinaison VP=])£, dans les Rituels d’ancien style. O11 peut citer entre autres les mots JXVJ,. variante d’un manuscrit du Louvre pour J J — 3 * 1 , rbavba
pour baba ; LJ J’ “ &OKS , gravida, etc.
Le nom même du n'?, qui s’écrit avec un daguesrh, montre quelle était la première valeur de cette lettre dans l’alphabet sémitique, et cette discussion doit nous amener à comprendre pourquoi les Sémites n’ont pas emprunté la lettre la plus usitée, J, qui se prononçait V. L’oiseau ^ , sans avoir eu d’abord exactement la
t’ 1 T, sij^rn* dos quadrupèdes. ,%î Todtcnbuch , chap. txiv, iq. •• in-
i*i Jôivmie. VIII, 16. dique qu’il faut mloubfar fa syllabe et
l.epsius. Denk. etc. III. 199. lire baba.
valeur B, avait fini par s’en rapprocher sensiblement, et nous nous croyons autorisé à le transcrire par B dans les mots étrangers à l'Égvpte. Nous ne croyons pas néanmoins qu’il soit utile d’introduire cette distinction dans la transcription des mots égyptiens, où les nuances de la prononciation n’empêchent en aucune façon les signes J et de représenter une seule et même lettre.
Sans être aussi fréquemment employé que le J, le ^ figure néanmoins dans l’écriture d’un grand nombre de mots égyptiens. Il existe dans son abréviation cursive plusieurs variantes principales qui furent usitées en même temps, et nous constaterons la même chose pour d’autres ligures d’oiseaux. Je ne l’ai pas rencontré dans le papyrus Prisse; la forme usitée dans les papyrus de la xix c dynastie me parait être le type du beth phénicien. Je ferai remarquer que toutes les variantes antiques de cette lettre conservent ce trait inférieur, tournant brusquement à gauche, qui forme le corps de l’oiseau dans le siglc hiératique. Ce trait était essentiel à la lettre, puisque son prolongement a donné lieu, d’un côté, à la seconde boucle du B grec et italique, et, de l’autre, au trait inférieur du 5 hébreu.
Une abréviation aussi prononcée que celle de la lettre sémitique a produit chez les écrivains démotiques, et par une marche tout à fait indépendante, une ligure presque identique au beth de la forme angulaire. Cette ressemblance n’est pas inutile, comme continuation de notre proposition, car le beth est une des lettres phéniciennes qui ont subi une abréviation des plus marquées.
PALATALES.
J'étudierai ensemble les trois lettres ;, 5, p, qu’on peut nommer plus spécialement palatales , en laissant de côté pour le moment la gutturale aspirée n et le y, gutturale spéciale aux Sémites, quoique le rapport intime qui lie ces deux sortes d'articulations ail amené dans les transcriptions plusieurs irrégularités que nous signalerons en passant.
l)E 1/ALPHABET PHÉNICIEN. 39
Nous trouvons dans l'alphabet hiéroglyphique ancien quatre signes que les transcriptions grecques ont indiqués il Clianipolliou comme correspondants aux palatales K et 1’; ce sont : Q, j, jj.
Si nous nous en rapportions uniquement aux changements assez nombreux que ces signes subissent entre eux dans l’écriture des mots égyptiens, nous serions porté à décider avec M. Lepsius que ces quatre signes ne sont que de purs homophones et représentent une seule et même articulation. M. llincks a néanmoins remarqué le premier que chacune des trois lettres sémitiques recevait, dans les transcriptions égyptiennes, un caractère qui lui était all'ecté par préférence. M. Brugsch va plus loin : il reporte jusque dans la langue égyptienne les trois nuances indiquées par les transcriptions du 3 , du 3 et du p. Nous croyons qu’il y a quelque chose de vrai dans chacune de ces opinions.
Si nous consultons la langue copte dans ses divers dialectes, nous y trouvons la trace manifeste de la préexistence de deux articulations de cette classe. On y rencontre, en effet : i° le K grec, et a® le 6, lettre ajoutée à l'alphabet grec par les Coptes, et qui n’est autre chose que le signe démotique a — , correspondant à un K antique, la coupe Elle paraît avoir eu d’abord un son trèsvoisin du K, car, suivant la remarque de Schwarlze, elle le remplace dans la transcription de plusieurs mots grecs. Mais le même philologue constate qu’elle portait avec elle une nuance particulière qui l’a successivement modifiée et rapprochée des sifflantes. Il y a d’ailleurs, dans la nécessité même que les Coptes ont reconnue d’ajouter cette lettre à l’alphabet grec, une preuve manifeste que le K ne pouvait leur servir pour écrire certains mots de leur langue. Le est également employé en copte pour quelques mots du dialecte Ihébain; mais on trouve alors un k pour consonne primitive de ces mots. Le r* n’est habituellement qu’un adoucissement de prononciation, amené souvent par l’influence d'une nasale qui le précède. Il n’y a donc pas de motifs suffisants pour admettre l'existence de cette lettre dans la langue égyptienne. Quant