TRAITEMENT
Nous ne pouvons malheureusement que répéter ce que nous avonsdit àcesujet,dansnolrepremier travail :les applications topiques très diverses, tentées jusqu'à présent, n'ont donné aucun résultat.
Le voisinage des yeux, la sensibilité de la région, doivent d'ailleurs rendre le praticien très réservé dans le choix des substances qu'il voudrait essayer. Les lotions huileuses n'ont d'autre avantage que de faire temporairement disparaître les taches. Dans le cas de troubles généraux de la santé, il faut, avec soin, en rechercher l'origine probable et saisir toutes les indications thérapeutiques qu'ils peuvent donner. On aura, le plus souvent, à combattre l'aménorrhée, la dysménorrhée, la chlorohystière ou l'anémie. Si les eaux thermales sulfureuses paraissent avoir eu un succès si prompt et si marqué dans le cas publié par M. A. Duval, nous croyons que ce résultat a été dû surtout à l'heureuse influence qu'elles ont eu sur la constitution affaiblie du malade, ainsi qu'à l'ensemble des modifications apportées par le voyage et le changement de climat. Le déplacement des personnes atteintes, depuis peu de temps, de chromocrinie nous paraît encore, lorsqu'il peut être eflêclué, une des meilleures ressources.
Nous eussions sans doute été très heureux de pouvoir terminer ce travail par l'indication d'un traitement efficace; mais de ce que nos efforts ont été, jusqu'à présent, infructueux sous ce rapport, on ne doit pas, il nous semble, conclure au peu
d'ulililé de I étude de celle bizarre afl'eclion. Si nous sommes parvenu à élablir sa réalité , à indiquer les moyens de démasquer la simulation, nous serons largement récompensé des nombreux soucis et du travail qu'elle nous a déjà coûtés. Nous pensons ne pas nous être départi un seul instant des sentiments de modération et de loyauté qui doivent dominer toute discussion scientifique; nous attendrons désormais patiemment que le temps et l'équité de nos honorables adversaires viennent consacrer authentiquement ce qui est devenu pour nous une conviction profonde. Qu'il nous soit permis d'exprimer notre sincère reconnaissance à MM. Gibert, Hardy, Larrey, pour le bienveillant appui qu'ils nous ont prélé, et à M. Ch. Robin pour son affectueux et si précieux concours.
Nous remercions également MM. les rédacteurs de la presse médicale, de l'accueil sympathique qu'ils ont toujours accordé aux différents travaux sur la chromhidrose.