‹ Mémoire sur la Comédie infernale soumis au Saint-Siège [microforme]Chapitre 3 sur 3 · ARR · texte numérisé non relu

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Pourquoi Mgr. l’Archevêque est-il si sévère envers la Cmnédie Infèrnale et si peu envers le Journal de Québec ? Est-ce parceque la Comédie Infernale, étant publiée dans le diocèse de Montréal, ne regarde Sa Grâce que de loin, et que le Journal de Québec, pubiié sous les yeux de Mgr. l’Archevêque, le regarde directement ? Ou bien encore, la Comédie Infernale mérite-t-elle les censures de Mgr. l’Archevêque parce qu’elle soutient la suprématie de l’Egl.se sur l'Etat ? Le Journal de Québec mérite-t-il les faveurs de Monseigneur l’Archevêque, parce que, journal gallican, il soutient la suprématie de l'Etat sur l'Eglise ? Car en@n le Journal de Québec a soutenu toute une polémique dans laquelle il a dit, en toutes lettres, que la doctrine de la suprématie de l'Eglise sur l Etat est une ABSURDITÉ !

Non ! La Comédie Infernale n’a pas prévenu le jugement du St. Siége ! Elle:‘a défendu des droits sacrés, elle a plaidé une grande cause, puis, cemme toute publication catholique, elle s’est soumise purement, simplement, entièrement au St. Siége.

Dans une lettre privée, Monseigneur l’Archevêque de Québec affirme que tout le clergé et tous les bons catholiques condamnent la Comédie Infernale, tandisque tous les méchants applaudissent. C’est le contraire qui est vrai. Les adversaires de la Comédie lufernale sont les libres-penseurs, les gallicans, les libéraux catholiques, Monseigneur l’Evêque de Rimouski qui condamne un an à l’avance des ouvrages que le St. Siége honore d’un bref, Mgr. l’Evêque de St. Hyacinthe qui écrit à un juge à propos d’un ouvrage : “Si votre livre parait à Rome, il n’y a pas de doute qu’il ne soit mal noté et cependant je vous loue de l'avoir fait. ’—Le livre en question

prétendait entr’autres choses que les enfants nés de mariages faits dans les paroisses canoniques n'ayant pas de régistres civils étaient des bâtards, peut-être même des infidèles ; Mgr. l’Archevêque de Québec qui, sans un mot de protestation, laisse les professeurs de son Université proclamer et célébrer, en sa présence, les immortels principes de 89, et qui permet à ses journaux de soutenir les thèses les plus libérales et d’insulter NN. SS. les Evêques de Montréal et de Trois Rivières. Tels sont les adversaires de la Comédie, et quand on l’exigera l’auteur prouvera que ses adversaires sont bien tels qu’il vient de les définir et de les peindre.

Il y a en Canada un Voltairien fameux, un homme qui par sa position et la réputation de science qu’à tort ou à raison on lui attribue, a fait un mal immense à la religion. L’Honorable Louis Dessaules, car c’est ce personnage que nous avons en vue, a dit et écrit de l'Eglise, du St. Siége, de Rome, des Congrégations Romaines, de l'Evêque de Montréal, toutes les infamies possibles. Toutes les erreurs du rationalisme, du naturalisme et de la politique de Saten, il les a soutenues en face de son pays. L’onorable Louis Dessaules a assisté aux luttes déplorables qui divisent l'Eglise du Canada, il a pesé les actes de libéralisme catholique de NN. SS. les Evêques de St. Hyacinthe, de Rimouski et de Québec, et dans sa haine de la vérité catholique, il a tressailli d’allégresse en voyant plusieurs de ses principes faux et erronés recevoir la haute sanction de l’épiscopat. Et dans son bonheur, il a écrit une lettre d’injures à l’Evêque de Montréal, le persécuté du Séminaire de St. Sulpice et d’une partie de l’épiscopat. Le prétexte de sa lettre, il

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ne s’en est pas caché, est la Comédie Infernule, œuvre qu'il maudit,

Le St, Siége, en lisant cette lettre qui est au numéro 2 des documents qui accompagnent ce Mémoire, pourra se convaincre de la vérità de notre assertion, ‘savoir : que les gallicans, les libéraux-catholiques, l’Archevêque de Québec, NN. SS. les Evêques de St. Hyacinthe et de Rimouski, peut-être aussi Mgr. Guigues d'Ottawa, en se posant comme les adversaires de la Comédie ere nale, se sont rencontrés avec l’imp’$té personnifiée et le voltairianisme incarné dans la personne de l’Honorable Louis Dessaulles.

Veut-on savoir maintenant qui sont ceux qui ne condamnent pas la Comédie Infernale.

Elle a été publiée dans le diocèse de Montréal, et Mgr. l’Évêque de cette ville n’en a pas interdit la circulation.

Mgr. Adolphe Pinsonneault, Evêque de Birtha, en date du 2 juillet, 1872, écrivait à l’auteur, une lettre qui se trouve au numéro 3 des documents qui acccompagnent le présent mémoire et dans laquelle Sa Grandeur dit qu’il “lui semble que le résultat final de la Comédie sera avantageux. ”

Sa Grandeur Mgr. Farraud, Evêque d’Anemour en passant à l’Evêché de Montréal, en octobre dernier, voulut en présence de M. le Grand Vicaire Trutéau, de M. le Chanoine Moreau, et de plusieurs autres Prêtres, féliciter l’auteur de la C'omédie du courage d’avoir écrit un livre si franchement catholique ! Le 28 Octobre dernier, Mgr. de Trois-Rivières avoua à l’auteur de la Comédie que son œuvre jetait de grandes lumières sur l’état actuel de l’Église du Canada. “ J'aurais préféré, pourtant, ajouta Sa Grandeur, que vous eussiez pris une autre forme.” Et quand l’auteur eut donné ses explications sur la forme de son livre,

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Si la chose était. nécessaire, l'auteur pourrait, par des non de gr authentiques, prouver, contre l’assertion l’'Archevêque, que tout ce qu'il y & en. Cannde à de prêtres et de laïques ultramontains approuvent là Comédie Infernale et en espèrent le plus grand bien.

Telle est la vérité sur la Comédie fnfernale,

Par sa forme elle rappelle un dogme FRA 2

‘dogme trop oublié: de nos jours et qu éd de rappeler par tous: les moyens poss Les principes qu ‘elle émet vont à catholiques; Ne Les faits qu'elle rap ï te sont vrais ; e

Les adversaires qu combat: sont les ennemis de l'autorité ;

Tout cela miéritect:il la condamnation du Saint- Siége ?

Progterné: humiblemént aux pieds'du StsSiége, l’auteur proteste de son entière et absolue soumis sion au Souvérain Pontife, et même. il s’en porte, avec pleine confiince, au ses de Co: Fe grégations Romaines: ae US ta

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