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Pour terminer il faut mentionner quelques observations de Matteucci contre la manière de voir présentée ici (2). Ce savant se fonde sur le principe que, d'après cette théorie, une action chimique ne pourrait pas donner autant de chaleur, quand elle donne de l'Électricité, du Magnétisme ou de la Lumière, que quand cela n'a pas lieu ; tandis qu'il s'efforce d'établir par une
(i) L'auteur a approfondi davantage cette question dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales j à l'article Chaleur, et dans le recueil intitulé Progrès de la physique en i845, publié par la Société de physique de Berlin, p. 346.
(2) Biblioth. univ, de Genève, Suppl.^ n"* 16, 1847, 15 mai, p. 375.
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série de mesures, que le Zinc par sa dissolution dans TAcide produit tout autant de chaleur, quand cette dissolution se fait immédiatenient par Taffinité chimique, que quand elle forme une pile avec du platine ; et qu'un courant électrique qui fait incliner un aimant, produit autant d'efiTets chimiques et thermiques que sans cette déviation.
Matteuggi considère ces faits comme des objections, faute de comprendre le point de vue qu'il veut combattre, comme on le verra en les comparant à nos déductions. Il rapporte deux essais calorimétriques sur la chaleur qui se dégage dans la combinaison de la Baryte caustique avec de l'Acide sulfurique concentré ou étendu, et sur la chaleur produite par un même courant électrique dans un fil plongé dans des gaz de différents pouvoirs refroidissants : dans ces essais, la baryte et le fil sont quelquefois incandescents, et d'autres fois ne le sont pas.
Il trouve ces quantités de chaleur aussi grandes dans un cas que dans l'autre. Mais si l'on a égard à l'imperfection de nos- appareils calorimétriques, on peut admettre que la quantité de chaleur développée par les rayons lumineux, étant trop petite, a passé inaperçue dans ses expériences.
Dans la première expérience de Matteucci, l'union de la Baryte et de l'Acide sulfurique a lieu dans un vase athermane de plomb : les rayons lumineux ne peuvent s'en échapper.
Nous n'insisterons pas sur l'imperfection de la méthode de Matteucci. En résumé, nous croyons avoir démontré que notre loi n'est en contradiction avec aucun
des faits connus de la science ; et elle est confirmée au contraire par un grand nombre.
Nous nous sommes efforcé de présenter toutes les conséquences gui attendent encore leur confirmation expérimentale, et qui peuvent être déduites de la combinaison de notre principe avec les lois des phénomènes naturels connues jusqu'ici.
Le but de cette recherche servira d'excuse aux parties hypothétiques : l'auteur a voulu présenter aussi complètement que possible au physicien, la fécondité théorique et pratique de cette loi, dont la démonstration définitive peut être considérée comme un problème réservé à l'avenir le plus prochain de la science.