II. Rhomboèdres inverses au primitif ou de second ordre
^ Ueber die herzjormig genannlen Zwillingskrystalle von Kalkspath, and gewisse analoge von Quarz; lu à l'Académie des sciences de Berlin le a novembre 1829.
* En ce moment ( i5 juin 1867) le quartz est le minéral rhomboédrique qui présente le plus grand nombre de modifications, car ce nombre s'élève à cent soixante-huit formes différentes, dont cent trente-trois nouvelles. Or, d'après un travail publié en i856, à Turin, par M. Sella, sous lé titre de Quadro délie forme crUtalline delV argento rosso, del qaarzo e del calcare, et d'après mes propres observations, on ne connaît que cent quarante-six formes dans la chaux carbonatée, et quatre-vingt-quatre dans l'argent rouge.
^ An elementary Introduction to Mineralogy, par feu W. Phillips; nouvelle édition ,
III. Face rhombe, constituant le trigonoèdre droit et le trigo* noèdre gauche, qu'on peut aussi considérer comme deux hémiisocéloèdres.
IV. Plagièdres de la zone e* , s, ^, ou trapézoèdres de premier ordre.
V. Plagièdres de la zone p, s, e^, ou trapézoèdres de second ordre. *
VI. Prisme hexagonal, situé sur les angles latéraux de la forme primitive, premier prisme de M.. Rose. •
VI bis. Face perpendiculaire à Taxe principal ou base du prisme hexagonal, non observée par M. Rose.
Vn. Prisme hexagonal, situé sur les arêtes latérales de la forme primitive, second prisme de M. Rose.
VIII. Prismes symétriques à six ou à douze faces, sm* trois arêtes alterna ou sur les six arêtes verticales du premier prisme hexagonal.
IX. Faces isolées, se rattachant par une ou par deux zones à des faces comprises dans les précédentes, et appartenant à des isocéloèdres et à des hémiscidénoèdres.
Avant de passer à la description de chaque forme en particulier, je ferai remarquer que les faces nouvelles n^ont pas pu se déterminer toutes avec le même degré d'exactitude, et que plusieiu^s d'entre elles tot encore une existence assez problématique. Parmi celles qui me paraissent assurées, il en est dont le symbole n'a été calculé qu'au moyen de leurs incidences trouvées constantes sur un certain nombre d'échantillons^ ou tellement nettes qu'elles ne laissaient aucune incertitude ^ suc leur véritable valeur; d'autres, dont les signes parai^ent d'abord très^compliqués, font partie de zones assez bien déterminées pour 'ne pas permettre de choisir une notation plus simple que celle qui a été ftdoptée.
Comme on le verra plus loin, lorsque des incidences ne font pas parfaitement sûres , on peut souvent hésiter, pour lé signe cristallographique d'une face, entre deux relations plus ou moins
voisîaes* et quelquefois • également simples : daas ces cas douteux j*ai, ai générai i adopté k^rnobole qui offrait A la fois le jhis de simplicité dans les deux systèmes rhomboïdal et hexagonal.
Lorsque j*ai rencontré, sur des cristaux non groupés, des rhomboèdres parallèles et inverses au primitif, d'angles très-raj^rochés, je les ai considérés conmie exactemept inverses Tun de l'autre, et la mesure la plus nette a servi à la détermination de leurs symboles respectifs.
U en a été de même des plagièdres des lones e\ s, e^^ eip,s, é^; ceux dont les .incidences différaient très-peu ont été regardés comme rigoureusement iaverses dans chaque zone, et le signe de Tun 1^ été, quelquefois eo^ployé. pour simplifier ou pour assurer le signe de Tautre.
Le tableau, des mesures d'angles fera voir que le quartz possède un ftçj&e^B grand nombre de .ces faces de même angle, mais de position inverse, dont la réunion formerait sur le rhomboèdre des pseudo-isoçéloèdres ou des hémiscalénoèdres»
Les cristaux qui.m'çint offert le plus grand nombre de modifiications nouvelles, sont ceux qui accompagnent le mésitinspath^ la pyrite elle fer oocydalé de Traverselle, en Piémont. La plupart de
ces modificationssont des plagièdres supérieurs des deux zones e*\ s, e^ et p, s, é^^ .qui existent, souvent à la fois sur deux angles solides aittfés ^ droite;et à gauche de l'observateur : leur, direction ne partit donc nuUemeat en rapport avec le sens de la rotation, comme j'aurai occasion de l'expliquer plus loin.
Les faces des cristaux de Travenselle étant généralement petites ou arrondies, j'en ai mesuré plus d'une centaine, et j'ai pris des moyennes suutr quatre-vingt-deux des plus nets , afin d'éliminer autant quie^ possible les erreurs d'observation qui auraient pu influer sur la fdéterminaition du symbole de ces faces.
Les cristaux extraits du marbre de Carrare présentent aussi
sont loin d'êtreiaussi simples que MM. Rose e* Haidinger l'avaient supposé. Beaucoup d'entre eux sonl enchevêtrés ou bémitropes, et ta plupart portent (c second prisme hexagonal d' et un hémiprisme dodécagone sui' trois arêtes alternes du premier prisme e'.
Les échantillons du Brésil, employés par les opticiens à cause de la grosseur et de la pureté de quelques-uns d'entre eux, méritent encore un examen attentif; car les faces du prisme hexagonal e' y sont presque toujours remplacées par des rhomboèdres excessivement aigus, qui donnent naissance à des zones toutes particidières , dans lesquelles j'ai trouvé plusieurs faces à notation compliquée.
En décrivant successivemimt toutes les formes que j'ai observées, j'aurai soin de citer les particularités que chacune m'a présentées.