‹ Mémoire sur la cure radicale des pieds-botsChapitre 3 sur 12 · MÉMOIRE · texte numérisé non relu

MÉMOIRE

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Lorsque le pied se déforme par la rétraction de l’un ou de plusieurs des muscles de la jambe, ou par la disposition vicieuse primitive des os du tarse, il en résulte une maladie que les médecins français nomment pied-bot. Tous les muscles de la jambe peuvent se rétracter, mais il n’est donné qu’aux plus puissants de modifier la forme du pied. L’observation n’a point fait connaître, jusqu’à présent, de rétraction simultanée de tous les muscles de la jambe ; le plus communément la rétraction n’affecte qu’un seul ou à la fois deux de ces muscles. Les pieds-bots présentent quatre

difformités principales : le pied-bot en dedans , le pied-bot en dehors , le pied-bot phalangien et le pied-bot calcanien (i). La rétraction des muscles solaire et jumeaux contribue au développement du pied-bot en dedans ; la rétraction des péroniers, aidée souvent de la rétraction des muscles jumeaux, détermine le pied à se jeter en dehors.

Le pied-bot phalangien se forme sous Finfluence de la rétraction énergique des muscles jumeaux et solaire, aidée, dans quelques cas, de celle des muscles fléchisseurs des orteils ; le piedbot calcanien , sous Finfluence de la rétraction du muscle jambier antérieur, aidée, le plus ordinairement , par celle des tendons extenseurs des orteils ; entre ces quatre formes principales , existent des intermédiaires qui se rapprochent plus ou moins des quatre types indiqués.

Toutes ces déformations peuvent être congé niales ou accidentelles.

Les médecins de la plus haute antiquité ont

(1) Ne trouvant point de terme adopte' pour exprimer la difformité du pied , qui ne lui permet de toucher le sol que par le calcanéum , je l’ai appele'e pied-bot calcanien ; et par opposition je nomme pied-bot phalangien celui qui ne porte sur le sol que par les phalanges ; je remplace par ces derniers mots ceux de pied équin , pes ecjuinus , expression impropre , et qui devrait être abandonne'e depuis long-temps. Qu’a de commun, en effet, notre pied ainsi déforme -, avec celui du cheval ?

connu ces vices de conformation. Les Grecs appelaient Chtuuoi le pied tourné en dehors, pcuCôt le pied en dedans. Hippocrate, cependant, emploie le mot KvAÂof (i). Les latins se servaient communément des mots varus pour le pied en dedans, valgus pour le pied en dehors; Plaute, in milite , emploie quelquefois encore les mots compernis, pœtus, brochus(p ), Cependant G. Hotmail n pense que c'est une erreur , qu'il faut intervertir le sens de ces deux expressions, et donner le nom de valgus à la déformation communément nommée varus (3). Ce sentiment n'a pas prévalu. L'on a encore latinisé les mots grecs, et l'on s’est servi des expressions blœsus ou blœssus .

Hippocrate ne s'est point arrêté à l’indication du mal , il donne les moyens de le combattre ; il décrit soigneusement la manière d'appliquer le bandage ; il insiste pour que les pieds ne soient pas ramenés brusquement vers la direction normale : neque magnâ vi sed leniter cogantur (4).

Lorsque le bandage est appliqué, Hippocrate recommande de le maintenir par un soulier de

(1) Tlipi upQpcev.

(2) Voy. M. A. Sëyerin , de gibbis , valgis , varis, cap. 11.

(3) Castelli Lexicon , pag. 106 , verb. blœsus.

(4) Hippocratis opéra : interprète foësio : de articulis. Sect. VI, pag. 98,99; editio Francofurti , 1595.

plomb fait selon la forme de ceux de Chio, et si cela ne suffît pas, il signale les modèles des bottines qui peuvent être adaptées.

Ce passage d’Hippocrate est un nouvel exemple de la puissance de son génie ; loin de négliger une maladie qui aurait pu lui paraître peu importante , il en décrit les formes et les variétés ; il trace, d’une main sûre, les règles à suivre pour le traitement , et , pendant plus de deux mille ans, ses successeurs les plus habiles n’ont fait que reproduire ses idées et ses préceptes. Celse , si souvent remarquable par son exactitude et l’excellence de ses descriptions, ne cite pas même le nom de la maladie. Il faut arriver à Marc-Aurèle Séverine pour trouver le premier traité qui ait paru sur les pieds-bots (i). Sa description et son traitement laissent beaucoup à désirer ; il est resté de beaucoup au-dessous d’Hippocrate. Ambroise Paré (2) , après avoir indiqué un remède tonique, dont la formule se trouve aussi dans Marc-Aurèle Séverin, donne un modèle de bottines propres à redresser les pieds-bots* Dionis (3) a été encore moins bien

(1) De reconditâ ubcessuum naturâ : lib. VI, de gib bis , valgis > varis et aliis cib interna vi varie luxatis.

(2) OEuvres d’Amb. Pare , liv. XXIII , chap. Xï.

(B) Cours d’operations de chirurg. , 8e édition, pag. 774.

inspiré que ses prédécesseurs : il ose conseiller, pour maintenir le pied , une bottine en fer dont avait déjà parlé Fabrice d’Aquapendente.

Cependant le dix-huitième siècle voit naître des travaux importants ; des hommes qui ne sont point sans mérite vont s’occuper du traitement des pieds-bots et enrichir la science de découvertes utiles. Yénel, médecin à Orbe, dans le canton de Berne, établit, vers 1780, un hospice exclusivement destiné à recevoir les enfants dont les pieds étaient difformes ; il opère un grand nombre de cures heureuses qui appellent vivement l’attention sur lui. Yénel cachait sa méthode; mais elle fut divulguée en 1790. Ehrmann, de Francfort-surle-Mein, l’apprit d’un jeune médecin nommé Wantzel, qui avait été guéri d’une distorsion du pied dans l’institut de Yénel : il en fit part à Auguste Bruckner, de Gotha, qui, plus tard, en révéla tous les détails (1). Wantzel lui-même, après quelques années , fit paraître une dissertation sur les pieds-bots (2). En Angleterre plusieurs médecins s’occupèrent aussi de redresser les piedsbots ; Jackson, imitant Yénel, publia une dis-

(1) über einwcirts gedrehte Füsse , und deren Behandlüng beson ders nach Dr FeneVs Méthode.

(2) Dissert: de talipedibus varis , in- 4°. Tubingce , 1798.

sertation dans laquelle il indique plusieurs cures obtenues par des appareils qu’il dit être de son invention , mais sur la construction desquels il garde le plus profond secret (i). Presque en même temps, en France, Tiphaisne et Yerdier, chirurgiens-bandagistes faisaient vanter par les feuilles publiques, les succès obtenus par eux dans le traitement des pieds-bots, à l’aide de nouvelles machines. Jusqu’à cette époque l’empirisme et souvent l’ignorance avaient exploité les malheureux malades affectés de pied-bot. Ni l’anatomie ni la physiologie n’avaient prêté leurs secours aux théories qui auraient dû diriger les orthopédistes. Les sciences médicales, fort heureusement, ne devaient point tarder à faire de précieuses conquêtes.

Le dix-neuvième siècle s’ouvre et Scarpa publie son admirable traité sur les pieds-bots (2). L’illustre professeur de Pavie ne suit point la route commune , il ne va point chercher le remède avant de connaître le mal. Il s’occupe d’abord de défi) Observât : on the inefjicacious use of iron in cases of luxations , and distortions of the ancle joints , and children boni with deformed or crooked feet.

if) Memoria chirurgie a sul piedi torti congeniti dsi fanciulli , et sulla maniera di corregere (pies ta dijformità : con tavol. Pavia, i8o3 , in- 4°. Cet écrit existe en français, dans les mémoires de physiologie et de chirurgie-pratique, par Ant. Scarpa. Traduction de B. F. Le veillé. Paris 3 1804.

couvrir la cause de la difformité , et , lorsqu’il croit y être parvenu , il prouve ce que personne n’avait fait avant lui , que les os du tarse ne sont point luxés , qu’ils sont seulement éloignés en partie de leur contact mutuel , et contournés selon leur axe le plus petit (i). Ces connaissances anatomiques devaient conduire Scarpa à imaginer un bon appareil pour traiter les pieds-bots ; c’est ce qu’il fît ; il réussit autant que ce genre de traitement peut le permettre.

Plus tard Boyer (2) inventa une machine plus simple que celle de Scarpa, et il est parvenu, avec elle, à redresser des pieds qui étaient singulièrement contournés en dedans.

On ne connaissait point encore exactement le procédé de Yénel, lorsque M. Louis d’Ivernois, élève du successeur de cet orthopédiste , l’employa avec succès à Paris et le publia en 1817 (3). Avant cette publication M. d’Ivernois avait soumis la machine de Yénel à la société du cercle médical qui chargea M. Capuron de faire un rapport sur cet objet (4). Il en résulta d’utiles corrections

(d) Page 114. Traduction de Léveillë.

(2) Traite des maladies chirurgicales, tome IV, p. 613 ; 2® e'dit.

(3) Essai sur la torsion des pieds. in-8°. Paris.

(4) Voyez Gazette de santé, page 178; août 1814.

qui contribuèrent aux succès qu’obtint l’auteur. Cette série de travaux utiles sur le redressement des pieds-bots par les machines, se trouve terminée par le remarquable ouvrage de Delpech , intitulé de l’orthomorphie (i). L’auteur y traite avec talent l’étiologie des pieds-bots , et il propose l’emploi d’une machine nouvelle dont il donne la figure dans l’une des dernières planches. Delpech ne s’est point borné , dans cet ouvrage , à indiquer les machines comme unique ressource pour le traitement des pieds-bots, il revient sur la proposition qu’il avait déjà faite (2) de couper le tendon d’Achille lorsque les moyens extensifs ont échoué. C’est ici que commence un progrès immense, je dirai presqu’une révolution dans le traitement des pieds-bots.

Quoique Delpech ne soit pas le premier médecin qui ait eu la pensée de recourir à la section du tendon d’Achille pour obtenir la guérison des pieds-bots , il faut reconnaître cependant qu’il est le premier qui ait osé proposer cette opération comme ressource utile et quelquefois indispensable

(t) De l’orlhomorpliie par rapport à l’espèce humaine, in-8°. Paris, 1828; tome II, page 321.

(2) Précis éle'mentaire des maladies re'putées chirurgie : in-8°. Paris, 1816 ; tome I , page 669.

dans certains cas de pieds-bots , le premier qui Fait érigée en méthode et qui Fait soumise à des préceptes réguliers (i). Cette gloire lui appartient, et les chirurgiens français doivent la défendre. Qu’importe en effet que cette opération ait été pratiquée pour la première fois en 1784, sous les yeux de Thilénius(2), médecin des environs de Francfort , puis par Michaelis (3) et Sartorius (4) en 1812? c’étaient là des faits incomplets auxquels manquait une théorie scientifique qui leur donnât de la valeur. L’opération rapportée par Delpech fut généralement accueillie avec défaveur ; un journaliste s’étonna que Fauteur eût sérieusement proposé cette opération : d’autres rédacteurs de journaux trouvèrent que cette opération était une faute , mais ils discutèrent le point scientifique avec convenance.

Plusieurs années s’écoulèrent sans que les chirurgiens opérateurs s’occupassent de la section du tendon d’Achille. Tout-à-coup le journal de

(1) Chirurgie clinique de Montpellier, in-4° , 1823. — Me'moirc sur les pieds-bots : le malade fut opëre' en 1816.

(2) Thilénius, chirurgische JBemerkungen , 1784.

(3) Michaelis, in HufelancCs journal ; anno 1811, 6tes Heft. — Ce chirurgien n’a pas même pratique la section complète ; il n’a fait qu’une incision dans le tendon.

(4) Sartorius, in Siebold’s journal ,• 3ter band.

Rust (i) publie un mémoire du docteur Louis Stromeyer, chirurgien du roi du Hanovre , ayant pour objet l’indication d’un nouveau procédé opératoire pour la section du tendon d’Achille dans le traitement du pied-bot. Ce mémoire renferme deux observations de cures remarquables, obtenues par ce mode de traitement. La première opération fut pratiquée le 28 février 1 83 1 , la seconde le 12 juin 1882. Le 29 avril 1 834 M. Stromeyer écrit une lettre au rédacteur des archives générales (2) pour lui faire connaître quatre nouvelles opérations, dont trois furent suivies de succès.

Les résultats heureux obtenus par le chirurgien de Hanovre, éveillent promptement l’attention des orthopédistes de Paris. MM. Bouvier et Duval(3) répètent un grand nombre de fois la section du tendon d’Achille et leurs succès surpassent bientôt ceux du docteur Stromeyer . Enfin les cures remarquables que nous avons obtenues, et que nous

(1) Rust’s Magazin fur die gesammte Heilkunde. 59e vol. et gazette medicale , septembre 1835 , page 675. — Ce même me'moire traduit complètement par le docteur Richelot, dans les archives générales de médecine, 1854, tome 1er.

(2) Archives générales, tome 2e, page 194. — 1854.

(3) Bouvier. — Mémoire lu à l1 Académie des sciences , séance du 12 septembre 1836 , et Académie de médecine , 26 novembre 1836. — Voy. Bulletin de l’Académie de médecine , 15 décembre 1856.

Duval. — Académie royale de médecine , 17 janvier 1837. Bulletin, janvier 1857, page 304.

rapportons plus loin, complètent, nous le croyons, ce qui a été fait jusqu’à présent sur ce point important de chirurgie orthopédique.

La section du tendon d’Achille est désormais un fait acquis pour la science ; c’est une conquête destinée à donner un nouvel éclat à la chirurgie par les bienfaits qu’en obtiendront les malheureux atteints de difformités des pieds.

Si nous jetons un regard sur les faits que possédaient les annales de la médecine , nous nous étonnerons qu’on ne soit pas arrivé plus tôt à une découverte qui doit honorer le dixneuvième siècle. Déjà, en effet, Molinelli ([) avait démontré , dans l’histoire de l’Académie de Bologne, que, contrairement à l’opinion communément reçue à cette époque, les plaies du tendon d’Achille peuvent guérir avec facilité. Il rapporte quatre observations dans lesquelles on voit le tendon d’Achille coupé transversalement et cependant guérir parfaitement , malgré les acci-

dents qui vinrent compliquer la blessure. Hoin (2), chirurgien habile, de Dijon , a fait des expériences directes qui concordent parfaitement avec les

(1) Comment. Academ. Scientiar : Bononiens. tom. II. Par. j. pag. 189—196, et mémoires pour servir à l’histoire du 18e siècle, par Paul. Avignon, 1773 , pag. 126-137.

(2) Journal de médecine, janvier 1769, pag. 56-78.

remarques de Molinelli. Il coupa chez des chats et des chiens , tout ou partie du tendon d'Achille , et tous ont parfaitement guéri , quoique les plaies eussent été abandonnées à elles -mêmes, sans

être en aucune manière garanties de l'impression de l’air.

Pour compléter cet historique nous ajouterons que la section des tendons pour la guérison des pieds-bots est un fait connu depuis long -temps par les médecins - vétérinaires ; on m’a même assuré que, dans le Limousin, cette opération est vulgairement pratiquée par des hommes tout-à-fait étrangers à la science.

Voici ce qu'écrivaient en 1826, MM. Miquel et Debeaux (1) : « Il y a déjà bien long-temps » que l'on pratique la section des tendons fié— » chisseurs des pieds, dans le cas de direction » vicieuse des membres, sans que personne se » soit occupé à établir des règles précises pour » faire cette opération d'une manière méthodique ; » peut-être la timidité des uns et l'insuccès des » autres ont -ils empêché jusqu'à présent les » vétérinaires de publier leur procédé opératoire ;

(1) Observations sur les pieds-bots : journal pratique de médecine vétérinaire. Paris 1826; page 202. — Voyez même journal ; 1828, page 285, Observations de M. Blanc; 1830, page 546, Observ. de M. Bouissy.

» nous n’ignorons pas néanmoins que quelques » praticiens ont réussi bien avant nous à redresser » par ce moyen des membres qui avaient tout- » à-fait perdu leur aplomb.

» En vous communiquant le résultat de notre » travail, nous avons en vue de simplifier et » de rendre plus familière une opération qui » peut être aussi avantageuse à la chirurgie » humaine qu’à celle des animaux. »

Nous n’ajouterons qu’une réflexion à ce passage du mémoire cité : c’est que la médecine humaine et la médecine vétérinaire travaillent souvent , malheureusement, sans s’entendre, et que, malgré certaines prétentions, il serait peut-être impossible de découvrir à qui appartient l’idée première de la section du tendon d’Achille. Mais, nous le répétons, là n’est point le fait important : l’idée est essentielle, indispensable sans doute, mais le véritable fondateur d’une méthode est celui qui en trace les règles et qui assigne les cas où elle convient.

Malgré les succès étonnants obtenus par la section du tendon d’Achille , M. Jules Guérin a pensé que l’on pourrait éviter cette opération chez de jeunes sujets, et se dispenser des appareils contentifs connus en se servant du plâtre coulé. C’est

faire une nouvelle application de ce corps , employé depuis long-temps en Allemagne pour la cure des membres fracturés (i). Voici comment procède M. Jules Guérin.

Les membres qui sont le siège de la difformité, ayant été préalablement enduits d’un corps gras et recouverts d’une bande de flanelle roulée , sont assujettis et suspendus sur des fils transversaux dans une gouttière en bois. Il soumet ensuite les pieds à des tirages latéraux directement opposés , qui ont pour but et pour résultat de produire une torsion et un renversement dans un sens contraire à la torsion et au renversement existants. Il coule ensuite du plâtre autour du membre, qui est maintenu fixement jusqu’à ce que le plâtre se soit solidifié. Aussitôt que celui-ci est passé à l’état de solidification complète , il enlève le membre de la goutière, et il dégrossit l’enveloppe avec un couteau , de manière à ne laisser qu’une écorce de trois à quatre lignes de plâtre autour de la jambe et du pied. Ce pansement est renouvelé une fois tous les huit jours (2).

(d) Le professeur Dieffenbach a souvent employé' le plâtre : Pun de ses élèves a publie la dissertation suivante : De cruvibus Jractis gypso licjuefacto curandis. Joan. Aug. Muttray. Berolini , sep— temb. 1831.

(2) Lettre adressée à l1 Académie royale de médecine , sëance du 19 avril 1836. — -Gazette médicale; n° du 23 avril 1836 , pag. 268.

M. Jules Guérin a présenté à l’Académie de médecine, plusieurs jeunes sujets guéris par cette méthode.

Nous ayons terminé l’exposé des divers traitements employés pour combattre la difformité des pieds ; nous l’avons fait en historien qui raconte et non en historien qui juge : ce rôle viendra plus tard , lorsque nous aurons à apprécier la valeur des méthodes employées pour le traitement des pieds-bots.

Occupons-nous de l’anatomie pathologique des organes souffrants.

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