ISNARD
» Solvit. Reçu 12 fr. 50 c, 2' 57 li2. n°. 58 du Tarif.»
Boston, 2-2 juin 1817.
Examen du liquide de M. Léonard.
C'est essentiellement un éther sulfurique impur. Il contient plus d'impuretés qu'il ne s'en trouve d'ordinaire dans les meilleurs éthers vendus par les droguistes. La proportion de l'alcool est très-considérable: le quart presque du liquide se compose de cette substance. Outre les autres impuretés de l'éther ordinaire, il contient surtout des acides sulfurjques, il contient une trace d'essence ou huile de vin {oil of wine) .
Signé Martin Gay.
P. S. Le renseignement général ci-dessus est donné sans connaître l'objet que l'on a en vue par cet examen.
SoslOD, 22 juin 1847.
A la rcquûlc de M. G. G. Hayden, je certifie parles présentes que le contenu d'une fiole {demi John) , qu'il m'a exhibée, est de l'éther sulfurique non rectifié {un reciified).
Signé Joseph Burnett.
Je certifie que l'élher (dont l'analyse est donnée plus haut), a été constamment chez moi depuis le mois d'août dernier, et que c'est bien celui rapporté par W. P. Leavitt de chez Brewers, Stevens et compagnie, ainsi qu'il est dit à son affidavit-
Signé Grenville G. Hayden.
Boston, 22 juin 1847.
Hartford (Connecticutt) , le 3U octobre is^iu. Au docteur Morton,
Mon cher Monsieur, votre lettre, en date d'hier, me parvient à l'instant : je m'empresse de vous répondre, de peur que vous n'adoptiez une méthode (en disposant de vos droits), qui vous fasse manquer votre objet. Avant que vous ne fassiez aucun arrangement , je désire vous voir. Je crois que je serai à Boston le premier jour de la semaine prochaine, probablement lundi soir. Si l'opération consistant à administrer le gaz n'est pas accompagnée de trop de peine, et si elle produit l'effet dont vous parlez, ce sera sans aucun doute, votre fortune, pourvu que l'affaire soit bien menée. Votre tout dévoué, en toute hâte.
Signé H. Wells.
Boston, 6 janvier 1847.
Je déclare et certifie par les présentes, autant que jele sache et qu'il m'en souvienne, que je n'ai jamais entendu parler de l'emploi de l'éther sulfurique, par l'inhalation comme moyen de prévenir la douleur des opérations chirurgicales, avant que ce moyen n'ait été suggéré par le docteur W. T. G. Morton, à la fin d'octobre 1846.
Signé JOHÎi C. WaRREN,
Professeur, et chirurgien à l'hôpital général do Massachussctts.
Mon cher Monsieur ,
Je vous écris à la demande du docteur J. C. Warreti pour vous inviter à vous présenter vendredi matin à l'iiôpi(al, à dix heures , afin d'administrer à une personne qui (loit être opérée à ce moment, la préparation par vous inventée pour diminuer le sentiment de la douleur.
Votre tout dévoué , Signé C. F. Heywood , Chirurgien interne, à l'hôpital général de Massachussetts.
Le l-i octobre 1846.
Au docteur Mot ton.
Au docteur Morton, à Tremonl Row.
Monsieur le docteur Warren me charge de vous prier, si cela vous convient, d'administrer votre préparation à une personne à laquelle on doit enlever une partie de la mâchoire supérieure. L'opération sera faite demain par le docteur Warren, à onze heures du matin.
Votre dévoué , Signé C. F. Heywood , A l'hôpital général de Massachussetts.
Le 11 décembre 1846.
Au docteur Morton^ à Tremont Row.
Accession no
Author
Morton, Vif. T. G.
Mémoire sur la éther ...
Call no.
Anesthesia IV.23