CHAPITRE SECOND
LOIS DE LA DISTRIBUTION DE L'ÉLECTRICITÉ A LA SURFACE DE DEUX SMIÈRES CONDUCTRICES EN CONTACT.
§ vn.
Considérons maintenant d'une manière spéciale le cas où les deux sphères électrisées sont en contact. Soit a=t et c = i -\-b : en faisant en outre
l'équation (£) donnera
Nous pourrions faire, dès ce moment, g = h ; mais comme cette circonstance ne facilite pas l'intégration de l'équation (G), nous introduirons plus loin cette condition. D’après la forme linéaire de cette équation, il est évident qu’en établissant séparément les trois équations
$—,X J (jS-yx) -0 ’
(3 — yx 7 V)3— yx/ ’
l’on aura l’intégrale de l’équation (G), en prenant pour f (x) la somme
fw+r w+yw
Cela posé; considérons l’équation (G') et remarquons que, en posant
l’on o
J \j=^J-(Bp-C/)-(By-C)x ‘
Donc l'équation (G') donnera
A Ab
H—Cx ~ (B$— Cy) — (Z?y — C)x~° ‘
Or il est clair que l’on rend celte équation identique en prenant les coeflieiens B H C tels que l’on ait
n$—C t =zBb ; B-j — C—Cb ;
ce qui arrive en faisant B — i , C= i .
Ainsi, A, étant une constante arbitraire, l’on satisfait à l’équation (G’), en faisant
Mais , afin d'augmenter autant que possible la généralité de cette fonction de x , il ne faut pas regarder A comme une quantité absolument constante. Conformément à un principe fondamental , relatif aux intégrations de ce genre , l’on doit remplacer A par une fonction arbitraire de x } assujettie à la condition de demeurer invariable par le changement de x
eu — — . Or, avec une légère attention l'on découvre , que cette
condition est remplie par toute fonction de cos 57 et sine, eu prenant
inb
a a étant l’arc de 360°. Donc, en écrivant P au lieu de A, nous aurons
s,, . n(cossr, sins») P / x)=— ; -= ,
pour l'intégrale complète de l’équaliou (G’); la fonction désignée par fl étant arbitraire.
PAR J. PLARA
Passons maintenant à l’intégration de l'équation (G"). D’abord remarquons que, en y faisant f" (x)=Af(x) la question est réduite à intégrer l’équation
9 (x >-jr =^ 9
Pour cela, nous ferons tf(x)=i-t-bf'(x)-, ce qui donne
Actuellement , je prends
et par la substitution j'obtiens
après avoir fait , pour plus de sim|)licité ,
Si l’on fait ici
l’on aura de même
en faisant
^ ^ ' k 7 — c"x p — yx^ V/3 — yxj
Rien n’empêche de continuer indéfiniment ces transformations successives , ce qui fournira cette suite régulière d’équations : savoir
A"=j3.A' — y.tf , k>"=p.k"—y.c",
*<’'=p.A(— >— ycl— > ;
etc.
d'=y.kr—c” , c"=y.k"'—c'" ,
et l'on aura
En éliminant de l’expression de A l’on a
et comme (3 — i — ib; (3 — y‘ = — b\ cela revient à dire, que, trois coefficiens consécutifs sont liés par l’équation
(34) *<•>— ubb - 1 * >=o .
L’on trouve de la même manière
(35) ycM=b‘.K— '-4-A<*> :
PAU J. PLARA
île sorte qu'il suffit île chercher l'expression île D’après la théorie îles séries récurrentes, l’équation (34) nous indique que l'on a ce développement, savoir
■: = i -t- A u -+■ AV-t- k* a 1 -t-A'" , «**"-t-clc. ;
mais, i — 5 /i« + 4‘m‘=(i — 4«)‘; partant nous avons aussi
'~*~ u — ( i -t-n)( t -t-a iM-t-36‘u‘-t-4A , tt 1 -*-etc.) :
i — aéu-t-o u '
d'où l’on tire
En substituant cette valeur de A 0,1 dans l'équation (35) l'on trouvera yc l * 1 =(n4 - 1 )6*( i -+-4)‘ ;
et par conséquent
l>e sorte que nous avons
La fonction f"{pc) est donc telle que l’on a
où la caractéristique I indique, que l’on doit prendre la totalité des termes semblables formés en donnant à n toutes les valeurs entières et positives o, t, a, 3, oo .
En remplaçant n -1- i par n l’on pourra comprendre le premier
CS
terme h sous le signe T. et écrire
f"(x)z =bhï
On peut intégrer de la même manière l’équation (G 1 *).
En faisant d'abord f"'(x) =— gbty(x) , l'on a
Soit ,
nous aurons
après avoir fait
Actuellement l'on fera
*'U) = ÿÿ7 Z ^-l-6^(*) ,
ce qui donnera
en posant
/5 — yx^ \|3 — yx/
En continuant ainsi l'on formera cette suite d’équations ;
ï'( x )=JFZ^’*' b '?W >
f (x)=^i^ + if'(x) , ’r’ (x)= J'fi'ZZg"x ^ >
etc* ;
>— y.gi— > ,
etc. ;
g" =zy. fi”- g"> ,
etc. ;
d'où Tou tire
/'V) — g b , fr—g’.v~ h n"—g / 'jc - • • g - ('
Il est clair que les équalions (34) el (35) auront encore lieu dans le cas actuel , après avoir remplacé Jt w par // "* et e J " ) par g' ni . De là, et de la théorie des séries recuiTCnles, il est facile de conclure que l’on a
i — a bu- 4 -b‘u‘
’-t-ete.
H^=(n^ri)-,b- , ^»=i'j.H-n( ,+*){;
et par conséquent
De sorte que l’on a
/”' (x) = — gbî i — .
L’intégrale complète de l’équalion (G) est donc
-*-bh7.
-bgZ-
Il est maintenant facile de sommer ces deux suites infinies par des intégrales définies.
§ MH.
En elfet; la formule
donne
tLt
Z r ZC. <*+■»>-» Ç , Z
l = e.| dt.t
.p-t-nq .1 J °
ce qui revient à dire que I on a
Ht C. r—'{ 4 M 3» \
t. =r Idl.t I 1-4-7 -4- f -4-t -4- etc. 1 ,
cp-*-nq ) V /
bien
Çdt.i
nq J —**
Donc en faisant p = h, iji = (i- 4 - 6 )(i — x), celle formule donnera
. 6-4-71 ( 1-4-6 ) — ti( i -4-6 )x
f dt.t
et en y faisant, ys=( i -+- b )— x ; ^s(t-f^)(i — x) , la même formule donnera
PAR J. Pl.AtIA
En substituant ces valeurs dans le second membre de l’équation (//), nous aurons
P i Cdt.t~' \h—R .t~*\
t T=^ rb f
pour l’intégrale complète de l'équation (G), sous forme finie.
Indépendamment de l’intégration, les deux équations {J) et (B) démontrent a priori , que dans le cas du contact des deux sphères l'on doit avoir £ = /«, puisque, en y faisant c—a-t-b et x=a les deux premiers membres de ces équations deviennent identiques. Donc, en posant g = h, la formule ( IP ) deviendra
, r, , P » , Idt.t ' (t —t *)
<" > t t (rW -a •
Il y a une autre manière de sommer les deux suites infinies que l’on voit dans le second membre de l’équation (H) : elle est fondée sur le principe que l’on a l'équation
i a<jt f t lit
p-*-nq itj (p‘+q‘t‘)(n'-bt‘
En (Ilot ; par la théorie de l'intégration des fractions rationnelles, il est d'abord clair que l’on a
dt
r cdt g r dt f r
| /4 B t -*-Ct' (~r — /‘J -t-G G— fj (
en |>osant pour plus de simplicité
G = -B^--Y F=-B—-Y B‘—4JC.
MÉMOIRE SUR LA DISTRIBUTION DE l'eLECTRICITÉ ETC.
Il suit de là que
\-JTB
dt
A + Bt'->rCt' *y~c'\ G+-\~P
Donc en prenant A-hBt‘-t-Ct' = (/>'-+- q‘ t‘ )(n-4-t' ) , l'on a C=q' j G=p' ; F=t/‘n‘ ;
c’est-à-dire l’eupressiou précédente de la fraction .
Par ( application de cette formule nous avons en conséquence
(i — x) f \ t'dt S i
j A‘-H i -+-£)’( i —x jÿ't ’
' (»+ «)(l -4-i) — j I -+-/t(i-4-i)jx
j(i -t-6)(i — x) f tdt
Donc, en observant que l’on a
by ( I X)' t à * e H*-f- f*
nous aurons » après avoir fait ;
JT )/>'■
t'dt
jt J ( i -4- A —
x)’-+- 1 1 -t-A)‘(t — x)’ C f n’jK?
Mais l’on sait que
TT \ n-k-f a an t~*~ e **‘
Donc en remarquant que la quantité
1 LocJ 6‘-+-(i-t-6)‘(i — x)Y |
a(i-t-4)(i — x) b 'j(i-t-A — x)‘-*-(i — x)Yj ’
devient égale à zéro, lorsque l’on y fait <= oc , l'on trouvera que dans le cas de g — h l’on a, au lieu de l'équation (//") ;
... P h b h bh , / i — x\
r tjU
r tju
3 AA (, +/>)(. -x)J [( I +A X) * H .( 1 +A)* ( , jr) v]'
Cette expression de f(x) s'accorde avec celle que Poisson a trouvée, par un procédé moins simple, dans la page *j3 de son second Mémoire. Si l’on veut démoutrer d'une manière expéditive l’équation précé-
dente qui fournit, sous forme finie, la valeur de la somme 7.—; \ ,
il faut partir de l'équation
cot.ç= - — 2?
f ît — «p 4* — 9 qk — ç \
donnée par Euler, et remarquer qu’en y remplaçant ç par r.t\ i ,
l'on a
cot.B/V rr T= — ^ >
et par conséquent
ir*
O» verra plus loin que l’équation (//") est préférable à l’équation (//") pour obtenir, sous forme finie, l'expression de la fonction s (/a, x), définie dans le § V.