‹ Mémoire sur la famille des LoranthacéesChapitre 5 sur 11 · IV. Schœpfia • o . ... a . . . . o . . . . o · texte numérisé non relu

IV. Schœpfia • o . ... a . . . . o . . . . o

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Il faut observer que les espèces d'Asie habitent toutes l'Inde ou les pays très voisins de l'Inde , et que celles de l'Amérique méridionale sont en grande majorité dans les Antilles et le Brésil : un très petit nombre dans les deux hémisphères vivent hors des limites des tropiques.

Toutes les Loranthacées vivent dans une région circonscrite, et aucune, à ma connaissance, ne s'est encore trouvée dans deux régions éloignées. 11 y a plus, les espèces de Java sont presque toutes distinctes de celles du continent indien; celles des Antilles, du Brésil, du Mexique, du Pérou et du Chili sont différentes les unes des autres. Ces plantes ont donc besoin, pour leur végétation, d'un concours très déterminé de circonstances, et cette raison, jointe aux difficultés communes à toutes les plantes parasites, explique suffisamment pourquoi aucune d'elles n'a été soumise à la culture dans les jardins botaniques.

Si l'on combine cette difficulté avec celles qui résultent de la dispersion des espèces sur le globe, de la peine que les voyageurs éprouvent souvent à les cueillir sur des arbres élevés, de celle qu'elles offrent pour leur dessiccation , on concevra les causes qui ont si long-temps retardé l'étude de ces végétaux. La bizarrerie de leur végétation et la diversité de leurs formes doivent faire désirer que les Loranthacées soient dorénavant moins négligées, et j'ose ici adresser à tous les voyageurs, et aux botanistes sédentaires dans les pays riches en Loranthacées, la demande d'avoir égard dans leurs recherches aux points suivans :

i°. Il convient de noter avec précision les diverses espèces d'arbres sur lesquels on trouve chaque espèce de Loranthacée;

3°. Dans le cas où les arbres ne sont pas parfaitement connus des voyageurs , ils doivent en conserver des fragmens propres à les déterminer, et de noter toujours par des renvois précis sur quel fragment chaque Loranthacée a été trouvée ;

5°. Il faut vérifier sur chaque espèce le mode d'adhérence de la plante parasite sur son support, et lorsque cela n'entraînerait pas trop d'embarras, il conviendrait de conserver la base de la Loranthacée pour reconnaître son moyen d'implantation;

4°. H importe de dessécher avec soin, en fleurs et en fruits, toutes les Loranthacées qui se présenteront aux yeux des voyageurs. Ces plantes sont encore rares dans les collections ; on en a peu de figures et de descriptions

ZORANTHA CBS S.

LORANTHUS çe«à»W

LORANTHACÉES. a5

complètes, et ce n'est que des grandes collections que pourront sortir quelques moyens d'éclairer leur classification ;

5°. Les botanistes sédentaires dans les pays tropiques feront bien de vérifier sur une ou deux espèces de chaque groupe les observations et expériences physiologiques faites sur le Gui blanc, savoir : la transmission de l'eau colorée du support dans la parasite, l'indifférence à la direction verticale, la pluralité des embryons de la graine, la direction de la radicule vers le point le plus obscur, etc. ;

6". On leur demande encore de vérifier si les jeunes ovaires de Loranthus présentent plusieurs loges ou plusieurs ovules;

7°, L'étude des espèces du genre Misodendron doit être particulièrement soignée par les botanistes de l'Amérique du nord.

En recommandant ces observations aux voyageurs, j'ose leur demander, ou de les rendre publiques avec quelque détail, ou de vouloir bien m' envoyer comme à un centre commun les noies, descriptions, dessins ou plantes sèches dont ils pourraient disposer, leur offrant de les coordonner et de les publier, en en mentionnant avec soin les auteurs.

Explication des Figures.

PI. I. LOIUNTHVS peniîuhu.

Exemple île la section des Ealoranthus, sous-division des StyJifères.

A. Un rameau chargé de feuilles et de fleurs en bouton de grandeur naturelle , ainsi que les figures suivantes.

B. Un dit chargé de fleurs épanouies et d'un jeune fruit.

i . Une petite cime partielle composée de l\ fleurs avec 3 bractées. 2. Une bractée avec le sommet du pédicule et la cicatrice des fleurs. S. Une coupe transversale du bouton au point le plus renflé, pour montrer la position des anthères et l'estïvation des pétales.

4. La partie supérieure du bouton ouverte, et dont on a enlevé 4 lobes pour montrer les élamines.

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