‹ Mémoire sur la famille des MélastomacéesChapitre 17 sur 56 · SPENNEtlA Mari. -^ DC. prod. 5. p · texte numérisé non relu

SPENNEtlA Mari. -^ DC. prod. 5. p

Ce genre, établi par M. Martius, et dédié par lui à M. Spenner, auteur d'une Flore des environs de Fribourg, est un des plus naturels de la £ixnille, et Fun de ceux qui tendent le mieux à prouver rincohérence de l'ancienne classification et la nécessité de la refondre en entier. On peut prendre une idée du port des Spennera, en consultant les planches des Rhexia àquatica, circœifolia, polj-sfackia ^ indèeora , sUeniJlora, pendulifoUa et ^ndulosa {pi. 40, Sg, 38, 49^ 48, 26 et 27), du bel ouvrage de M. Bon* pland; chacun, dès le premier coup d*œil, sentira l'étroite affinité qui unit ces espèces et les sépare de toutes les autres.

Les Spennera sont des herbes annuelles ou quelquefois demi-ligneuses et vivaces , dont le port rappelle celui des Circœa; elles sont , la plupart , originaires du Brésil, ou au moins des parties chaudes, humides et ombragées d'Amérique ; presque toutes sont glabres ou peu velues, à tiges dressées ou ascendantes, à racines fibreuses, à feuilles pétiolées, membraneux ses, marquées de 5 nervures et bordées de cils ou de fines dentelures; leurs fleurs sont blanches ou un peu disposées en panicule lâche, terminale, à rameaux divergens, à bractées linéaires placées sous les rameaux. Les fleurs varient dans les sections du genre selon le système quaternaire ou quinaire, le premier étant de beaucoup le plus fréquent. Le calice a le tube globuleux, à 4 Ou 5 lobes courts; une seule espèce, le S. ChcetodoUy rompt sous ce rapport l'uniformité du genre par son calice à 5 lobes allongés en forme de soie. Les pétales sont lancéolés, j^intus, et constituent, avant la floraison , un bouton conique analogue à celui des Salpinga. Les anthères siMt ovales, obtuses, à un seul pore terminal, munies d'un connectif long , mais sans appendices. La capsule est libre, glabre, le plu» souvent à a lo* gè8V<)u6lT^^fo^ à 5 ou même à 4, surtout dans les espèces à 5 pétales. Les graines sont en limaçon, revêtues de petites aspérités.

Ce genre se compose aujoui*d'hui de 19 espèces, dont 12 entièrement nouvelles; savoir : 7 dues au voyage de M. de Martius, a à celui de M. le prince de Neuwied, 3 à celui de M. Richard. La distinction des espèces à 8 ctamines laisse encore qudqae chose à désirer, à cause de la grande affinité des espèces entre elles. L'une de icelles^ci, le S* paludosa, est re*marquable en ce que sa tige est couverte, sur deux £ices opposées seule*

MÉLASTOMACÉES. ^^

ment , de poils roux qui rappellent la disposition de ceux du Veronicà chamœdrys.

ig, MICROLICfA Don. — DC. prod. 5. p. iij.

Ce genre a été très bien établi par M. Don , et je n'ai rien à ajouter à ses caractères génériques. 11 se distingue par ses fleurs à 5 parties et ses fruits à 2 ou plus ordinairement 3 valves ; son calice a le tube obové ou globuleux^ à 5 lobes subulés et persistans; ses pétales sont obovés; ses io sin^ thères sont toutes ovées , terminées par un bec court à un pore , munies d'un connectif qui se prolonge vers l'articulation en un éperon simple : mais ce connectif est long dans les étamines alternes avec les pétales, court dans celles qui leur sont opposées ; la capsule est à 3 loges et à 3 valves (^excepté dans deux espèces , qui peut-être même n'en font qu'une, les M. bwalifis et inundata)y les graines sont cocbléaires, à ombilic arrondi.

Les Microlicia se sous-divisent en 2 séries , les unes annuelles et se rapprochant sous ce rapport des Meisnera et des Spennera^ les autres vivaces ou demi-ligneuses. Les feuilles sont sessiles, très entières, ovales ou linéaires, à une nervure ou à 3, dont 2 latérales mal prononcées. Dans plusieurs espèces ces feuilfes sont remarquables, parce qu'elles sont munies de ponctuations glanduleuses; les fleurs sont de couleur purpurine ou rougeàtres, portées sur des pédicelles presque solitaires vers les sommets des rameaux.

Quant aux espèces, M. Don n'a malheureusement fait connaître que d'une manière fort abrégée le petit nombre de celles qu'il a désignées. Parmi les espèces déjà connues, on doit rapporter à ce genre, i^. les Melastoma hwalvis et tris^ahis d'Aublet, que Vahl avait, avec plus de raison, rapportées ^uxRhexia; a^. le Rhexia recurva de Richard, que la comparaison d'échantillons authentiques m'a prouvé être le même que le Rhexîà unijlora de Vahl et le Melastoma diffusa de Desrousseaux, quoique ces trois noms soient cités comme autant d'espèces dans le Systema de M. Sprengel; 5®. le Rhexia scoparia de Saint^Hilaire, et 4®. probablemtent le Rhexia setosa de Sprengel.

A ce petit nomibre d'espèces connues, M. de Martius ^n a ajouté seice espèces découvertes par lui au Brésil > et encore dois-je noter que j'ai cm par prudence devoir réunir sous le nom de M. variolosa un grand nombre

3o MÉMOIRE I.

de variétés qui , observées vivantes ^ pfrésenteront peut-être des d^éreaœ» vraiment spécifiques.

La collection de Haenke a fourni encore à M. Martius une espèce du Pérou , et mon propre Herbier m'en a présenté une du Brésil (le M. glabra ) , qui parait différente de tontes cdles de Martius.

Je profiterai de cette occasion pour joindre la noie d'nne espèce de MicroUcia que M. de Martius a retrouicée dans ses collections depui» Timpression du Prodtomusj et qu'il a bien voulu me permettre de signaler; elle doit trouver sa place, entre les M. trichocaljrcina et arenariafolia.

aS** M. ARiSTATA j frutîcolosa ramonssima glabra , ramnKs tetragonîs , ((Ans Hil^ariba^ littlegeriimis sub lente 3-nervns ulrhiquc panctalisapice calyciaisque lobiiki âiistam dtsioentibiis, floribas axillaribas solitariis termiBalîbQfqae temîa subiessilibus, caljce oblongo jo-strjato. i in Brasiliae campis editis deserti Serro-Frio prov. Minarum Generalium. Habitas ferë Lythri hyssopifolias ant Satureiae. Antherae oyali-çblongs rostro tubuloso i-poroso, connectivo majorum longobasi caV^arato. Capsula 3-Iocaiaris. Semina circà axim persSstèntem rémanentia cochleata. (v. s. in b. Mart. acad. Monac. )

Page 1