ERNESTIA DC. prod. 5. p. lai
Ce genre est fondé sur le jRhexia imella de Bonpland (pL 3o ) dont j'ai vu un fragment dans l'Herbier de Richard ; je lui ai donné li nom d'jE'r» nestia, pour rappeler celui de M* Ernest Mejer, botaniste allemand très distingué , auquel la botaniste doit des observations intéressantes sur les plantes de Surinam ^ et une bonne monographie des Jonoées.
UEmestia ressemble , par le port ^ aux Spennera.et s'en rapproehe aussi fêT le nombre quaternaire de ses parties ; mais il diffère de ce genre et de tous les autres par ses anthères triquètres qui se prolongent par leur base même en deux soies très menues : caractère bien exprimé dans la figure citée de Bonpland.
2 1 . SIPHANTHERA Pohl —DC. prod. 3. />• lai .
D'après une espèce observée au Brésil par M. Martius y j'avais établi ce genre et l'avais consacré à M. Bentham^ auteur d'un catalogue des plantes des Pjrénées et du bas Languedoc^ qui contient jdusieurs observations Aouvélles. Mais 9 d'un côté ^ j'ai su que M* Aeh.Ridiardy dans un Mémoire isédit nraenté à l'Institiit. avait deià donné le nom de BenikanUa à im
MÉLASTOMACÉES. 3i
gtofe d'Orchidées; de Faiitre^ que M. Pohl avait décrit et figuré le ménie genre , et allait le publier soas le nom de Siphanthera. J'ai donc cru devoff abandonner le nom primitif et admettre celui de Siphanthera j qui, contracté de Siphonanthera, fait allusion à la structure des anthères. Quoique cette contraction soit peut^tre no pea trop forte sons le rapport grammatiad , eX que M. Pohl luinnême ait découvert une espèce à laquelle le nom convient mal à causede l'extrême brièveté du bec , j'ai cru que les botanistes me sauraient gré de ne pas mnkiplier les noms sans nécessité absolue. '
Les Siphaniera sont de petites herbes annuelles très-remarquaMes par leur port ^ qui rappelle celui des petites geàtianées ou des véroniques; leur tige est garnie de quelques poils ^ et ne s'élève guère qtie de a à 6 ponces ; leurs feuilles sont ovées on un peu en coeur^ légèrement courbées sur les bords^ garnies de quelques poils ^ très remarquables par leurs nervures pennées et non palmées ; les feuilles de la tige sont sessiles y écartées les unes des autres ; celles qui naissent près de la racine sont disposées en petite rosette et légèrement pétiolées ; les fleurs sont blanches, ou un peu roses vers k centre, axillaires, solitaires, pédicellées, ou en faisceaux pédoncules.
Ces fleurs sont sur le système quaternaire ; leur calice a le tube ovoïde et les loibes lancéolés et persistans ; les pétales sont oborés ; les étamines an nombre de 4 seulement, alternes avec les pétales et saillantes hors ée la fleur; les anthères sont ovales, terminées par un bec de longueur variablls , portées sur un connectif très court, muni à sa base de a petites bosselures; la capsule est à 2 loges* Je ne connais pas les graines.
Ce petit genre se compose de 3 espèces du Brésil ; l'une , trouvée par BIM. de Martius et Pohl, et les deux autres par M. Pohl seulement, danif les lieux herbeux et montueux de la province de Goyaz.
a2. RHEXIA Brown. Don. — DC. prod. 5. 121.
Les limites du vrai genre Rheœia, débarrasse de la foule des objets hé* térogènes qu'on y avait réunis, ont été très bien posées par MM. B. Brown et Don , et je n'ai rien h y ajouter. Ce genre a la fleur et le fruit dans le système ^quateniaire , et se distingue par la kmgueur et la forme urcéoléeilu tube du calice. Toutes les espèces sont des herbes vivaces, originaires des États-Unis ^e l' Amérique septentrionale. Le Rhexia linearifoUa doit être eadu de ce^^enre^ et ménoe de la fiuùUe*; il n'est autre chose que VIs^
nardia altemi/oUaj comme je m'en suis assuré par la yae des échantiUaiis de l'Herbier de M. Bosc ^ sur lesquels l'espèce avait été décrite.
. aS. HETERONOMA DC. prod. 3- p. laa..
Le Bhexiadisfersifùlia de Bonpland (Rhex. pi. 4^) a servi de type à ce genre, voisin du RhexiayTa^\& évidemment différent^ i^. par son calice tubuleux et non resserré vers son orifice; i^. par ses étamines alternativement inégales , dont le connectif se prolonge chez les plus grandes en un appendice lipéaire et bifide^ et chez les j^s petites en deux soies; 3^. par sa capsule égale à la longueur du calice. Quant au port, il est remarquable par la grande inégalité des deux feuilles de chaque paire, inégalité qui se compense dans les paires successives de telle sorte , que dans chacune des paires qui se recouvrent ( par exemple , la troisième comparée à la pre^ mière, la quatrième comparée à la deuxième), la petite feuille se trouve au-dessus de la grande et la grande au-dessus de la petite. C'est de cette disparité des feuilles et des anthères que j'ai tiré le nom^ qui vient.de ÎTipor» dii^ersusj et vSfAAy «rof, idea, prmcipium. Dombey a découvert au Pérou la plante qui est décrite dans l'ouvrage de Bonpland. Je possède une figure inédite copiée de la Flore du Mexique, qui ressemble absolument à la planche de Bonpland , et me fait penser que cette espèce ou quelque espèce prodigieusement analogue se retrouve au Mexique.