TRICENTRUM DC. prod. 5- p
Une Mélastomée de l'Herbier de M. Kunth , découverte au Brésil par M. le prince de Neuwied, a servi de type à ce genre, et j'y réunis avec doute le Rhexia leptophjrlla de Bonpland {pi. 24), malgré la différence de son port. Ces deux plantes ont la fleur dans le système quaternaire , ainsi que le fruit; leur calice a le tube ovoïde surmonté de 4 lobes étroits, pointus, et le plus souvent terminés par trois soies ; les pétales sont ovales
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ou oblongs; les S -anthères, semblables entre elles ^ k filets glabres et ^mi^tbères linéaires terminées-^ bec, munies d'un conneqtif qui à sotk^Mti^ culation se prolonge en 3 éperons, 2 en avant et i en arriéré. L'oraire est libre, glabre ; la capsule ovoïde a 4 loges ; les graines en limaçon* Gà^ sous-arbrisseaux Ont une fleur iN)S6.'aSs«s semblable à celles àesRheôcià etde YJffeteronoma. La figure de iBonpkMd fàit>bien connaître Torgatiisaiioii' de la fleur, telle que je Vài d36e#vés àà^ ïe^ncentrum omUfciium , qili en est fi)rt différent par 1er pdVt« Lé riîinhÉf dé gèfnre fait allu^oft àul 3 épe-^ rons de Tanthère, qui forint son caractère le plus remarquàbte (7ff ^ tres^ tX nhrf^fy càj^ar). ,»i
27 • MARGETIA DC. prod. 5. p. 1^4. ^
Le Rhexia taxifélin deSaint*Hilaire, figuré à la plallche 5*j de l'onvraige de Bonfiland, indiquait Fexistence d'un genre particulier dé Mélastoroéès^ quelques échantilldùs eOManàuniqués par M. Sterten ^y rattacfaaiènt évl«* demment, et m'avaient? d^ conduit à l'idée de créer un nottveau genire. L'Herbier de M. Martidë, datlsleqliéi j'ai'ttouvé plusiéux^ écbantifiohs, sort de ces mêmes espèces, soit de quelques autres éiitiereinehii nouvèlléè, a achevé ma-eonviction. ■• .;•. «- ».
J'ai donné à ce nouVeaii genre lé nom def Martetîa, etr nionaaeur de mon jeune aMi FK Marcet , qui à dvàncé Bl physiologie véj^étale pàf ' iM Mémoire fortcurielw sur l'influetacede^ poisons sur les Végétawr^îtaii^, et par des analysés scVigAées de diverses stlbstantes^ je désii^ éçtxW f'iîdii! et une tna^ue de lAôii é^thhè p6tfi' Ses travaux et mi éiicôiiragÉfitiieisrt'pfOâi^ se livrer à la éhittife Végélidë. v k>I . .
Les Marcêiia s6iiC dé' petits arbrisseaux ou sbus-arbriissé&ui toïEisf ôÎ9gi«^ nairies du Brésil. Leurs rameaux sont cylindriques, Teurs feuilles uijr'jj^ épaisses, obtongùeb, plus ovt moins roulées en dessous par les bolnd^ qtt^ s6nt entiers, quelquefois un peu échanerées en co&ur k leur- base, à péiliéf pétioléès et sotav^nt dépourvues de lÉervurtÀ; lestWétlrs sont blancliès &k rpugéâttre^ V s^I^î^^ V solitaires,' présqiié sessilès^ munies à let^ bake' de déîix pëtîtea'bractéolfe: ^^ '••'<{
LeuY* ciilfëé é^t àn^^be ôbldug et cyGnidrique, 2i4 lobés Ikticéd^'i^lti 4 pétales^ soÉ^ri^stks/'pôiiitM^^^ p^h 4ii;é^aléis^énb^ énéS;'/
2^ anthères^ ^6i^lâii^«^ qtti p6t^iit4 'lëtri^'b^ dèài' te^
Uavaire est libre, glabre ; la capsule est à 4 loges >• presque égale à la Iongaeujr du caUce; les>gniines,.cQurbfies en escai^ti
Lm Marcetia forment demie sections, bien distinctes , savoir : i°. les Deoussaria où celles où l'anthère repose immédiatement sur le sommiet do filet et se développe à sa bf^ ea apetitesi bosses* lapL Sj des Rhexics devBonpland fait bic^n coi|i{aim»rCeftte orgaBisati^i u"". \e& Sertularià 011: celles où l'anthère est portée ^.anisooimet du filet sur un connectif prolongé » «t qui se développe lui-même «en deux oreillettes au point de l'arti- CttlatioA. C'est ici que set tv^^poti^lei^^arc* S^iiiulana dont on pourrait fisiire à toute rigueur un genre particulier; je vais en présent^ ici la description
et la figure.
MARCETIA, SERTUIARIA PlT.^ j,rod. l. p, ïa5.
XiC sousHirbrisseau que je désigne ici est pvîgibQaire du Brésil; j'en ai trouvé un échantillon daps l'Herbier de M. L'Héritiei;:^ «t dès 1 8o3'je l'avais reconnu comme devant former le type d'un npuveau gadr^ ; dès lors je l'ai reçu de M. St^ven, et je l'ai retrouvé dans les plantes de VL Martius^ sôus le nom de Rhexia sertularià. ^ dont je me suis écarté le moins qu^il m'a été possible ; j'ai appris par cet Herbier qu'il croit dans les montagnes de la province de Minas Geraes^ à la hauteur d'environ 5,ooo |îeds.<
3a tige est cylindrique > divisée en xxfx grand nombre de petits rameaux ^^Lçs^ courts et hérissés de poils glanduleux; le^ feuille^ isont opposées , rapprochées, croisées à angles droits, étalées, sessiles, oyales, obtuses , coinces, entières, calleuses etxomnae roulées furl^bord^, concaves en dessous y^ le milieu, à peine longues de plus d'une ligne, d'une couleur foncée au moins sur le sec^ et presque toujours dégarnies de poils; les fleurs sont presque sessile^ et solitaires au sommet des rameaux. Ces fl,eurs ne sont point disposées en sertulum ou ombelle simple; ipais le nom de ^espèce provient d'une ressemblance générale que la petitesse des feuilles donne aux rameaux avec le zpophyte^ appelé Settularia par les zoologistes. Le calice a le tube alhM|igé, cylindrique, couvert de^polk^icourts un, peu glanduleux, divisé en 4 lanières courtes et linéaire^; les péj^ales sont ovales, peu aigus , insérés sur le calice entre ses lobes et trois fois plus longs que çenx-ci; les 8 étamipe^ sont un peu inégales entre ell|^« celles situées entre les pétales étant le3,pius .longues j;. leurs. atnthères sont allongées, Unés^res, ouvertes p»r w ^ul pq^e^ wuiuç^à.le^r base d'un oqfmeckif^distinct^ fili-
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forme 9 développé au point de rarticnlationen a oreillettes obtuses. Ce" oonnectif est aussi long que Fanthère dans les longues étamines^ troiâ fois plus court dans les autres. L'ovaire est libre , ovoïde, glabre , plus court que le tube du calice , surmonté d'un style filiforme qui atteint la longueur des plus courtes étamines; le fruit est capsulaire, à 4 loges polyspermes; mais je ne Tai pas vu sf sa maturité.
Explication de la Planche V.
A. Une sommité de tige de grandeur naturelle. .1. Une feuille gfossie vue en dessous.