TREMBLEYA DC. prod. 3. p
Ce genre difiere de presque toutes les Rhexiées, parce que sa fleur et son fruit soniFtane et l'autre sur le système quinaire; mais il se compose, comme nous le verrons, de*3 groupes si distincts, qu'on aurait pu en réalité les considérer comme 3 genres. Cette circonstance m'a suggéré l'idée de consacrer ce genre à trois savans de même nom , dont ma patrie s'honore, savoir : Jac.-And. Trembley, véritable auteur des thèses de f^egetatione , qu'une petite erreur de Haller a fait passer sous le nom de son maître Calandrini; Jean Trembley, qui, l'un des premiers dans le siècle dernier, a appliqué les Mathématiques à la mesure exacte des hauteurs par le baromètre ; et surtout Abrahaib Trembley, qui, par ses beUes observations sur les Polypes d'eau douce, a contribué à déterminer les' limites du régné végétal. Dombey avait déjii établi, dans son Herbier, un genre Tremblejra , mais qui a été publié dans la Flore du Pérou , sôus lé' nom àiAhatiaj de sorte que cette dénomination était réellement vacante.
Outre le nombre quinaire des parties, les Trembleya se distinguent encore de^ antres Rhexiées, i*. à leur caUce dont le tube est ovoïde, un peu resB^rré au sommet comme dans W Khexia , et de manière & indiqiiëlr
4d mémoike l
asiie de la DeiTnv moyenDe; lasioCKe infiéiîcnre
on pnbcMente; lasopéneare est tantài ^jishn (If. Ajrnifioru tt ntfa€emg)p îMmÊifi cpureite de poîk épais raides, serres <iid loi dwmmt r appai c n ce d'une bfOÊÊe {M. nulala et adenatiemon \. La J^. 4 de la ^. 6 doue Taspect de celle soriace, Toe a la loupe. L^infloicsoeDoe Ame u tkjise ptmcole^ Tevélo de poîk knigs et sojen. Les flems sont TÎoletlcs, de |[i!ttideiir médiocre.
Ceftfleiiissoiità4paitieSy ee qui distingue p r ompt emcnt ce genre da JLa* sianànif xfec lequel on pourrait être tenté de le confondre. Le calice a le tube ovale à 4 lobes persistans. Les pétales scmt orales ou cJiofés. Les étamines inégales entre elles; les4 alternes avec les pétales , sont les plus longues, et ont leurs filets garnis, sur le c6té extérieur, de ^andes pediccDées rangées en série assez r^ulière (Yojr./>/.6^./^.S);les42ntressont courtes et dépourvues de glandes; les antbcres des 8 étamines sont linéaires, allongées, à un seul pore, et <mt le omneetif dilaté à la base en une oreillette obtuse ; celles des longues étamines ont le connectif plus long et Toreillette plus grosse. L'ovaire est libre , cfaaigé de poils glanduleux ; la capsule est à 4 lobe$, recouverte par le caUoe, et renferme des graines ovoides, droites, un peu tronquées à la base.
Cette structure des graines est un peu ambiguë entre les deux formes générales propres a la fomille, et je n*ai pu Tobserver suffisamment dans les échantillons à ma disposition ; aussi lors de l'impression du ProdromuSj j'avais, dans le doute, laissé la Macairea à côté du Rhjmchanthera ; dèslors, en réfléchissant à la présence des soies qui courcmnent Fovaire, à son affinité avec le Lasiandra, et à la forme même de l'ovule, j'ai cru [dus convenable de le transporter dans les Osbeckiées.
Je donne ici la figure et la descripticm du M. adenostemon^ pour édaircîr la structure singulière de ce genre*
HACAIREA ADENOSTEMON PL FI. — prod. 3. p. 109. ei err. p. 494.
Cet arbrisseau est originaire du Br&il, et je le décris d'après des éi tillons provenant de divers voyageurs, et notamment de M. Martius. Sa tige est cylindrique, un peu renflée vers l'origine des feuilles, glabre à l'état adulte, couverte dans sa jeunesse de poils longs, roides, soyeux et couchés. Les feuilles sont opposées, étalées, portées sur un pétiok long
MÉLASTOMACÈES. 4i
de a à 5 lignes^ et tout couvert de soies rousses et couchées; le limbe est obové dans la variété <t , oblong dans la variété fi , qui ne m'a présenté d'ailleurs aucune autre différence ; ces feuilles sont à 3 nervures , dont les 2 latérales très voisines du bord ; celle du milieu émet des nervures secondaires parallèles et très rapprochées : toutes ces nervures sont peu distinctes, parce que la sur£sice est entièrement couverte de soies ou de poils du c6té inférieur; ces poils sont mous, soyeux et couchés; du côté supérieur ils sont roides , saillans , et donnent à cette surface l'apparence d'une carde à carder les laines; la Jig. 4 de la pL 6 est destinée à en donner une idée. Ces feuilles sont assez épaisses à cause de ce double duvet, un peu coriaces, entières sur les bords, longues de i à i 7 pouce sur 6 à 10 lignes de largeur; les fleurs forment un thyrse paniculé, allongé, terminal, à rameaux opposés entièrement couverts , ainsi que les bractées et les calices, de poils longs, cOQchés, blanchâtres et un peu soyeux. Les bractées, situées sous les pédoncules et les pédicelles, sont obtongues, acuminées, presque linéaires; le calice a le tube ovale, oblong, terminé par 4 lanières écartées, dressées, étroites et aiguës. Les pétales sont ovales, d'un pourpre violet, deux fois plus longâ que les lanières du calice, contournés en estivation tortillée, et formant un bouton conique et aigu. I^es 8 étamines sont un peu inégales; les 4 plus grandes, situées entre les pétales, sont très remarquables , parce que , vers leur partie supérieure , leurs filets portent du côté externe une rangée de poils à tête anguleuse, disposés avec une certaine symétrie : ces pofls manquent presque complètement dans les étamines courtes. Les unes et les autres ont les anthères oblongues, terminées par un pore, et portées par un connectif prolongé, au point de l'articulation, en un petit éperon. L'ovaire est libre, couronné de soies, de forme ovoïde, un peu plus court que le tube, divisé en 4 loges polyspermes, surmonté d'un style filiforme, plus court que les petites étamines. Je n'ai pas vu le fruit.
Explication de la Planche VI.
A. Un rameau de la variété a, de grandeur naturelle.
1 . Une fleur avec son pédicelle et ses bractées fort grossies ;