Un bouton grossi déjà débarrassé de ses bractées
MÉLASTOMAGÉES. 4?
2. Une étamine très grossie et dont Tantfaère est cotipée en travers |Kiur montrer les deux loges ;
3. Une dite entière moins grossie et vue de côté; 4* Une dite vue en face ;
5. Le pistil dépouillé des \€)bes du calice ; ' ô. Plan géométral de la fleur.
5a. ŒLÉTÔGASTRA DC. prod. 5, />. i3i*
* Le genre que je désigne sous t^e nom a en commun , avec toutes les Osbeckiées, un ovaire hérissé de soies roides à son sommet; c'est de ce caractère que j'ai tiré le nom formé de ;)^*fTi>> seta, et y<t^rnfi venter^ oçarium ; je Tavais observé d'abord dans ce genre , et lorsque plus tard j'ai remarqué qu'il était commun à toute la tribu des Osbeckiées, je n'ai pas cru nécessaire de le changer, parce qu'il est bien prononcé dans ce groupe générique , et qu'ayant indiqué ce nom dans plusieurs Herbiers , je n'ai pas voulu causer de la confusioor en le changeant sans nécessité.
Les Cfuetogastra, comparés aux Osbeckiées à fruit capsulaire , difierent dctf Lasiandra par leurs filets glabres et l'absence des bractées qui enveloppent les boutons ; ils se distinguent des jirtkrostemma par le nombre qvinure et non quaternaire des parties de la fleur, des Osbec^ia par Tabsence totale des appendices situés entre les lobes du calice , et du 7¥bouchina, parce que le tube du caKce ne porte pas de rangées d'écaillés imbriquées.
Ce genre comprend un grand nombre d'espèces anciennement connues; savoir : les Rhexia speciosa, reticulata^ lanceolata, villf^issima , sta-chjroides, tortuosa , -dwariccUa , gradlis, mollis, canescens, muricataj sirigosa, kpidotaj cardinalis, stricta, cemua et conferta de Touvrage de Bonpland; le Rhexia longifolia de Vahl; le Meriania ciliaris de Ventenat; le Rhexia echinata de Buiz et Pavon. Dans presque toutes les figures et lés descriptions ^ ces espèces , les soies ou iSBB^ de l'ovaire ont été omises , et ce n'est le plus souvent que par la vue des échantillons conservés dans divers Herbiers, et surtout dans celui de M« Richard, que j'ai pu reconnaître la vérité du caractère gâiérique.
A toutes ces espèces M. Martius en a ajouté 5 , et j'en ai retrouvé 4 dans dîveiB Herbiers , ce qui porte à :a8 le nombre des espèces connues.
On peut remarquer que ce genre est moins abondant an Brésil que la plupart des prëcédens, et se trouve au contraire en plus grande proportion au Pérou , à la Colombie ; quelques espèces même croissent aux Antilles.
U peut se diviser en 3 sections , dont une très vaste forme la masse da genre , et deux autres peu nombreuses pourront bien un jour être séparées comme genres distincts ; savoir : le Monocentra , qui a pour caractère d'avoir le connectif prolongé à sa base en mog^ron simple , et Tovaire denté au sommet ; cette section , composée de 2 espèces seulement , a. da rapport avec les Lasiandraj et devra peut-être former un genre intermé-p diaire entre le Lasiandra et le Chœtogastra; a"", le Bractearia, qui a le calice entouxé d'un triple rang de bractées, le connectif à peine muni à sa base de deux petits tubercules , et la capsule surmontée de 5 petites dents : cette section pourrait former un genre assez distinct; 3"*. le Diotanihera, ou les vrais Chœtogastra y qui a la fleur dépourvue de bractées , les an-> thères prolongées par la base du connectif en un éperon bifide ou en deux tubercules, et l'ovaire couronné d^ soies et non de dents.
U eût été £acile, et peut-être sera-t-il un jour convenable , d'élever ces trois sections au rang de genre : j'ai été si effirayé du nombre de ceux que j'ai été obligé de créer dans cette famille, que je n'ai pas osé admettre ceux-ci; je prie au moins ceux qui penseront que j'ai trop divisé, de me savoir gré de ce scrupule.
Je terminerai cet article en donnant ici la description de deux espèces nouvelles, et la figure de l'une d'elles pour éclairer les caractères du genre et de la tribu.