TETRAZYGIA Rich. — DC. prod. 5. p
Les espèces que je réunis ici sont tellement analogues entre elles , que dès leur première vue je fus entraîné à les considérer comme un genre particulier. Cette ojnnion a reçu un nouveau poids lorsque j'ai vu que M. Ri-chard avait aussi distingué ce groupe dans son Herbier, et j'ai cru lui devoir l'hommage d'abandonner le nom que j'avais choisi pour adopter le sien, quiy dàivé de 7f7f<t, quatre^ et ivyiçy rang, indique la disposition quaternaire des parties de la fleur. Ce caractère est, il vrai, commun à plusieurs autres genres , mais bien prononcé dans celui-ci.
Les Tetrazjrgia ont le tube du calice ovoïde ou globuleux , prolongé au-delà de l'ovaire en un limbe tubuleux, persiMant, à 4 dents fort courtes; les pétales sont obovés; les étamines au nombre de 8, ou seule*ment de 4 ^°^ ^'^^ espèce un peu anomale ; les anthères linéaires obtuses à la base; l'ovaire glabre; le style filiforme, non dilaté; la baie à 4 loges; les graines anguleuses, cunéiformes, à cicatrice linéaire. Ce sont des arbrisseaux tous originaires des Antilles , remarquables parce que leurs jeunes rameaux, leurs pétioles, la sur&ce inférieure de leurs feuilles, leurs pédoncules et leurs calices sont revêtus d'un duvet blanchâtre, serré, com-
pose de petites écailles ou de petits flocons rapprochés et très courts. Les feuilles sont pétiolées^ entières, à 3 nenrures, de forme ovale oblongae ou linéaire; les fleurs sont, blanches, sans bractées^ disposées en cimes terr minales et trichotomes.
Je divise ce genre en deux sections d'après le nombre des éUmioes. ,La première comprend le seul Melast. tetrandra de Swartz, qui, mieux étudié, devra peut-être rester seul dans son genre; la seconde, qui a 8 étamines, comprend 4 espèces très claires, savoir : les MeL discolory elœagnoideSf angustifolia et crotonifoKcL des auteurs. Cette dernière s'approche beaucoup du genre suivant, à raison de ses rameaux hérissés de longues soies ; mais elle n'a que 4 pétales.