‹ Mémoire sur la famille des MélastomacéesChapitre 40 sur 56 · SAGRiEA DC. prod. 5. p · texte numérisé non relu

SAGRiEA DC. prod. 5. p

Ce nouveau genre, en grande partie originaire des Antilles et voisin du précédent, est dédié à M. Ramon de la Sagra, directeur du Jardin de la Havane, qui contribue puissamment à faire connaître les productions végétales et la nature pbjrsique de File de Cuba.

Le Sagrcea est très voisin , quant au port et aux caractères, dti CUde^ mia et de XOssœa; il diffère du premier par ses fleurs à 4 parties, et du second par ses pétales ovales, obtus, et non lancéolés, aigus. Son ovaire est presque glabre au sommet, comme dans YOssam^ et non hérissé de soies, comme dans le CUdemia; mais la plupart des espèces ressemblent aux Clidemia par Taspect hérissé des feuilles et des rameaux; l'inflorescence est axillaire , à fleurs sessiles ou pédicellées , aggrégées ou en cimes un peu paniculées, comme dans YOsscea.

Parmi les espèces déjà connues, je rapporte ici les MeL rubra, probablement rariflora de Bonpland, yâic/ca/am, capillaris, hirtella, umbrosa, pibsa, microphjrlla et hirsuta de S^rartz. Le vojage de M. Bertero m'a fait connaître quelques autres espèces que j'indiquerai ici succinctement.

l^ SAGEl£A SGABRIDA DC. prod. 3. p. 170.

Cette espèce a été recueillie à Saint-Domingue par l'infatigable M. Bertero. Elle a été confondue par M. Sprengel avec le Mel. ramiflora de Swartz, qui n'a pas encore été trouvé qu'à la Jamaïque, et qui parait ne pas appartenir au même genre. Ses rameaux sont à peu près cylindriques, glabres à l'état adulte, hérissés de poils roides et nombreux dans leur jeunesse; les feuilles sont ovales, pétiolées, longues de 5 pouces sur 5 de largeur, munies de 5 nervures npncipales, savoir : a assez menues partant de la base de celle du milieu , et suivant d'extrêmement près le bord de la feuille, et 2 plus fortes naissant à 5 lignes environ plus haut que les précédentes; des nervures transversales, saillantes et régulières divisent toute la fisuille en aréoles parallélogrammiques ; les pétioles et les grosses nervures sur les deux surfaces sont garnis de poils roux et serrés; la surfiice

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est toute couverte, surtout dans sa jeunesse» de poils roussàtres; la supérieure en porte quelques uns épars. Les fleurs naissent aux aisselles des feuilles de Tannée précédente, réunies 2 ou 5 ensemble, portées sur de courts pédicelles uniflores, glabres, ainsi que les calices; ceux-ci sont à 4 lobes très obtus.

2^ SAGB£A BERTERII DC. prod. Z. p. 171.

Cette espèce est un nouvel exemple de la diversité de végétation , plus fréquente qu'on ne le croit, entre les diverses lies des Antilles. Elle a été découverte à la JUmaïque par M, Bertero, et désignée par M. Sprengel sous le nom de MeL umbrosa. Elle a en effet une vraie analogie avec cette espèce de Saint-C!hristophe ^t de la Trinité; mais elle en diffère par ses rameaux plus décidémait cylindriques, et non à 4 sillons » par ses feuilles très obtuses à leur base, par ses grappes plus longues que les pétioles , et surtout parce que les 4 lobes du calice sont grêles et presque plus longs que le tube, au lieu d'être beaucoup plus courts.

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