‹ Mémoire sur la famille des OnagrairesChapitre 5 sur 9 · JUSSIiEA AFFINIS DC. prod. 3. p · texte numérisé non relu

JUSSIiEA AFFINIS DC. prod. 3. p

Cette espèce provient, comme la précédente, des environs de Demerari et des envois de M. Parker. Elle parait avoir de grands rapports avec \e Jussiœa piloia de Kunlh; mais je n'ai point cru devoir la réunir avec elle, à raison de ses feuilles très décidément acuminées, et non à peu près obtuses, et de ses pétales égaux aux lobes du calice.

La tige est herbacée, dressée, cylindrique, d'un vert un peu rougeâtre, bérissée, surtout vers les extrémités des rameaux, de poils étalés et grisâtres; les feuilles sont alternes, oblongues-lancéolées, presque sessiles, rétrécjes et acuminées aux deux extrémités, entières sur les bords, évidemment penninerves, presque entièrement glabres ou munies sur les bords et sur les nervures de très petits poils , longues de 1 3 à 1 5 lignes sur 5 à 7 de largeur. Les fleurs naissent à l'aisselle des feuilles supérieures, presque sessiles, solitaires, étalées, dépourvues de bractées. Le tube de leur calice, et le pédicelle qu'on peut à peine en distinguer, ont g à i o lignes à l'époque de la fleuraison : ce tube est cyDndrique, bérissé de poils courts et serrés; il se termine par 5 lobes étalés, lancéolés, terminés en pointe

(i) M. Bœppr me fait remarquer que de toutes les dicotylédones comptèles et régulières, le Circeea est le genre où les veriicilles sont réduits au moindre nombre de parties possibles. J'ai en effet fait observer dans ma Théorie éli-menlaiTe,(\\ïe l'unité des parties d'un verlicillenepeut provenir que de In soudure de plusieurs parties en une, ou de t'avortcment de quelques unes.

lo MEMOIRE III.

acérée, longs de i lignes et demie. Les pétales sont jaunes, de la longueur des lobes du calice, obovés, obtus, penninerves, larges d'une ligne environ. Les 10 étamines sont dressées autour du style, plus courtes que les pétales, et n'offrent rien de remarquable. L'ovaire est soudé dans le caUce, surmonté d'un style court, épais, et d'un stigmate arrondi. Le fruit est une capsule à peu près cylindrique, un peu retrécie à sa base, légèrement toruleuse dans sa longueur, tronquée à son sommet , et dépouillée des lobes du calice qui se détruisent graduellement; sa surface est encore un peu couverte des mêmes poils qui étaient visibles à l'époque de la fleuraison. On peut facilement, à la maturité, détacher ta membrane qui représente le calice de la véritable capsule renfermée dans l'intérieur; celle-ci est à 5 loges qui s'ouvrent longitudinalement, et laissent voir les cloisons. Les graines sont nombreuses, disposées dans chaque loge en une série longitudinale, attachées au centre, déforme triangulaire, tronquées aux deux extrémités, de manière à paraître comme empilées les unes sur les autres, marquées d'une petite rainure sur la face externe; toutes celles que j'ai ouvertes étaient vides à l'intérieur, et revêtues d'un spermoderme épais comme subéreux à l'extérieur. Cette espèce, ainsi que les deux suivantes , entreront dans le genre Cubospermum de Loureiro , lorsque celuici sera bien établi.

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