‹ Mémoire sur la famille des OnagrairesChapitre 6 sur 9 · JUSSL£A SWARTZUIVA DC. prod. 5. p · texte numérisé non relu

JUSSL£A SWARTZUIVA DC. prod. 5. p

Sous le nom de Jussiœa repe/is, Linné avait d&igné dans le Mantlssa une espèce originaire de l'Inde , et qui se référait à celle qu'il avait désignée dans sa Fiore de Cej'lan, et à la Planche LI du second volume du Jardin de Malabar. Dès-lors, Swartz trouva dans les Antilles une espèce fort analogue à celle de linné, et la désigna comme étant identique avec elle. Ayant eu occasion de comparer plusieurs échantillons, les uns venus de l'Inde orientale, les autres des Antilles, je suis resté convaincu que ces plantes constituent deux espèces différentes, comme l'analogie générale qui résulte des lois de la géographie botanique pouvait le faire présumer. J'ai sous les yeux des échantillons de l'espèce indienne recueillis à Ceylan par M. Leschenanlt, à Timor par M. Riedley, à l'Ile-de-France par M. Sieber, au jardin de Calcutta par M, Wallich, et dans un cinquième lieu sans

ONAGRAIRES. n

désignation spéciale, par M. I.abillardière; j'en aï de celles des Antilles, recueillis à Saint-Domingue par M, Berlero, et à Porto-RiccoparM. Ledni Il résulte de leur comparaison , i". que tous ceux de l'Inde ont le tube du calice, et surtout ses lobes, bérissésde poils épars et étalés, tandis que ceux des Antilles ont le calice parfaitement glabre ; a", que les feuilles de celles de rinde sont plus obovées et plus obtuses; celles des Antilles plus obloiigues et moins obtuses; 3°. que les fleure de celles d'Amérique sont un peu plus petites que celles de l'Inde.

I.a plante des Antilles , que je nomme /. Sivartziana pour rappeler le voyageur qui l'a le premier rapportée à son genre, avait été désignée, par Pair. Browne, sous le nom à' Oldenlandia . C'est une herbe complètement glabre, qui naît dans les lieu y aquatiques ou très humides; sa tige est longue, rampante, à rameaux ascendans à peu près cylindriques; les feuilles sont éparses, pétiolées, oblongues ou ovales, un peu rétréeies à la base, obtuses au Bommet , entières sur les bords, penninerves, un peu luisantes; la longueur varie, dans le même individu , de 5 à 12 lignes; les fleurs sont pédicellées, axillaires, solitaires, un peu dressées, dépourvues de bractées; le tube du calice est cylindrique , lisse , et se divise en 5 lobes lancéolés , presque linéaires, aigus, étalés, persîstans; les pétales sont jaunes, obovés, un peu émarginés , plus longs que les lobes du calice; les 10 étaminessont dressées, plus courtes de moitié que les pétales; le style est cylindrique, surmonté par un stigmate épais situé a la hauteur des anthères. Le fruit est une capsule cylindrique, à 5 loges, tronquée au sommet, où elle porte encore quelques débris des lobes du calice, longue de g à 10 lignes, épaisse de s ligues. La membrane calicinale y adhère fortement; les graines sont empiléts en une seule série dans chaque loge, tronquées aux deux bouts, de forme triangulaire; leur spermoderme est épais, simulant à l'intérieur un albumen charnu; l'embryon droit, axile, à radicule longue, cylindracée, et à a petits cotylédons.

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