XIII. APocnoris
Ce genre a été parfaitement dessiné par M. Heyland dans le vol. 5 des Icones de M. Delessert. En apparence, pour le port, la forme, la couleur des fleurs, parfaitement semblable aux Lysimachia de la section des Lysimastrum, il en est essentiellement différent par deux caractères de la plus haute importance, qui font même anomalie dans la famille : 4° la corolle est composée de cinq pétales distincts munis d’un long onglet, et qui rappellent tout à fait ceux de plusieurs Caryophyllées ; 2° les semences, au nombre de 5-7, sont munies de trois ailes membraneuses très-caractérisées. Du reste, le calice gamosépale persistant, les étamines opposées aux pétales et soudées avec l'onglet des pétales ; l'ovaire uniloculaire à placenta central ; le style filiforme persistant ; la capsule à cinqvalves, les tiges herbacées, l'absence de stipules ne laissent aucun doute sur la place de ce genre dans la famille des Primulacées. Cette curieuse plante est due à M. Bunge qui l’a trouvée dans les montagnes du nord de la Chine avec tant d’autres richesses végétales.
XVIT. Euparra.
Quoique par l’analogie de la forme de la fleur et de la végétation , j'aie laissé ce joli genre dans les Primulées, je ne serais pas surpris que, quand on en aura des échantillons plus nombreux et plus complets, on ne finisse par découvrir que la capsule qui, dans l'échantillon que j'ai sous les yeux, est indéhiscente, ne s'ouvre en savonnette à la manière des Anagallidées. Le tube de la corolle, qui s'ouvre à peu près en roue, est extrêmement court, et son limbe qui au premier coup d'œil a l'air d’être à dix divisions, est composé de cinq lobes échancrés jusques à la base. Les filets des étamines sont dilatés à leur base et soudés en un tube inséré sur l'anneau de la corolle.