‹ Mémoire sur la famille des primulacées;Chapitre 7 sur 18 · V. ANDROSACE. (Tab. IIL · texte numérisé non relu

V. ANDROSACE. (Tab. IIL

Ce n’est pas sans étonnement que j'ai vu M. Nees, dans ses Gen. german., reprendre l’ancienne division de ce genre telle qu’elle avait été originairement établie par Linné ; car, sauf la différence d’inflorescence, il n’y a aucun caractère de quelque valeur qui différencie les Aretia des Androsace; et si on les adoptait, il faudrait mettre non-seulement dans une espèce, mais dans un genre différent la variété uniflore (And. dasyphylla Bunge) de l’And. villosa. Aussi est-ce plutôt pour la commodité que par un motif tiré de considérations organographiques que j'ai conservé comme sections les deux genres de Linné.

J'aurais voulu trouver quelque caractère qui me permit de séparer les Androsace à feuilles pétiolées et à limbe développé des espèces à feuilles sessiles et à limbe étroit; mais il m'a été impossible de savoir où et comment établir mes divisions. Sans doute de l’Androsace villosa à l'A. elegans il y a une grande distance ; mais on passe peu à peu par les belles espèces à feuilles charnues de l'Inde et par l'A. carnea et ses voisines à A. septentrionalis, qui a déjà les feuilles ovales avec un pétiole ailé, à l'A: maxima, qui les à ovales-arrondies, et de là par PA. filiformis et occidentalis à l'A. saxifragaefolia, etc. Les caractères de fructification, qui dans les autres genres de la famille sont d'accord avec des caractères tranchés de végélation pour constituer des groupes, ne se montrent point ainsi dans les Anurosace. J'ai déjà dit plus haut qu’à l'égard du nombre des graines, ce genre présente les plus grandes variations entre les espèces les plus voisines. Il en est de même relativement au calice, qui dans certaines espèces se développe après la fleuraison ; tandis que dans d’autres tout à fait voisines il n’en est point ainsi. Il s’accroit dans l'A. Gmelini, ne s'accroît pas dans l'A. saxifragaefolia et A. rotundifolia, se développe dans l'A. incisa, carnosula, etc. Il en est de même de la longueur de la corolle relativement au calice. Que peut-on voir de plus naturel que le petit groupe qui commence (Prod. 8, p. 52) par l'A. Armeniaca ; cependant dans celui-ci la

corolle dépasse le calice; dans l'A. septentrionalis qui la suit elle le dépasse à peine ; dans l’A. elongata et À. maxima le calice est plus long que la corolle. Dans certaines espèces les pédicelles restent après la fleuraison ce qu'ils étaient avant ; dans d’autres À. carnea, Armeniaca, Gmelini, ils s’allongent assez considérablement. Enfin il est des espèces annuelles (A. septentrionalis, elongata, filiformis, ete.) qui sont tout à côté d’autres espèces bisannuelles (A. lactiflora, saxifragaefolia) et des espèces vivaces qui forment la plus grande partie du genre.

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