‹ Mémoire sur la folie sympathiqueChapitre 11 sur 33 · S XIII · texte numérisé non relu

S XIII

Les lésions si diverses que je viens de passer en revue n’existent pas toujours isolément; elles se combinent souvent les unes aux autres comme si elles étaient le. résultat d’une modification pathologique des plexus nerveux ganglionnaires, qui enlacent dans leurs filets déliés tous les viscères abdominaux. Pinel et le Dr Rombergont trouvé les ganglions du grand sympathique anormalement développés, et Bichat a vu le ganglion semi-lunaire cartilagineux sur le cadavre d’un homme amené à ('Hôtel-Dieu pour une manie périodique.

Reil (Raps. S., 265, 1818) veut que les sensations bizarres de la Polie hypochondriaque soient transmises au cerveau par le grand sympathique.

Amard et quelques autres avaient pensé que le système nerveux ganglionnaire est, dans la mélancolie, le siège d’une altération qui influe sur les viscères abdominaux. Dans un certain nombre de cas, il paraît y avoir absence de lésions inflammatoires et organiques, de pléthore vasculaire, d’une part; d’un autre côté, l’aliénation mentale elles phénomènes sympathiques abdominaux qui l’accompagnent ne se montrent que par accès, pendant lesquels les fonctions viscérales se font avec régularité. Dans ces cas, si l’autopsie ne révélait aucune lésion, on serait porté à admettre un trouble purement nerveux des viscères abdominaux, à moins de rattacher tous les accidents au système nerveux central, en donnant à l’hypochondrie, à la mélancolie et à toutes leurs variétés morbides une origine exclusivement encéphalique.

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