SUR LA
Multa renascenlur quæ jara cecidere , cadentquc Quæ nunc sunt io honore!
(Horat.)
Fortunate niedebitur, qui remedia exhibendi occasiones sagax cap'at, quiverepertæ indication! potius quam specificæ cuidam remediorum vii tuii confidit.
(Stoil.)
A. Considérations générales.
Eii parcourant les travaux modernes relatifs à l’aliénation mentale, il semble que de nos jours on ait trop négligé, dans l’étude des causes de la folie, l’influence des réactions viscérales sur le cerveau. Singulièrement exagérée pendant un grand nombre de siècles , tandis qu’on méconnaissait l’importance des causes morales, l’influence de certaines affections organiques , comme causes déterminantes de la folie, a été de nos jours absolument contestée et l’on est tombé d’un excès dans un excès contraire. Je me suis proposé pourbut, dans ce travail, de rechercher la valeur réelle de certaines causes organiques de la folie, persuadé que le traitement rationnel des névroses de l’intelligence a beaucoup à gagner au progrès de leur histoire étiologique.
L’étude de la folie sympathique appartient surtout à l’étiologie de la folie. La nature et le siège réel de celte maladie ne se déplacent pas. La folie est nécessairement une maladie du cerveau , organe de
l’intelligence; c’est une vérité que les progrès de la physiologie ne peuvent que confirmer. Les symptômes essentiels de la folie , délire avec toutes ses variétés, lésions de la sensibilité , insomnie, céphalalgie, troubles sensoriels, etc., tout concourt à démontrer que le cerveau est l’organe malade. Qu’une cause générale interne ait déterminé le mal ou qu’il ait été produit par une cause morale ou une lésion locale extra-cérébrale, il est toujours vrai de dire que le siège de la folie est dans l’encéphale. Mais les centres nerveux ont pu être affectés primitivement ou d’une manière consécutive; de là la division de la folie en folie idiopathique et folie consécutive. Cette division irrationnelle, sous le rapport nosologique proprement dit, mérite cependant d’être consacrée au point de vue du traitement. La folie consécutive peut reconnaître plusieurs causes efficientes trèsdifférentes les unes des autres; je n’ai voulu considérer dans ce travail que l’aliénation mentale sympathique , c’est-à-dire développée sous l’influence d’une affection locale, et conservant le plus souvent un parallélisme évident avec la lésion organique primitive. Il m’a paru nécessaire de résumer brièvement , avant d’aller plus loin , ce qu’il faut entendre aujourd’hui par ce mot sympathies , dont on a certainement abusé à une autre époque. Il importe de définir les termes que l’on emploie pour rendre les idées que l’on veut exprimer, afin de mettre celles-ci à l’abri de toute fausse interprétation.
si.