‹ Mémoire sur la généralité de Rouen (1665) Analyse et extraits, avec notes et appendicesChapitre 126 sur 199 · Cf. Arch. mun. Rouen, n · texte numérisé non relu

Cf. Arch. mun. Rouen, n

5. Cf. une lettre de Pellot, premier président du Parlement de Rouen, à Golbert, du 19 janvier 1672 : il demande qu'on rende à la ville ses octrois, pour

138 CENEUALITE DE HOUEX.

Administration de la ville. Historique : l'ancienne mairie a été supprimée en 1388; les échevins ont été institués par lettres-patentes du 6 avril 1391 *.

« Il ne leur reste aujourd'huy aucune jurisdiction sinon pendant les trois foires de la ville qui sont a la Chandeleur, Pentecoste et Sainct Romain, durant lesquelles ils connoissent sans appel des différents civils qui naissent de marchand a marchand pendant ces foires -. Et comme le maire estoit csleu de trois ans en trois ans, Tusage a esté estaby que Teslection des eschevins se faict pour le mesme temps de trois années, et lorsqu'on faict Teslection des six eschevins, on choisit en mesme temps 4 quarteniers des 4 quartiers ezquels la ville est divisée, qui doivent avoir soin de la subcistance des pauvres chacun dans leur quartier, et en cette qualité sont commissaires des pauvres vallides, et d'ordinaire ces 4 quarteniers sont en la prochaine eslection choisis pour estre eschevins modernes^, les deux autres eschevins que Ton qualifient anciens se choisissent du nombre de ceux qui ont passé les années précédentes par la charge d'eschevin et sont les premiers. Pour les affaires extraordinaires de la ville, il y a le conseil des 24, qui est composé de tous ceux qui ont esté les années précédentes dans la charge d'eschevin, du premier advocat gênerai du Parlement, du premier advocat et procureur du Roy au bailliage, du bailly et de son lieutenant, des G eschevins en charge, du procureur srindic de la ville et des 4 quarteniers, et se nomme le conseil des 24 parce que lors de son establisseraent ils se trouvèrent en ce mesme nombre.

« L'eslection des eschevins se faict en cette manière : on assemble le peuple a l'hostel de ville, lequel se mettant par quartiers donne son suffrage pour Teslection des eschevins et des quarteniers;

rétablir ses finances; avant leur réunion aux fermes, dit-il, « ladite ville en avoit de bon, toutes charges payées, pins de 35 OoO 1. » (Dopping', Corrcsp. admin., t. I. p. 4.S.')). En 1(V,I2. les droits d'entrée perçus au profit du roi dans la ville s'élèvent à 433 307 1. (De Boislisle, Mêni. de rintendant de Paris, p. 499). Sur ces droits, v. le Recueil des ordonnances, édits,... sur le fait des Ai'les de Normandie, nouv. éd., Rouen, Besongne, 1717, in-10. Pellot écrit encore à Colbert, le 31 janvier 1672, que la ville est « plus chargée [d'impôts] que Paris, le Roi en retirant plus de deux millions » (Depping, t. III, p. 220). Dans toute la province, en général, les droits d'aides sont accablants pour les contribuables : V. la lettre de Boisguilbert au Contrôleur général, 17 juillet 1704, dans De Boislisle, Mémoire de l'intendant de Paris, p. 5ÎB,").

1. Voysin avait été chargé par Colbert, quehjues mois auparavant, de rechercher ces lettres-patentes, dont il adresse la copie au ministre le 22 juin (Depping, t. I, p. 7.")5). Sur l'administration municipale de Rouen, on peut voir Félix, Comptes rendus des échevins de lîoucn..., '1409-1701, Rouen, 1840, 2 vol. (Soc. hist. Norm.); Farin, II" part., p. 107 et suiv. ; Le Picard, Catalof;ue des maires et échefins de la ville de Rouen et des prieurs des consuls depuis leur institution jusqu'en 1190, Louviers, 181)5, in-8; Aube, Les maires de Rouen, dans le Journal de Rouen, 21 févr., 4 et 13 mars 1886; O'Reillv, Cl. Pellot, II, p. 551.

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