Page 92, note
3. Page 3^. Le ms. B a été gratté pour faire place au texte actuel, 'i. Page 61, note 20.
■ 5. Pages 152-153.
6. Celte bâte de Voysin est due, sans doute, à ce qu'il devait prochainement quitter la généralité, ayant reçu son changement pour Tours.
INTRODUCTION
même, à l'aide des renseignements qu'il recueillit directement, ou se borna-t-il à confier le travail à un secrétaire, ou encore à coudre bout à bout des notes fournies par des subordonnés? On ne peut répondre sans un examen attentif du texte.
A plusieurs reprises, Voysin parle à la première personne : « J'ay veu le contraire ez provisions du sieur de Saint-Bonnet », dit-il à propos du gouverneur d'Andely (ci-dessous p. 69); « J'ay trouvé remarquable la pratique de cet usage... » (p. 86). « J'ai veu dans les registres du secrétariat de Tabbaye... Je me suis faict donner un extraict d'un arrest qui porte que... » (ms. A. fol. 82). « Les procès-verbaux de visite que nous avons faicts des forests » (p. 117, n. 3). D'autre part, nous savons qu'il s'occupa lui-même très activement d'une partie des questions traitées : la réformation des forêts l'absorba pendant la plus grande partie de l'année 1665; ses lettres à Colbert nous le montrent parcourant les bois, faisant des enquêtes, surveillant les officiers, dirigeant toute une équipe de subdélégués, dressant des procès-verbaux très détaillés et très complets ^ L'inspection des ports, quoiqu'elle ne lui fût pas spécialement attribuée, l'occupa également : beaucoup de ses lettres sont datées de Dieppe, du Havre, de Honfleur; le 15 avril 1665 il envoie à Colbert un mémoire et un plan relatifs au Havre et à la rade du Hoc ^ Les affaires protestantes avaient attiré son attention; en août 1665 il avait reçu de M. de La Vrillière une commission « pour cognoistre des contraventions faittes a l'édit de Nantes par ceux de la R. P. R. », et le 26 octobre il écrit qu'il a « receu des mémoires contre quelques-uns de leurs temples, et principalement contre celuy de la ville de Dieppe, ou il y a grand nombre de religionnaires »; et il propose à Colbert de faire « incessamment l'expédition de cette nature d'affaires, sans laisser gaigner du temps aux religionnaires, que l'on dit ne souhaiter autre chose ^ ». Il avait eu à faire à deux reprises le « département » de la taille entre les paroisses,
1. V. ces procès-verbaux, Bibl. Nat., Est. Ve 110 à 113, et les lettres de Voysin dans la collection des Mélanges Colbert, vol. 127 à 134 bis.