Ibid., 291 et
XX INTRODUCTION
variantes : il y a des mois omis, ajoutés, interposés; quelques chiffres sont changés. Evidemment, il ne fut pas fait de collationnement minutieux des copies. Mais ces fautes sont pour la plupart sans gravité, on s'en rendra compte à l'aide des notes où je les ai signalées; il n'y a guère de cas où l'on ne puisse aisément reconnaître la bonne leçon, et expliquer l'erreur commise; les deux copies se complètent donc l'une l'autre, loin de se nuire, et nous pouvons considérer le texte obtenu par leur comparaison comme satisfaisant. Mais il est d'autres différences qui ne s'expliquent pas de la même manière : à l'article du bailliage de Rouen, la valeur des offices de conseillers au bailliage (de 10 à 12 mille livres), est indiquée dans B et non dans A*; de môme le nom du lieutenant-général en la vicomte de Rouen ^. L'abbaye de Beaubec, suivant A, renferme 8 ou 10 religieux, et vaut quinze ou seize mille livres de rente; suivant B, elle a seize ou dix-sept religieux et rapporte vingt ou vingtdeux mille livres ^ Le nombre des Réformés qui fréquentent le temple de Quevilly est évalué à « plus de dix mille » dans A, tandis que dans B il est d' « environ vingt mille personnes en tout, qui se partagent et s'y trouvent une partie un dimanche et l'autre le dimanche ensuivant* ». Enfin, tandis que A ne donne presque aucun détail sur la ville de Pontoise, B contient un article de deux pages, très précis et détaillé ^ Le ms. B a donc un texte plus complet que A; comme l'article sur Pontoise est daté de 1666, il est probable que B fut copié postérieurement à A, ce qui aurait permis à Voysin d'ajouter des renseignements tardivement recueillis ^
Nous n'avons aucun renseignement direct sur la façon dont Voysin rédigea son mémoire. Sans doute, par sa signature placée à la fin, il a pris la responsabilité de ce qu'il relate, et nous ne pouvons refuser de le reconnaître comme l'auteur. Mais le rédigea-t-il de toutes pièces lui-