‹ Mémoire sur la généralité de Rouen (1665) Analyse et extraits, avec notes et appendicesChapitre 84 sur 199 · BAILLIAGE DE ROUEN · texte numérisé non relu

BAILLIAGE DE ROUEN

Le bailliage comprend les vicomtes de Rouen, Pont-del'Arche, Pont-Audcmer et Pont-l'Evèque.

Bailli d'épée : M. de Montausicr ^ commis par le roi h cause du bas âge du jeune duc de Longueville*.

1. Sur les sergenteries, voir Saadret, dans la Ret'. historique nobiliaire, t. XVI (1879), p, 485; abbé Dumaiiie, dans le Bull, de la Soc. liisi.... de l'Orne, t. V, p. 13; Duponl-Ferricr, Les of/icierx des haillia^fcs..., p. 40-'i3 ; un mémoire recueilli par l'abbé de Dan;j-eau, B. Nat.. ms. fr. 22 612 fol. 184; Terrien, p. 74 et suiv. Houurd, t. II, p. 4().î et suiv. Un édit de 1664 avait confirmé les sergenteries nobles de Normandie (B. Nat,, mss Cinq Cents Colbert 251, fol. 315). Le successeur de Voysin, Barin de la Galissoniiiére, écrit à Colbert, de Fécamp, le 17 oct. 1666 : « Il m'a jtaru ([ue lesdili's sergenteries causent beaucoup de vexations en Normandie » (B. Nat., rass Mél. Colb. 141, f° 429).

2. Les archives du bailliage forment un fonds important des Arch. S. Inf. série \> (non inventoriée).

3. Ses lettres de bailli furent enregistrées à l'Hôtel de ville de Rouen le 17 septembre lli04 (13. Nat., mss Cinq Cents Colbert 275, i" 206).

4. voir sur les baillis et les lieutenants de Normandie l'introduction de A. Hellot, Essai sur les baillis de Caux de 120^ à 1189, Paris, 1895; Farin,

Lieutenant général civil : M. de Brévedent, « pourveu en 1651 de cette charge qui luy a cousté 50 000 escus ; paye i 400 1. de polette ' ». Fils d'un conseiller au Parlement de Rouen, lui-même conseiller honoraire, il ne peut pas jouir de son titre tant qu'il est lieutenant général. « Il est habille et intelligent et faict fort bien sa charge. Il est aagé d'environ cinquante-cinq ans et attaqué de goûtes'. »

Lieutenant général criminel : Caron, sieur de Ronfeugères :

« Il est interdit de Texercice de sa charge depuis trois ans, estant en decrept de prise de corps pour exactions prétendues commises en la fonction de sa charge, qu'il n'a l'aicte que 5 ou 6 mois. Il est beau-frere du sieur de Frequiennes, conseiller au Parlement, dont il a espouzé la sœur. Sa charge vaut 80000 1. ". »

Lieutenant particulier civil : Baron '*. Valeur de sa charge : 40 000 1.

Lieutenant particulier criminel : Pover. Valeur de sa charge : 35 000 1.

Doyen des conseillers : De Moy, « qui est fort habille et a de grands biens, possédant 25 000 1. de rente. Il est beau-père du sieur d'Hocqueville, premier président en la Cour des Aydes de Rouen. »

Les charges de conseillers au bailliage donnent de 200 à 400 1. de revenue Paulefcte : 133 1. '

Premiier avocat du Roi ' : Legrand. — Second avocat : Le Villain.

II® part., ]). 119 et suiv., avec, notamment, p. 124, la liste des officiers du bailliag-e en 1668.

1. Marc-Antoine de Brévedent, sieur de la Houssaye; suivant Farin, la date de ses provisions serait 1650 (11° part., p. 12i). Y. dans les Jlél. Colbert, les lettres de Brévedent à Colbert pour le rétalilissement des manufactures à Rouen. La charge sera remplie après lui par l'économiste Boisguilbert, qui écrit, le 3 mai 1691, qu'elle « passe pour la seconde charge de la province » (De Boislisle, M('ni. de rintend. de Paris, p. 562).

2. Le lieutenant général porte la robe rouge dans les cérémonies, mais à condition de s'y faire autoriser par le Parlement, qui, dans sa permission, introduit toujours la clause : « Sans tirera conséquence.... Le Président Bigot, qui luy est favorable, est cause que chaques fois on y mette celte clause » (Voysin).

Il y a contestation entre le lieutenant général et le procureur général du Parlement pour savoir si celui-ci, en cas de vacance de l'office de bailli par mort, peut tenir le siège à la place du lieutenant général, comme cela avait lieu primitivement (Voysin).

3. Ms. B : 90 000 1. — Tous les chiffres donnés par Yoysin pour la valeur des offices sont à comparer avec ceux de l'appendice V.

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