Les deux mss portent Vasouin
3. Cf. un état de l’amirauté de Fécamp au début du xvin° siècle, publ. dans Fallue, Hist. de la ville et de l’abbaye de Fécamp, Rouen, 1841, p. 409-410. Elle a pour officiers un lieut., un proc. du roi, un greffier, deux huissiers et deux sergents; « Mgr l’Amiral y a un receveur de ses droits, un interprète de langue anglaise; mais il n’y a dans ce port ni courtier, ni maistre de quai en titre; ces charges ne méritent pas d’estre relevées, par le peu de commerce de ce lieu; les officiers de l’Amirauté y ont mis un courtier d'office; il n’y a pas non plus de pilotes lomaneurs en titre ».
4. Les archives des amirautés de la généralité sont dans la série B des Arch. S. Inf.; celles du siège du Havre sont les plus importantes; elles remontent à 1590, et ont été utilisées par Borély dans son Hist. de la ville du Havre.
5. Pour tout cet article, il faut se reporter aux recueils d’édits concernant les eaux et forêts de Saint-Yon, Paris, 1610, in-fol., de Rousseau de Bazoches, Paris, 1649, in-4°, et surtout à celui de Pecquet (Lois forestières de France; commentaire historique et raisonné sur l'ordonnance de 1669), Paris, 1758, 2 vol. in-4° (Pecquet était grand maître des eaux et forêts de Normandie). On peut voir aussi Guénois, La grande conférence des ordonnances.…, éd. 1678, t. IL, liv. XI, tit. xux, et Terrien, Commentaire du droit civil... de Normandie, éd. 1654, liv. XIV.
Les archives de la Table de marbre et des maïîtrises particulières sont aux Arch. S. Inf., série B (non inventoriée).
mandie a été établie parles lettres-patentes du 4 mai 1570 *, qui ont ainsi fixé sa composition : deux présidents du Parlement; 6 conseillers anciens; le grand maître et le lieutenant général (ou, en son absence, le plus ancien officier) du siège de la Table de marbre; mais « a présent on ne faict point advertir le lieutenant général, et tous les conseillers de la Grand’- Chambre y entrent lorsqu'elle tient, au nombre de huit? ». Le procureur général ou, en son absence, le procureur du roi à la Table de marbre, y donne ses conclusions.
Elle juge en dernier ressort sur appel interjeté des sentences rendues au siège de la Table de marbre par les grands
maîtres et leurs lieutenants. :
Grands maîtres : trois offices; ils sont possédés : l’ancien, par le sieur Barthon de Monthas « qui sert en Hollande ou 1] commande un régiment»; l’alternatif, par Le Comte, sieur de Barentin ‘; le triennal , par de Matharel-Marcilly ‘.
1. Enregistrées au Parlement le 18 août suivant avec quelques modifications, d'où les nouvelles lettres du 31 octobre, vérifiées au Parlement le 27 février 1571 (Voysin).
2, « Le grand maistre y a seance vis-à-vis du doyen sur le ban qui est a la gauche des presidens, tous les conseillers estans de suitte sur le ban qui est a la droicte » (Voysin).
3. Ses gages sont ainsi réglés par un arrêt du conseil de décembre 1666 : 9 C00 1. pour trois quartiers de son office de grand maître ancien, année 1665; 1000.1: pour deux quartiers de son tiers d'office triennal, année 1663, et 500 1. pour ses droits de chauffage pour l’année de son exercice, 1665; total 10 500 1. (B. Nat., Cinq Gents Colbert 249, f 26).
4. Charles Lecomte, sieur de Barentin, avait été employé par Colbert à la réformaiion des forêts; mais dans le courant de 1665, Voysin, ayant découvert qu’il commettait de graves malversations, le dénonçait à Colbert le 12 août (Mél. Colbert 131, f” 324-5); il donnait de nouveaux détails le 22 octobre (ibid.
32 bis, {° 616) et le 30 novembre (zbid., 133, f° 731). L'intendant d'Alençon, Du Boulay-Favier, fut chargé de faire son procès; nous ne savons quelle en fut l'issue, Ses gages annuels étaient de 4500 1., mais il n’en recevait que trois quartiers, plus 500 1. de droits de chauffage l’année de son exercice. (B. Nat., mss. Cinq Cents Colb. 247, f° 173.)
5. Cf. l’édit de création de cet office en décembre 1655, dans Néron, Recueil d'édits et ordonnances royaux, éd. 1720, t. F, p. 871.
6. Matharel-Marcilly avait été employé par Colbert dès 1661, pour « descouvrir et reconnoistre les causes et les autheurs des abus et malversations
ui ont esté commises » dans les forêts de Normandie (B. Nat., mss. Cinq
ents Colb. 247, £° 25 verso); les mémoires qu’il avait adressés au gouvernement avaient contribué à faire décider la réformation des forêts. Colbert l'avait adjoint en 1662 à Du Boulay pour cette réformation dans la province, malgré les dénonciations reçues contre lui (Clément, Lettres. de Colbert, t. IN,
k Les deux commissaires y iravaillèrent jusqu’au début de 1665 (Cf. ordondances de leurs appointements, B. Nat., mss Cinq Cents Golb. 247, f° 17, 25, 95 ; 249, © 26, 43). Colbert ne fut pas satisfait de leur travail (Clément, IV, re 221-5) et Voysin fut chargé de remplacer Matharel, vers le milieu de 1665.
e 7 août et le 10 sept. de cette année, Matharel écrit à Colbert pour s’en plaindre (Mél. Colbert 131, f° 223 et 131%, f° 999) : « Le desplaisir que je conserve du traitemént que j’ay receu, dit-il en dernier lieu, me rend inconsolable de scavoir et voir ce qu’il ce faict touchant les forest apres ce qui a esté dict de mon insufisance..….. Tous les deservices qui m'ont esté rendus aupres de vous mont esté faits que pour pescher en eau trouble et sans tes-
Siège de la Table de marbre :
Etabli en novembre 1508: sur le modèle de celui de Paris, « 1] connoist par appel de toutes les sentences des maistrises particulières de toute la province ? ».
Officiers : Un lieutenant général, Antoine Guérout. — Un lieutenant particulier, Charles Pollet. — Quatre conseillers : Le Coutre, sieur de la Rozière; Crestien, Blondel, et Coulon ?, qui sont également conseillers en l’Amirauté. — Deux avocats du roi‘. — Un procureur du roi. — Un greffier. — Un receveur des amendes. — Un huissier des fleuves, chargé de « la mesure et jauge des rets et fillets ». — Huit huissiers. — Un grand arpenteur. — Un soucheteur.