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« l>e consul Tiberius Sempronias a vu ce reste du « grand Athlas, et de l’Athlantide submergée, et il a « eu soin que ce reste fût conservé, l’an de .Home « 536, an 3 de l’olympiade i4o. «
Or, nous savons par Tite-Live (ij que l’an ai 8 avant notre ère, le consul Tiberius Sempronius I.oiigus prit l’île de Malte, qui appartenait aux Cartliagiuois; Diodore de Sicile (a) nous apprend qu’elle était une colonie des Phéniciens.
L’an 3 de l’olimpiade i4o a commencé le a juillet de l’an ai8 avant notre ère, et fini le i g juillet de l’an n'j (3) .Ainsi c’est dans ses six premiers mois qu’a eu lieu la prise de l’île de Malte, l’an 536 de Rome.
L’inscription latine est donc paiTaitemcnt confbi-me à l’histoire et à la chronologie. Quant .à l’inscription phénicienne, j’observerai ici que dès l’an i8ig, on a trouvé à Cirène, en Afrique, une autre inscription bilingue en phénicien et en grec. Je l’ai fait aiissi
(i)XXI, 5 i.
(a) Bibli'ith. liist. V, 12 dans IVdition de Wcsseling.
( 3 ; L’Arl de vérifier les dates avant l . re ehrétienuc. Paris iSuilit, 210.
lithographier. Elle a déjà été publiée à Halle, en i8a5, par le savant Gésénius qui a essayé d’en donner l’explication. Mais son interprétation est évidemment dé* fectueuse. M. Hamaker , qui a reproduit ma lithogra* phie dans son ouvrage sur la langue phénicienne (i), a fait voir combien la traduction de Gésénius est fautive, et en a donné une autre beaucoup meilleure, mais qui peut encore être perfectionnée. Je crois celle que m’a donnée M. le baron Silvestre de Sacy plus exacte. Les caractères de l’inscription étant les mêmes que ceux de la pierre athlantique , peuvent servir à faire comprendre celle-ci. Mais puisque l’on a eu tant de peine à parvenir à une explication satisfesante de l’inscription bilingue , on peut juger par là de l’extrême difficulté que doivent trouver les Savans à comprendre une inscription bien plus longue et infiniment plus difficile à expliquer.
(i) Misceüanea Phœnicin. Lu^duni Balavorum . iR^8 p. 108.
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