CHAPITRE VII
Santé générale des Prostituées ; Apparences ou agréments physiques ; Tempéraments ; Maladies chroniques ou infirmités diverses; Maladies vénériennes antérieures; Conduite habituelle, ivrognerie.
La statistique médico-hygiénique , rapportée dans le présent chapitre, porte sur 529 prostituées.
L'examen physique des filles a été fait de concert , avec un soin minutieux, par les quatre médecins du Dispensaire.
5 I. — Santé générale. (Décembre 1859.)
Femmes observées 529.
Santé générale : très-bonne 170 ) .^ oo /.^^
— bonne 298 j '
— assez-bonne 17
— . mauvaise ou Irès-mauYalse . 11 ^
Total 529
Femmes enrouées 82 = 15/100
— obèses 31 = 6/100
— très-maigres 11 = 2/100
— très-fortes 79 = 15/100
— très-grandes 8
— naines 1
— rousses ou très-blondes 10
— négresses 1
Les filles de la basse prostitution se servent continuelle-
ment de chaufferettes , pendant l'hiver et pendant les nuits froides du printemps et de l'automne; la chaleur du charbon produit, chez le plus grand nombre d'entre elles, sur la partie postérieure -et interne des cuisses, des marbrures brunes, très-persistantes, qui ne s'effacent pas toujours complètement pendant la saison d'été où Tusage de la chaufferette est interrompu.
§ II. — APPARENCES ou AGRÉMENTS PHYSIQUES.
J'exprime par des numéros de 1 à 5 ce qui est relatif à l'attrait physique qui nous a semblé pouvoir être offert par ces femmes. Sous le n* 1 , sont comptées les femmes chez lesquelles on regrette de trouver, dégradées par un métier infâme, les séductions de la beauté et de la jeunesse ; sous le n© 2 , les femmes qui ont conservé un certain charme extérieur; sous le n» 3 , les femmes d'un extérieur médiocre ; sous le n* 4 , les femmes laides ; enfin, sous le n° 5 , les femmes tellement hideuses ou tellement vieilles qu'il est impossible de comprendre qu'elles puissent vivre de la prostitution.
Femmes observées 529.