A) 2SÎ
Nombre moyen hebdoma^ daire des absences (par maladies , détention , aisnarition \
Nombre total des visites faites
Nombre total des visites subies par chaque fille. . . .
(a) Le nombre des disparitions se réduit, à 18 pour l'année 1860 tout entière.
Il est intéressant de savoir jusqu'à quel point la fréquence des visites, presque doublée à partir du 1®' janvier 1859, a influé sur le nombre des filles trouvées malades et quelle a été rinfluence de la réorganisation du service sur la durée moyenne des traitements à Thôpital des vénériens. Le tableau suivant présente, sur ce sujet, des renseignements complets.
TABLEAU récapitulatif et comparatif du nombre des visites faites aux prostituées inscrites , du nombre des filles trouvées malades et de la durée moyenne des traitements pendant les années 1857, 1858, 1859 et 1860.
Nombre moyen des prostituées .
Nombre total des visites sanitaires
Nombre des filles trouvées malades
Nombre de malades pour 400 filles
Nombre moyen des filles trouvées malades pour 400 visites
Nombre total des journées d'hôpital
Durée moyenne des traitements (jours)
ANNEES
Si Ton jugeait d'après les données de ce tableau , on serait entraîné à croire : V que Fétat sanitaire de la population de Bordeaux a été meilleur en 1857, en 1858 et en 1860 qu'œ 1859, puisque c^est en 1859 que la proportion des malades A
été la plus forle et dans le rapport de 3 à 2 ; 2° que les maladies ont été plus graves in 1860 puisqu'il y a eu, dans le cours de cette année, un plus grand nombre de journées d'hôpital et une durée moyenne de traitement plus longue. Mais toutes les conséquences qu'on voudrait tirer de cette statistique seront reconnues fausses si Ton considère la marche des maladies vénériennes dans la garnison. Je prouverai plus loin (3® Part. Ch. F') qu'une amélioration très-considérable dans rétat sanitaire de là garnison s'est manifestée en 1859 et que cette amélioration a fait des progrès en 1860.
Je conclus :
l'* Que la proportion des prostituées trouvées malades et la durée moyenne des traitements n'ont qu'une faible valeur comme mesure de l'intensité de l'infection vénérienne dans l'ensemble de la population , cette valeur étant subordonnée aux chiffres exacts et rigoureusement comparables que fournit la statistique des vénériens entrés à Thôpital militaire ;
2° Que le nombre des prostituées trouvées malades, influencé par la fréquence des visites et par la manière dont elles soùt exécutées, ne fournit qu'une donnée très vague relativement à l'état sanitaire de la population ;
3» Qu'il en est de même de la durée moyenne des traitements, qui se trouve soumise à l'appréciation variable du médecin traitant.