‹ Mémoire sur la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de laChapitre 33 sur 56 · ULCÉRATIONS OU ÉROSION», ETC., ETC · texte numérisé non relu

ULCÉRATIONS OU ÉROSION», ETC., ETC

(Suite.)

Ulcérations à l'anus et hémorrhoïdes ulcérées

Ulcérations du méat urinaire

— chroniques indurées du méat urinaire

Ulcérations intra-vaginales

Erosions du col utérin

Ulcérations du col utérin

TOTAUX

par espèces

AFFECTIONS DIVERSES JUGÉES INCOMPA- TIBLES AVEC l'exercice DE LA PROS- TITUTION.

Herpès des grandes lèvres

Abcès à l'anus

Trajet fisluleux suppurant dans l'épaisseur de la grande lèvre ( suite d'abcès mal traités )

Fistule recto-vaginale

Hypertrophie des grandes lèvres. . .

Carie scrofuleuse de la mâchoire inférieure

Dartre papulcuse à la face

AFFECTIONS PSORIQUES.

Gale simple

Totaux

TOTAUX

par

genres

Report. 475

TOTAUX

par

espèces

TOTAUX

par

genres

J'ai réuni, dans le tableau ci-dessus , les cas de maladie observés soit chez les prostituées inscrites, soit chez les clandestines, la qualité des femmes n'ayant pas d'influence sur la nature des affections. Il suffit de noter que les maladies vénériennes, chez les prostituées clandestines , ont presque toujours un plus haut degré de gravité parce que l'invasion en est plus ancienne.

• Le total des cas de maladie est supérieur au total des envois à l'hôpital parce qu'un certain nombre de femmes ont • été atteintes de plusieurs affections différentes que j'ai cri^ devoir noter et additionner séparément,

Le chiffre de 801 cas de maladies différentes, noté pour

1859, n'a été fourni que par 722 femmes et celui de 573, pour

1860, par 554.

Malheureusement, il est une observation qui diminue, au point de vue de la statistique des affections vénériennes, la valeur du tableau ci-dessus, c'est que, surtout en 1859, un nombre considérable de filles ont été renvoyées à l'hôpital plusieurs fois pour une seule et même affection. On peut aisément s'expliquer ce fait si l'on considère que la durée moyenne des traitements a été d'un tiers plus longue en 1860 qu'en

CoNCi^usiON. — Cependant, ce tableau, dans son ensemble, fait ressortir, en faveur de 1860, une différence remarquable qui vient appuyer les faits positifs de la statistique militaire. (V. 3« Part.).'

§ V. — Nombre des cas de maladie reconnus par le spéculum. — Mesure de l'utilité de cet instrumemt.

Quant aux affections reconnues par Texamen au spéculum, elles sont en réalité fort rares. Rien de précis n'ayant été

publié sur ce sujet, je crois devoir en traiter avec quelques détails.

En 1859, le nombre total des visites faites aux prostituées soit inscrites, soit clandestines s'est élevé à 28,869 ; il convient de défalquer de ce chiffre le quart ou 7,217 pour obtenir le nombre réel des visites faites au spéculum (car on ne visite pas au spéculum les fîUes menstruées ni les filles enceintes). Il a donc été fait au spéculum 21,652 visites. Or, le* nombre des cas de maladies découverts au moyen de cet instrument et qui ont motivé l'envoi à Thôpital se réduit à 33, savoir :

Ulcérations intra-vaginales 5

Erosions du col utérin 22

Ulcérations du col utérin 6

Total 33

Soit : 1,54 cas de maladie pour 1,000 visites.

En 1860, le nombre des visites au spéculum a été de 20,397, le nombre des cas de maladie découverts de 49, savoir :

Ulcérations intra-vaginales. 1

Erosions au col utérin 30

Ulcérations du col utérin 18

Total 49

Soit : 2,4 cas de maladie pour 1,000 visites.

Mais si Ton se borne à compter les ulcérations qui offrent seules de la gravité, le nombre de cas de maladie découverts en deux ans par 42,000 visites au spéculum se réduit à 30.

Soit : 0,71 cas de maladie pour 1,000 visites ;

Ou 2,18 cas de maladie découverts par le spéculum sur 100 cas de maladie vénérienne ayant déterminé l'envoi des tilles à rhôpital.

Telle est en définitive la mesure exacte des résultats procurés par Tusage du spéculum à Bordeaux et pendant une période où la diminution de la contagion vénérienne, positivement constatée, a été très-considérable, comme on le verra plus loin. (V. 3* Part.)

Il est vrai que les chiffres des érosions du col utérin figurant sur notre relevé : 22 en 1859 et 30 en 1860 sont loin d'exprimer la totalité des cas d'aftection de celte nature que nous avons pu constater, mais les érosions légères ne nous ont pas paru motiver renvoi à Thôpital ; elles guérissent habituellement fort bien, sans que les filles interrompent leur métier, par Tusage des injections détersives dont il sera question plus loin.

Conclusion. -^ L'application du spéculum aux visites sanitaires n'est pas inutile, mais on a beaucoup exagéré les services que cet instrument peut rendre à la prophylaxie de la contagion vénérienne.

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