RECETTES
NOMBRE de
-VISITES
(a) En 4864 le nombre total des visites s'est élevé à 24,240 et la valeur des recettes à 47,484 fr. 50 c.
Ainsi^ dans les deux années 1859 et 1860, une population moyenne de 547 prostituées a fourni, par contribution facultative, une recette dont la moyenne annuelle s'est élevée à 17,268 fr.
Voici le détail des dépenses annuelles :
Appointements des Médecins i 0,500 f.
Caissier .' 600
Receveur 600
Infinnière 200
Loyer >l,000
Chauffage , 200
Blanchissage et menues dépensas 450
Entretien du mobiHer 400
Total 43,350 f.
Recettes. 47,268 f.
Dépenses 43,350
Excédant des recettes .... 3,948 f.
Toutes les recettes sont encaissées sur bordereaux revêtus de l'approbation préfectorale^ et toutes les dépenses payées sur mandats émanant de la même autorité.
L'excédant de recettes a été dépensé de la manière suivante :
Avant la réorganisation du Dispensaire, un chef inspecteur et deux agents étaient chargés de la surveillance de la prostitution inscrite et de la prostitution clandestine; afin de rendre cette surveillance plus efficace, le personnel a été renforcé de
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deux agents à partir du 1" juillet 1859, et les émoluments de ces deux agents (1,200 fr. par an pour chacun) ont été payés parla caisse du Dispensaire.
Le reste des excédants de recettes a été absorbé par les achats de mobilier nécessités par la première installation du service et par des gratifications distribuées par M. le Préfet au personnel médical et administratif.
11 est évident que J*ad jonction des deux agents est extrèmemeint utile; mais il me semble regrettable qu'on n'ait pas pu lés payer sur les fonds de la police municipale, comme les trois agents primitifs.
Les recettes du Dispensaire me sembleraient devoir être attribuées au service même du Dispensaire, et non pas au service de la police. Les médecins s'attacheraient davantage à leurs fonctions, s'ils avaient l'espoir d'obtenir des droits, après un certain nombre d'apnées de bons services, soit à une amélioration de traitement, soit à une retraite, et des ressources qui s'élèvent à plus du quart de leur traitement seraient bien plus que suffisantes pour atteindre ce résultat.
Lorsqu'on songe à l'immense intérêt hygiénique qui s'attache à la bonne exécution du service des Dispensaires, aux économies hospitalières considérables qui, sous leur influence directe, résultent de la diminution du nombre des vénériens, on s'étonne de voir que, dans beaucoup de grandes villes, ce service soit resté jusqu'à présent sans contrôle efficace comme sans encouragement, et que, même dans certaines localités, il se trouve frappé de discrédit (a) . Il est vrai qu'on ignorait jusqu'à présent les moyens de démontrer positivement les ser-
V. Pradier; Hist. de la Prostit. dans la ville de Clermont-Ferrand , p. 446.
— novices rendus par les Dispensaires; mais j'espère faire voir, dans la troisième partie de ce travail, que la statistique des vénériens militaires offre un critérium parfaitement sûr pour constater Tinfluence des mesures sanitaires, en même temps que pour apprécier la marche de Tinfection vénérienne dans les différents pays.